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Le cousin de Vital Kamerhe, Daniel Shangalume Kingi alias « Massaro », s’est offert plusieurs biens immobiliers d’une valeur de près de 1,7 million de dollars durant la période qui correspond aux décaissements du Trésor public au profit de Jammal Samih, le libanais poursuivi désormais en justice aux côtés du directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi.


Le procès de Vital Kamerhe, jugé aux côtés de Jammal Samih et Jeanot Muhima, a connu une journée épique le jeudi 04 juin dernier où les débats se sont éternisés jusque tard, scotchant des milliers des Congolais devant la télévision publique, qui a retransmis l’audience en direct. Mais l’autre événement est sans doute la comparution de Daniel Shangalume Kingi, alias Massaro. Le cousin de Vital Kamerhe, qui s’était volatilisé avant d’être rattrapé par les forces de sécurité, a choqué tant le tribunal que l’opinion publique en s’offrant une confection renversante.
En effet, alors que la partie civile, qui poursuit Vital Kamerhe et Jammal Samih, a affirmé que le libanais avait offert au directeur de cabinet du président Tshisekedi, bien avant le début du projet des maisons préfabriquées, un bien immobilier via sa belle-fille Mlle Soraya Mpiana, Daniel Massaro a coupé l’herbe sous le pied du tribunal en avouant qu’il est bien et bien à la base de cette confusion.
« C’est moi qui aie demandé à Jammal Samih de mettre le nom de Soraya Mpiana comme bénéficiaire de cette parcelle. Soraya n’en est pour rien. Son nom m’était juste venu en tête », dit-il, expliquant que le libanais lui avait alors « cédé » une parcelle, alors qu’il avait acheté une autre. Mais cette thèse n’a pas beaucoup convaincu. L’avocat de la partie civile a d’ailleurs tenté d’en savoir plus sur les acquisitions de Daniel Massaro, notamment un immeuble et une parcelle d’une grande valeur au centre-ville de Kinshasa. Ce dernier a cependant refusé de répondre aux questions du juge-président.
En effet, Daniel Massaro est poursuivi dans une autre procédure à l’issue de son arrestation et son transfert à la Prison centrale de Makala où il est écroué. Cependant, selon deux copies de certificats d’enregistrement de concessions immobilières parvenues à POLITICO.CD, le cousin de Vital Kamerhe a bel et bien acquis d’abord une parcelle n°5082, dans le quartier Socimat dans la commune de la Gombe, pour un montant de 1.001.157,00 USD en date du 27 avril 2019 ; ainsi qu’une autre parcelle située cette fois dans la commune de Lingwala, pour un montant de 650.000 USD, en date du 11 avril 2019.









Les deux achats datent étrangement de l’époque où Jammal Samih reçoit les paiements du trésor public pour le marché de construction des maisons préfabriquées, au cœur des poursuites judiciaires. En effet, d’après les pièces du procès, le libanais a reçu ses paiements de 57 millions USD en plusieurs tranches entre le 18 mars et le 19 mai 2019. Plusieurs sources judiciaires ont confirmé à POLITICO.CD que ces documents font bel et bien partie des pièces du procès de Vital Kamerhe.
Par ailleurs, selon plusieurs sources, Daniel Massaro est un personnage clé dans cette affaire des maisons préfabriquées. Le cousin de Vital Kamerhe aurait mis le libanais en contact avec le Directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, grâce à ses liens « d’amitié » avec les fils de Jammal Samih. Durant le procès, l’homme d’affaires libanais a admit que Daniel Massaro était un « ami » de ses fils, avec qu’il fait affaire. « Je lui aie offert une parcelle pour le remercier », a-t-il soutenu. Mais à la barre, le cousin de Kamerhe révélera qu’il « acheté » cette parcelle, située cette fois à Ngaliema, auprès de Jammal Samih ; affirmant notamment qu’il a payé 20.000 USD. Les avocats de la partie civile l’ont estimé à au moins 100.000 USD.
Les démêlés de Massaro, ainsi que ses accointances avec le libanais, ou encore ses achats immobiliers mettent à mal Vital Kamerhe dans son procès. Si son cousin à semblé porter le chapeau, nul doute que durant son propre procès, Daniel Shangalume risque de se retrouver dans une position délicate, alors qu’il n’a évoqué comme seule source de fonds : ses propres économies.
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