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*Servir, développer, reconstruire,… les candidats gouverneurs, autant pour la ville de Kinshasa que pour les 25 autres provinces de la République Démocratique du Congo, enjolivent leurs propos séducteurs par des promesses gracieuses et pleines d’espoir en vue de se faire élire comme
gestionnaire de province pour les cinq prochaines années. Loin d’être des simples conquêtes politiques, les provinces du pays ont aujourd’hui plus que jamais besoin d’un élan de redressement total afin de bâtir un Congo nouveau. Si dans la Capitale, les résultats du gouverneur sortant sont affreux, à l’intérieur du pays où la plupart des provinces frappées par le démembrement, il est plutôt question de repartir sur de nouvelles bases. Entre insécurité et manque d’éducation adéquate, entre insalubrité et carence d’établissement de santé approprié, les défis sont énormes. A voir la discordance entre le temps que passe une bonne partie des gouverneurs de provinces à Kinshasa par rapport à leur territoire d’attache ou de fonction, il y a de quoi s’interroger sur le concept d’une gestion à distance. C’est, en effet, ce que pensent plusieurs congolais, surpris d’un tel mode de gérance à l’heure où ces provinces, découpées pour la plupart, ont plus que besoin d’un nouveau départ pour leur construction. Même si pour le Chef de l’Etat, le dernier démembrement, initié dans le but de faire réellement asseoir la décentralisation tant voulue, est à revoir… l’urgence reste telle que les prochains gouverneurs devront se mettre à l’idée, d’entrée de jeu, que c’est une mission de haute portée qui influera d’une manière remarquable sur la gouvernance de l’Etat, inscrit dans son premier quinquennat de l’alternance politique pacifique et civilisée.

Contraintes

Les candidats gouverneurs ont donc jusqu’à jeudi à 17 heures pour déposer leurs dossiers aux Bureaux de réception et traitement de candidatures. Pour la CENI, les candidats ont droit à cinq jours de délai légal d’ajout, de retrait ou de substitution. Pendant les cinq jours qui se comptaient à partir de mardi pour se terminer samedi 9 février, ils ont les trois premiers jours avec possibilité de déposer leurs candidatures.

A noter que ces élections ne concernent pas les provinces du Nord-Kivu et de Mai-Ndombe où les élections législatives provinciales doivent être organisées le 31 mars. Dans ces provinces, les élections n’ont pas été organisées le 30 décembre dernier à cause des situations sécuritaires et sanitaires jugées précaires par les autorités.

La caution fixée par la CENI est de 10.000.000 de francs congolais qui équivalent à 6.200 $ pour le dépôt de candidature au poste de Gouverneur.

Ça se bouscule…

Si certains candidats sont déjà connus, d’autres le seront seulement après la publication des listes définitives par la Centrale Electorale. A Kinshasa, André Kimbuta à la tête depuis 2007 dont le bilan divise l’opinion, ne se représentera pas à sa propre succession. Et ça se bouscule pour le poste.

Ngobila Mbaka, Claude Maluma et Déo Kasongo auraient déjà déposé leurs dossiers de candidature à l’élection des gouverneurs pour la ville-province de Kinshasa. Homme d’affaires, également connu dans le milieu sportif après son passage à la tête du comité de direction du Daring Club Motema Pembe (DCMP) de Kinshasa, Gentiny Ngobila se dit déterminé à relever des défis dont la lutte contre l’insalubrité qui gangrène la ville de Kinshasa. Il est gouverneur sortant de la province de Maï-Ndombe depuis 2016.

Claude Maluma, lui, se présente comme entrepreneur et compte sur son expérience d’administrateur des entreprises pour manager la capitale congolaise qui, selon lui, a besoin de nouvelles idées.

Il y aurait également Magloire Kabemba, Gérard Mulumba, Laurent Batumona,…

Adam Bombole, le candidat malheureux à l’élection de 2006 au gouvernorat de la capitale congolaise et qui voulait à nouveau postuler en 2019, vient d’abandonner ce projet. Il se justifie par l’élégance et le réalisme politique qui l’obligent à ne pas compétir contre la liste du Président Félix Tshisekedi dont il a soutenu l’élection.

Malgré que les tractations soient encore en vue, certains candidats se retirent en faveur d’autres.

Au Kasaï Oriental, Maweja Djunesse est candidat gouverneur pour succéder à Alphonse Ngoyi Kasanji qui a trôné pendant 12 ans dans cette province au centre de la RDC. Au Sud-Kivu, seraient candidats gouverneurs : Justin Bitakwira, Shenila Mwanza, Jean- Jacques Purusi, Norbert Yabé, Telexis Rubuye et Elie Zihindula. Au Kongo Central, l’on cite Jean-Claude Vuemba et à Tanganyika, Zoé Kabila, Christian Mwando et Eustache Muhiya. En Ituri, Jean Bamanisa Saidi, Dieudonné Rwabona, Sammy Adubango ainsi que Bungishabaku Kato. Au Haut-Uélé, Jean-Pierre Lola Kisanga et Christophe Nangaa. A la Tshopo, Dieudonné Bolengetenge Balea, Eve Bazaiba Masudi, Patrick Matata, Pishu Liete, Guy Lusangi Hussain, … Au Nord-Ubangi, Seti Sapo et Marie Claire Kengo Wa Dondo. A Lomami, Mulenda Mbo Jean-Pierre, Christophe Kolomoni Ndjibu, Bruno Kazadi Bukasa, Hyppolite Mutombo Buebue.

La Pros.
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