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Les voix ne s’accordent pas sur la convocation d’un congrès devant encadrer l’état d’urgence sanitaire ordonné par Félix Tshisekedi, au point de créer une symphonie agréable à l’oreille. Les notes exploitées par les membres même du seul pouvoir exécutif, sont encore discordantes entre elles que quand il faut les comparer à celles des membres du pouvoir législatif.

Au-delà des débats de forme, le fond de cette querelle en plein défi sanitaire de la pandémie de Coronavirus, soulève beaucoup de questions. Pourquoi ces agitations? Pourquoi ces contradictions? À de fois, on a l’impression qu’il s’agit ‘d’une mort d’homme ” que les uns tentent d’occasionner, et que les autres s’emploient à empêcher.

La justice


Le contexte est tel que la RDC semble avoir décrété la fin de la “République des intouchables” sur son sol. Cela, depuis les convocations et les mises en détention des chefs d’entreprise tant publiques que privées, jusqu’à celle du Directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe.

Ce vent qui se déplace à une vitesse douce mais dangereuse, n’a pas encore indiqué sa destination finale. Une certaine certitude, il peut encore se déplacer autant qu’il veut. Tant que les espaces sont assez dégagés pour lui.

Face à la configuration des acteurs, des camps politiques aux pouvoirs, il semble que le camp Tshisekedi a une certaine confiance en elle de ne pas recevoir assez d’invitation de la justice par rapport à son “partenaire-adversaire ” FCC. Ceci tournerait le bras de fer latent entre FCC-CACH, en faveur de Félix Tshisekedi, qui, par la justice, pourra dégonfler la famille politique de Joseph Kabila où des dossiers judiciaires connus sont encore pendant, sans compter ceux inconnus. Tout en restant un partenaire élégant et qui respecte ses engagements.

Vital Kamerhe, l’hirondelle qui a annoncé la pluie



Au-delà de l’État de droit, la symbolique cachée derrière l’interpellation du Directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, c’est celle de la fin des “immunités éternelles” des acteurs politiques congolais qui les rendent intouchables par la justice. En affirmant laisser la justice faire son travail dans l’affaire de son allié Vital Kamerhe, Félix Tshisekedi a dit sans dire, qu’aucun allié ne sera épargné de ses crimes en vertu des accords politiques post-électoraux. Voulant aussi satisfaire ses partenaires américains.

Jusqu’où pourrons alors aller les interpellations? C’est peut-être la question qui sème la panique.

Lumumba-Kasa Vubu bis


En 18 ans de gestion, la famille politique de Joseph Kabila s’est trempée dans pas mal de dossiers. La justice risque de ne pas avoir même assez de travail de fouille pour glaner quelques procès de ce côté là.

Peut-être, conscient de sa fragilité actuelle face à cette “arme légale”, le FCC veut se protéger en portant un coup au pouvoir de Félix Tshisekedi, comme l’a redouté Jean-Marc Kabund A Kabund, jusqu’à lui proposer de choisir entre fermeture du feuilleton judiciaire et survie politique, par une autre “arme légale”, la mise en accusation. Cela, avant qu’il ne mette en exécution sa menace de Londres de dissoudre le parlement.

Que sera alors l’impact de la dissolution du parlement par un président mis en accusation pour violation de la constitution due à la proclamation de l’état d’urgence sans ni consulter ni avoir obtenu l’autorisation du parlement, comme l’a affirmé le président du sénat Alexis Thambwe Mwamba?

Après près de 60 ans, l’issue du congrès dont le jour de la tenue reste encore inconnu, pourra ramener les congolais au scénario de 1961, avec un parlement qui aura enclenché la destitution du président de la République Félix Tshisekedi, alors que ce parlement pourra être dissout par la suite. Un parlement moins fort avec un président affaibli. Le tout, constitutionnellement. En attendant, chacun se bouscule pour s’éviter le pire.

JSB
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