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C'est un Moïse Katumbi qui, après trois ans d'exil à Bruxelles, a accordé, une longue interview lundi 6 mai courant à RFI et France 24. A présent, l'heure est donc à l'anatomie de cette conversation à bâton rompu. Que retenir ? Plusieurs choses à la fois. Premièrement, Moïse Katumbi a annoncé son retour au pays le 20 mai en homme libre.
Secundo, MKC a promis de placer le curseur de son nouveau combat politique sur la défense de la Constitution. En d'autres termes, il mobilisera toutes ses énergies contre toute tentative de révision des dispositions verrouillées de la Constitution du 18 février 2006, en vigueur en RD Congo. En l'occurrence, celles liées au mode d'élection du Président de la République et le nombre de mandats de ce dernier. A plusieurs fois, Moïse Katumbi est constamment revenu sur la reconstruction et la cohésion nationales. Qui s'en plaindrait ? En tout cas, personne.
Par ailleurs, le coordonnateur actuel de l'ancienne plateforme électorale Lamuka, muée depuis avril dernier en regroupement politique, a déclaré à haute et intelligible voix qu'il restera dans l'opposition. Mais, précise-t-il, une opposition républicaine. En d'autres termes, il s'agit d'une opposition constructive, dans un élan de proposer des solutions alternatives aux failles de ceux qui gèrent la République. " Je critiquerai là où il le faut et féliciterai là où il faudra féliciter ", a-t-il poursuivi.
A la question de savoir s'il sera ou ne sera pas candidat à la présidentielle constitutionnellement prévue en 2023, Moïse Katumbi y a répondu avec sérénité. " Au stade actuel, on ne peut pas parler de la candidature. On a encore cinq ans. C'est encore loin. Tout ce que je ferai, c'est de sillonner tout le pays, avec un seul message qui devra porter sur la défense de la Constitution ".
En ce qui concerne la victoire de Félix Tshisekedi à la présidentielle de décembre 2018, contestée par Martin Fayulu qui continue à mener un combat au front de la "vérité des urnes ", le chairman du prestigieux club lushois, T.P Mazembe, s'est voulu réaliste. " La Cour constitutionnelle a définitivement proclamé Félix Tshisekedi, vainqueur du scrutin de l'année dernière. Il faut être pragmatique. L'important est l'avenir de la RD Congo ", a-t-il ponctué.C'est donc tout dire. Et même tout comprendre par rapport au combat acharné que mène depuis près de quatre mois, Martin Fayulu, candidat autoproclamé vainqueur dudit scrutin.
MOISE KATUMBI A DEUX DOIGTS DU PORTE6PAROLE DE L'OPPOSITION
Coordonnateur de Lamuka relooké pour trois mois, Moïse Katumbi, dès son retour annoncé au bercail, sera donc au four et au moulin. Au nom de la réconciliation nationale et de la décrispation totale de la situation politique qui, à un certain moment, était plus que délétère, Moïse Katumbi, assurant la présidence tournante de Lamuka, leader d'Ensemble pour le changement et du G7, serait donné pour favori au poste de Porte-parole de l'Opposition.
Au jour d'aujourd'hui, le combat pour la " vérité des urnes " semble anachronique. Pour ne pas dire perdu à l'avance. Réalisme oblige. Quand Moïse Katumbi annonce son retour au pays, il calibre au même moment son discours sur les raisons de son option pour une opposition républicaine. Légitime. Et plusieurs raisons participent à ce nouveau choix de l'homme fort de Ensemble. Premièrement, l'essentiel de ses lieutenants ont pris leur distance vis-à-vis de Lamuka. Au nombre desquels, Gabriel-Antoine Kyungu Wa Kumwanza, Christophe Lutundula et Delly Sessanga. Ce que Moïse Katumbi n'ignore pas.
Par ailleurs, Moise Katumbi n'ignore pas non plus que s'il a réussi à obtenir son nouveau passeport congolais, c'est à justement à la faveur du changement de régime intervenu au pays, à l'issue des élections du 30 décembre 2018. Et donc, le coordonnateur actuel de Lamuka doit son retour au nouveau président rd congolais, Félix Antoine Tshisekedi. Par conséquent, il serait un non-sens de voir Moïse Katumbi continuer à souscrire au combat pour la " vérité des urnes ".





En circonspects avisés des enjeux politiques actuels en RD Congo, des analystes dépassionnés anticipent pour dire Moïse Katumbi serait, désormais, à deux doigts du poste de porte-parole de l'Opposition. Des sources recoupées qui l'avancent ainsi affirment, sans plus de détails, qu'il ne commettrait aucun péché politique, au regard de dispositions pertinentes de la Constitution en vigueur. La question serait peut-être, de chercher à savoir comment ses autres colistiers de Lamuka le prendront-ils ? Difficile à dire pour l'instant. Toujours est-il qu'en politique, rien n'est impossible.
D'ores et déjà, des observateurs estiment que le moment venu, tous les majors de Lamuka reviendront à la table de discussions pour mûrir la question et, le cas échéant, dégager des algorithmes de nature à ne pas sacrifier sur l'autel des intérêts personnels. Quoi qu'il en soit, une telle montée, si elle se confirmait, ferait de Moïse Katumbi, un allié objectif de Félix Tshisekedi.
Au regard de l'évolution actuelle de la situation politique en RD Congo, d'aucuns estiment que toutes les barrières érigées sur le chemin de Katumbi sont levées. Dans l'affaire Stoupis qui fut, autrefois, articulée autour de la spoliation d'immeubles, la Cour de cassation avait annulé la décision de la Cour d'Appel de Lubumbashi.
Donc, à ce stade, plus rien ne peut l'empêcher, ni retarder son retour en homme libre à Lubumbashi comme il l’a annoncé. Même si le versant civil de «l’affaire Mercenaires» n’est pas encore classé d’après des sources proches du dossier, il n’en demeure pas que le côté militaire a été classé sans suite. Ce qui serait de bon augure pour le retour au pays de l’ancien gouverneur du Katanga par Lubumbashi. Grevisse KABREL
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