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Nous l’avions déjà annoncé. Et nous y revenons. Le secteur de Ruwenzo est encerclé en ce moment. Si avant-hier c’est la population de Halungupa qui a été attaquée sauvagement, à partir de cette nuit du 20 février nous pouvons assister à une véritable catastrophe, avec des nuits de toutes les douleurs autour de Kasindi, de Lume, de Bulongo, etc.

L’ennemi est bien décidé. Et il se sent à l’aise au milieu des milliers des militaires du gouvernement. Mais, il se sent aussi très réconforté par notre silence et notre résignation. Car nous ne savons plus que fuir nos villages, en pleurant, sans aucune initiative efficace et participative de nous prendre en charge, alors que, pour le moins, les FARDC n’ont jamais cessé de nous démontrer qu’elles ne sont pas là pour nous protéger contre ces égorgeurs des Nandes, égorgeurs dont l’identité est intentionnellement cachée par les services publics du pays. En tout cas, il n’y a plus rien à démontrer : dans notre contrée, les militaires de notre pays sont efficaces quand ils agissent contre les civiles sans armes et contre des petits groupes d’autodéfense.










Cela dit, voici ce qui nous attend dans les heures qui viennent : selon les informations à notre disposition, c’est un grand contingent de plus ou moins 400 personnes qui est commis à cette sale besogne dans ce secteur de Ruwenzori ; parmi eux des mercenaires étrangers. L’heure est donc très grave. On parle d’un groupe d’égorgeurs déjà sur place à Kasindi, dissimulés parmi les militaires. Ils n’attendraient que l’heure du diable et de l’obscurité pour agir. Et ça peut être cette même nuit ou ce weekend ou un autre jour très proche.

Vous le savez déjà, pour ceux qui ont le courage de croire en la vérité que nous transmettons régulièrement autour de ces massacres à ciel ouvert : l’intention actuelle de ces ennemis du peuple de Beni-Lubero c’est de couper toutes les voies de communication avec Beni-Butembo, les deux grandes villes des Nandes.

N’oublions pas cet avertissement : « le Congo peut continuer à exister sans Beni-Lubero ». Et, de fait, affaiblis également par le nombre élevé de complices Nandes et par notre propre incapacité de prendre les choses en mains, nous n’existons presque plus !!!. Nos champs sont inaccessibles, devenus propriétés d’autrui ; toutes nos activités économiques et autres asphyxiées. Et, comme si cela n’était pas suffisant, dans quelques matins nous risquons de ne plus avoir accès á la route Karuruma, ni à celle de Beni-Kasindi, ni aux voies routières vers l’Ituri et Goma.

Qu’attendons-nous pour nous prendre en charge ?

Au moins, personne ne dira qu’il ne le savait pas.

A bon entendeur, salut !

Kas. Matsipa
©Beni-Lubero Online.
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