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Réunie le samedi 19 octobre sous la présidence de son Secrétaire exécutif, Jean Bertrand Ewanga, la conférence des présidents de l'Alternance pour République (AR) a plébiscité Moïse katumbi candidat naturel pour le poste de porte-parole de l'Opposition.
A l'issue de la dite réunion, le secrétaire général de l'Alternance pour la République, Emery Olengha, a déclaré devant la presse que ce poste revient de plein droit au leader de Ensemble, qui, en termes de poids politique, compte le plus grand nombre de députés et sénateurs au Parlement dans les rangs de l'opposition.
Il a demandé aux élus de trois groupes parlementaires de Ensemble à savoir, AMK, MS et G7 de saisir urgemment les présidents de deux chambre du Parlement, Jeanine Mabunda de l'Assemblée nationale et Alexis Thambwe Mwamba du Sénat pour actionner le processus de la désignation du porte-parole de l'opposition conformément à la loi portant sur le statut de l'opposition.
Emery Olengha a invité les députés et sénateurs de Ensemble à la plus grande responsabilité tout au long du processus menant à la désignation du porte-parole de l'opposition.
Au regard du poids politique de Moïse Katumbi à l'Assemblée nationale, la revendication de l'Alternance pour la République n'est pas discutable.
Mais la grande question reste à savoir si toute l'opposition parlementaire se mettra d'accord sur la candidature commune de l'ex-gouverneur de l'ancienne province du Katanga à ce fauteuil.
Rien ne dit que cette famille politique qui peine à trouver un consensus pour se choisir un représentant au poste moins juteux de rapporteur adjoint de la Chambre basse, parviendra à se mettre d'accord sur la désignation de son porte-parole au niveau institutionnel, avec le même rang qu'un Vice-premier ministre avec des avantages dus à ce rang : primes, salaires, escorte militaire, 4 collaborateurs payés au frais de l'Etat…
La question divise déjà les leaders de l'Opposition regroupés au sein de Ensemble pour le changement et de Lamuka.
Les sociétaires de Ensemble, originaires du Grand Katanga, accusent en coulisse Pierre Lumbi de voler la vedette à leur leader Katumbi.
Des langues se délient et dénoncent le présumé rapprochement entre le vice- président de Ensemble pour le Changement et le chef de l'Etat, Félix-Antoine Tshisekedi.
La présence des militants du MS lors du meeting de Fatshi à Bukavu a fait couler beaucoup d'encre et de salives.
Dans la grande coalition de Lamuka minée par les dissensions internes, les freins ont lâché au sujet de la désignation du porte-parole de l'Opposition
SEMPITERNELLE GUEGUERRE ENTRE OPPOSANTS
On a assisté à une guéguerre, par leurs lieutenants interposés, entre le candidat de Lamuka à la présidentielle du 30 décembre 2018, Martin Fayulu, et son ex-directeur de campagne, Pierre Lumbi.
Martin Fayulu qui se considère toujours comme étant le véritable vainqueur de la présidentielle de 2018, à l'instar de son mentor politique, Étienne Tshisekedi en 2011, n'a pas vu d'un bon œil la démarche de son allié, Pierre Lumbi, abandonnant le combat pour la vérité des urnes pour s'inscrire dans la logique de l'opposition républicaine.
La correspondance des députés du groupe parlementaire MS et G7 demandant aux présidents de deux chambres du Parlement d'accélérer la désignation du porte-parole, a provoqué la levée des boucliers entre les fidèles de Fayulu, regroupés dans la Dynamique pour la vérité des urnes et les députés du groupe parlementaire MS et Alliés dirigés par Pierre Lumbi.
Jean Pierre Bemba, qui n'a pas pu occuper le poste de porte-parole de l'Opposition en 2006 suite à son emprisonnement à La Haye alors que son parti, le MLC, était la deuxième force à l'Assemblée nationale après le PPRD de Joseph Kabila, n'a pas encore dit son dernier mot à ce sujet. Le Chairman du MLC serait en embuscade pour ce poste.
Le fauteuil du porte-parole de l'Opposition est resté vacant depuis la promulgation de la loi portant statut de l'opposition, adoptée au Parlement de la première législature de la troisième République issue des élections législatives de 2006.
Après les élections de 2011, Vital Kamerhe et Samy Badibanga se sont battus en vain pour l'occuper. Armand OLENGA/CP
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