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La question du tribalisme est revenue en puissance ces derniers jours avec l’« élection-nomination » de Félix Tshisekedi à la présidence de la République. Si l’on peut affirmer hors de tout doute qu’il y a eu des dérapages, que des propos anti-Lubas ont été entendus ici et là ces derniers jours, il est cependant faux d’affirmer ou de laisser entendre qu’il existe un tribalisme anti-Luba au Congo. Comme l’a écrit un compatriote, on déplace le problème, qui est avant tout politique avant d'être tribal.


En effet, Félix Tshisekedi a comploté contre le peuple congolais pour lui voler son vote et un groupe de Tshisekefatshidistes ne veut pas qu’on en parle. Tout celui qui critique ou remet en question « l’élection-nomination » frauduleuse et la trahison de Félix, le nouveau valet de l’occupation au Congo, est automatiquement taxé de «haineux», de «tribaliste» et d’on ne sait quoi. Injures, calomnies et diffamations sont souvent au rendez-vous. Ce qui entraîne bien souvent des réactions assez agressives de la part des autres Congolais ne supportant plus l’intolérance et l’extrémisme de ces compatriotes. C’est cela le vrai problème.





Il n’existe pas de tribalisme anti-Luba en RDC, comme le font croire les Tshisekefatshidistes. Les gens ne s’attaquent pas aux Lubas ou aux Kasaïens, mais bien aux tribalo-fanatiques de l'UDPS dont les membres sont majoritairement Lubas. Et ceux-ci profitent de cela pour enclencher le processus d'auto-victimisation afin de dissimuler le fait qu’ils sont les principaux artisans du tribalisme et du climat malsain qui règnent aussi bien au pays que dans la diaspora. Leur modus operandi n’est pas sans rappeler celui utilisé par les extrémistes tutsis du Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagame pour s’emparer du pouvoir du Rwanda, en 1994.


En effet, le FPR, mouvement armé né en Ouganda, prétendait avoir pris les armes pour défendre la démocratie et les droits de l’homme au Rwanda. Il réclamait le droit au retour des exilés tutsis et disait défendre les Tutsis de l’intérieur prétendument marginalisés par le régime du président Habyarimana. Ne disposant d’aucune base populaire à l’intérieur du pays (aussi bien chez les Hutus que chez les Tutsis et les Twas), sa stratégie était de créer une fracture entre les Hutus et les Tutsis afin d’amener les seconds à embrasser sa cause.


C’est ainsi que des éléments du FPR infiltrèrent les milices hutues (Interahamwe) et lancèrent des provocations contre les Tutsis dans le but d’exacerber les tensions ethniques afin d’amener ces derniers à rejoindre le camp de la rébellion qui prétendait alors les défendre, alors qu’elle était en réalité la cause de leurs souffrances.



Pire encore, lorsque le génocide éclate au matin du 7 avril 1994, Paul Kagame ordonne à ses hommes de ne pas intervenir, le temps de laisser un grand nombre de Tutsis et de Hutus de l’opposition se faire charcuter par leurs bourreaux. Le calcul du chef rebelle est d’une simplicité à glacer le sang : plus les Tutsis périront dans les massacres commis aussi bien par les Interahamwe que par les extrémistes tutsis se faisant passer pour ces derniers, plus l’intervention du FPR et de son armée sera plus que souhaitable pour la communauté internationale. C’est ce que nous avons appelé dans notre livre "Stratégie du chaos et du mensonge" « La stratégie du sacrifie utile ». Une stratégie combinant massacres et victimisation pour brouiller les cartes...


Plusieurs observateurs étrangers et anciens compagnons d’arme de Paul Kagame ont témoigné sur la façon dont le chef rebelle tutsi a sacrifié les siens pour s'emparer du pouvoir. «Quand j’ai demandé à Kagame d’aller directement à Kigali pour arrêter les massacres des Tutsis, il m’a répondu que s’il y avait un prix à payer, ce serait à ces Tutsis de le payer ! », a affirmé le commandant militaire de la Mission des Nations Unies (MINUAR), le général Roméo Dallaire. Ce qui a fait dire à Jean-Pierre Mugabe, ancien officier du FPR, que « Kagame n’aspirait qu’à être l’homme fort du Rwanda, le sang des Tutsis et des Hutus modérés n’avait à ses yeux aucune importance». En outre, la défense des Tutsis n’a jamais figuré dans les priorités du chef rebelle tutsi. Bien au contraire, leur extermination servait bien ses noirs desseins.


En quoi une stratégie aussi diabolique est-elle similaire, à quelques différences près, à celle des Tshisekefatshidistes Lubas ?


Comme les extrémistes tutsis du FPR au Rwanda, ces compatriotes sont conscients que leur leader Félix n’a plus la cote auprès des Congolais. Ses seuls soutiens, les membres de sa tribu. Or tous les Lubas ne sont pas d’accord avec la fraude et le rapprochement avec la Kabilie. Pour les tribalo-fanatiques de l’UDPS s'est alors posée une question : comment ramener ses « moutons noirs » égarés à la raison en vue de créer une sorte d’unité tribale derrière le très contesté président nommé Félix Tshisekedi ?


La seule façon d’y arriver, c’est d’attiser la haine tribale, d’alimenter un sentiment anti-Luba au sein de la population congolaise, de sorte à pousser les compatriotes Lubas non Tshisekefatshidisés à rallier, malgré eux et par une sorte d’instinct de survie, « la cause ». Une cause qui, en réalité, n’est aucunement liée à la défense des Lubas ou du Kasaï, mais qui s’articule principalement autour de la défense des intérêts de Tshisekedi fils. La preuve en est qu'ils ont fait de Joseph Kabila un « héros » après que celui-ci a fait Félix Tshisekedi son successeur. Et ce au mépris de toutes les vies kasaïennes fauchées par la Kabilie.


Autant les extrémistes tutsis du FPR se sont servis des Tutsis de l’intérieur comme éléments sacrificiels pour s’emparer du pouvoir dans le sang au Rwanda, autant les Tshisekefatshidistes Lubas s’emploient à manipuler les Lubas non Tshisekefatshidisés pour arriver à leur fin.


Au cœur de cette manœuvre diabolique et anti-patrie, certains cadres de l’UDPS et deux cousines de Félix Tshisekedi vivant en Belgique. À l’étage inférieur, un concentré de Kasaiens extrémistes pour qui la tribu passe avant la patrie. Tous alimentent le sentiment anti-Lubas en provoquant et en se victimisant en même temps, tout en prétendant combattre le tribalisme. Leur mode opératoire : montage grossier d’images, appel à l’unité dissimulant mal des noires arrière-pensées, fake news, menaces, etc. Les Lubas qui refusent de jouer à ce « petit jeu » méphistophélique sont insultés, mis en quarantaine voire menacés. Plusieurs messages de nos compatriotes Lubas non Fatshidisés laissent penser que le mal est profond. L’un d'eux me disait hier que sa propre famille est aujourd’hui divisée à cause de ces extrémistes sans cervelle. Une autre de m’écrire en privé que beaucoup de Kasaiens « sont mécontents, mais n’osent pas le dire ouvertement ». Et d’ajouter : « Je n’ose même plus faire des commentaires qui approuvent vos analyses de peur d’être repérée par d’autres Kasaiens ». C'est dire...


Voilà pourquoi il faut éviter de faire des amalgames qui font le jeu de ces extrémistes. Car qui dit Kasaïen ne signifie nécessairement pas Tshisekefatshidistes. Et ce même si nous savons qu’il existe une catégorie de Kasaiens qui se disent neutres, mais qui soutiennent à bas bruit la fraude et la trahison de Félix. Solidarité tribale oblige. L’enjeu est ailleurs. Avant d’être tribal, il est avant tout politique. S’il existe un tribalisme dans ce pays, c’est bien celui des Tribalo-fanatiques de l’UDPS à l’égard du reste de la population congolaise. Ce tribalisme-là, qui s'inspire des méthodes machiavéliques observées au Rwanda de Kagame, doit être combattu avec la dernière énergie. Trêve d'hypocrisie et de langue de bois...


Frères et sœurs du Grand Kasaï, victimes comme tous les autres Congolais de la barbarie Kabilienne, aujourd’hui entérinée par les Tshisekefatshidistes, vous devez prendre position publiquement et dénoncer ces énergumènes qui complotent contre votre Congo en votre nom.
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