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En ce moment de crise sanitaire mondiale, la République démocratique du Congo, affectée par la propagation rapide du Covid-19, attend de ses fils et filles un « effort de guerre ». Une sorte d’élan patriotique qui puisse réveiller l’esprit de partage et de commisération envers les victimes directes et collatérales du Coronavirus. Les Congolais de bonne volonté et de tous bords, sont exhortés d’agir en synergie pour appuyer les efforts du gouvernement dans la lutte contre cette terrible pandémie. Il n’y a plus à réfléchir, à calculer, ni à hésiter. Le temps presse et, chaque minute qui passe, le virus gagne de l’espace. Il y a donc nécessité et urgence d’élargir la chaîne de solidarité nationale.

Le Covid-19 avance à pas de géant dans la ville de Kinshasa. Cette propagation inquiète en même temps qu’elle interpelle plus d’une conscience : que faire ?

La RDC doit suivre des modèles qui rassurent ailleurs à travers le monde. En pareille circonstance, chacun, là où il se trouve, selon son domaine d’action et dans la mesure de ses capacités, est invité à mette la main à la pâte pour participer au combat contre cet ennemi sournois. Des dons en nature ou en espèces sont attendus de toutes les personnes physiques ou morales. C’est l’heure de la solidarité nationale.

Kinshasa qui est passée de 47 à 51 cas positifs avec quatre décès et deux guéris, connait une propagation alarmante avec des prévisions selon lesquelles la situation risque de devenir incontrôlable dans la phase des contaminations locales. Et si l’interdépendance des Kinois nécessite qu’ils soient confinés chez eux, une telle directive ne pourra effectivement prendre effet que si elle s’accompagne d’abord des mesures compensatoires en faveur de l’activité économique ; ensuite, des mesures de soulagement social en faveur des populations démunies. Comme qui dirait, la ville vit déjà une autre forme d’«épidémie sociale ».

Comme partout ailleurs, la lutte contre la propagation du Coronavirus (Covid-19) passe par des mesures rigoureuses, allant jusqu’au confinement strict de certaines agglomérations. Et dans toute action et décision, ne jamais oublier le dicton : « Ventre affamé n’a point d’oreilles ». Il y a donc fort à parier qu’aujourd’hui, avec la dégradation progressive de la situation sanitaire et directement la situation sociale, le pays court la grande pénurie et la population, aux abois et la mise dans les conditions d’isolement pourrait se livrer au pillage!

L’HEURE DE LA SOLIDARITÉ NATIONALE

C’est ici que des voix s’élèvent, notamment celle de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), des politiques, pour la prise de certaines mesures compensatoires en faveur de l’activité économique. Il s’agira éventuellement des allègements fiscaux, exonérations fiscales, etc.

Déjà que dans la responsabilité sociétale des entreprises, la FEC a lancé un appel de solidarité nationale en vue d’une contribution financière ou matérielle pour soutenir la population à contribuer à la lutte contre la pandémie.

Aussi, l’État devra tabler sur des mesures de soulagement social en faveur des foyers les plus démunis. Par exemple, prendre en charge, même partiellement, les factures de consommation d’eau et d’électricité, subventionner l’INRB tout comme des partenaires dans la fabrication de gels de désinfection ou de masques de protection et pourquoi pas ouvrir des cantines populaires pour revendre à un coût bas les denrées de première nécessité ?

Plus que cela, il faut un sursaut patriotique pour sauver ce qu’il convient de sauver. En effet, c’est le moment où, plus que jamais les populations doivent se montrer plus soudées et solidaires les unes envers les autres. Car, face à la menace du Covid19, il n’y a pas de politique, ni d’adversaire. Nous sommes tous confrontés au même sort et personne ne peut se dire que cette affaire ne le concerne pas.

Curieusement, depuis la déclaration du premier cas « positif », le 10 mars 2020, la plupart des Congolais hésitent encore à apporter leur contribution dans la lutte. Pourtant, chacun de nous a quelque chose à donner, selon ses possibilités et ses capacités. Ils peuvent suivre le bel exemple de certains compatriotes, comme Moïse Katumbi, qui se sont déjà illustrés avec la mise à disposition au gouvernement des dons : 8 millions de masques et 20 tonnes de désinfectants.

Dans tous les cas, le renforcement des mesures restrictives, au nom de la sécurité sanitaire, sans prendre en compte des conséquences économiques et sociales qu’elles vont entraîner, va créer une situation dramatique avant même le drame en perspective de la dangereuse progression du virus.

C’est dans cette optique que le gouvernement doit tendre la main à ses filles et fils, ainsi qu’à ses partenaires, afin qu’ensemble, on scelle une chaîne de solidarité basé sur un idéal commun : vaincre le Coronavirus en RDC.

Le Potentiel
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