Liens commerciaux

0
Si les premiers endroits cités font la fierté de la ville, Pakadjuma fait quand à lui la honte de la capitale. Malheureusement ce quartier aux pratiques moyenâgeuses est une image ternie de Kinshasa, défiant les bonnes moeurs.

La spécialité de ce coin très renommé est la prostitution à ciel ouvert qui commence à un âge de plus en plus bas. Ici, les filles mangent à la sueur de leurs corps. Pour avoir un peu d’argent, des filles mineures et majeures, des femmes et mères font fonctionner leurs corps en plein régime. C’est l’activité principale, mieux l’unique et inique. Cette réalité s’apparente à une légende ou à un compte de faits, pourtant.

La journée, seules les plus affamées circulent dans des tunnels qui serpentent le milieu, à la recherche des proies, éventuels clients. Oui, les hommes, du moins les initiés connaissent le couloir qui leur offre du plaisir à vil prix. Si ailleurs les hommes abordent, à Pakadjuma les filles font le premier pas. Elles interrogent tout passant, potentiel partenaire de courte durée.

En cet endroit, pas besoin de longs discours pour convaincre le coeur de l’amante. C’est plutôt elle qui baratine en une phrase. Les prix se négocient entre 3000 et 2000 francs congolais. Celles qui draguent sont à moitié nues et circulent dans les ruelles à la vue de tous. Personne ne les inquiète. Elles vivent de ceci, considéré comme métier de prédilection.

La nuit, tous les chats sont gris. A la tombée du jour tous les renards sortent de leurs tanières. Tous les ingrédients sont utilisés pour séduire à première vue. Après des pourparlers de quelques secondes, les deux partenaires se rendent au lieu déjà paré pour la circonstance. Un simple pagne déchiqueté est étalé à même le sol. Le lieu? C’est une cabane en chaumes ou un lieu désert peu fréquentable. Ici les amoureux ne parlent pas de chambres, ni de Kuzu (lieu indigène de jouissance des amoureux).

Pakadjuma est un autre monde. La composition de ses habitants n’est pas hétéroclite. Il s’agit d’une tribu bien connue de tous. ” C’est dans leur nature”, affirme un client qui venait d’être servi. Il s’en va critiquant sa partenaire de n’être pas élégante, toute honte bue. Les hommes qui fréquentent ce milieu sont de tous âges. Mineurs, adultes et pères de familles. Certains y sont déjà connus à force de fréquence et peuvent bénéficier des services à crédit. Pourvu qu’ils consignent un téléphone, une montre, etc.

Sans pudeur
Les plus chics ont de petites huttes couvertes de planches d’arbres comme maisons de tolérance. Le lieu est tellement célèbre qu’il dépasse certaines communes de Kinshasa en renom.

Le comble, ce que l’État laisse faire ces pratiques obscènes et immorales. Rien n’est fait pour décourager ces êtres humains dans leur sale besogne. Les enfants qui naissent dans ce qui parait comme la 25e commune de la ville de Kinshasa emboîtent le pas à leurs aînés et parents. Ils n’ont pas le temps de fréquenter l’école. C’est une perte de temps.

Cependant, des mesures devaient être prises et ces habitants déguerpis de leurs logis. Les laisser poursuivre leur religion, c’est sacrifier l’avenir de toute une génération.

Si le gouverneur veut rendre réellement Kinshasa ville propre et de bonnes moeurs, il doit prendre en compte les menaces que représentent les occupants de ce coin. Kin bopeto, c’est aussi combattre la prostitution qui se pratique en plein jour, frisant la mésentropie. Ces jeunes filles sont encore récupérables, elles peuvent subir un formatage pour être utiles à la société.

Édouard Bajika
LIENS COMMERCIAUX

Post a Comment Disqus

LES CHAINES DE KINSHASA EN DIRECT 24H/24

[VIDEOS][carouselslide][animated][20]

[Musique][vertical][animated][30]

 
Top