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Dans une déclaration lue devant la presse, mercredi 29 juillet, et dont une copie est réservée à POLITICO.CD, le collectif « Tshopo Telema », regroupant des mouvements citoyens Tshopolais, revient sur le déroulement de la marche anti-Walle réprimée mardi 28 juillet, dresse un bilan sur les dérives et aligne des recommandations au regard des pratiques qualifiées de « tyranniques » de l’exécutif provincial réputé « démissionnaire » par l’Assemblée provinciale.

Dans son contexte, ce collectif de mouvements dont « Parlement debout, FILIMBI, BOMOKO et MISS/RDC » note la répression brutale de la marche, des menaces à l’endroit des journalistes et l’arrestation des militants couplée aux tentatives d’arrestation de ses autres militants.

« La veille de la marche, l’on a assisté à un défilé télévisé et sans précédent, au plateau de la RTNC/Tshopo, du ministre provincial de l’Intérieur du gouvernement provincial déchu, exhibant des déclarations vulgaires et incendiaires sans pareil, suivi de quelques députés provinciaux du Groupe minoritaire soutenant le gouverneur déchu qui ont tous tenu des propos méprisants et diabolisant la marche contre leur protégé, mais aussi vilipendé les députés provinciaux majoritaires qui ne sont pas de leur camp, en jetant publiquement un discrédit total sur la première institution
Provinciale, dont ils font malheureusement parties», peut-on lire.

Et d’ajouter:

« Le jour de la marche, aux premières heures de la matinée, la ville a été militarisée et totalement quadrillée par les forces de sécurité ainsi que des civils communément appelés “Pomba”, recrutés par le gouvernement provincial déchu, en vue de réprimer farouchement la manifestation. Ainsi, la répression planifiée était au au rendez-vous avec des tirs à balles réelles, Gaz lacrymogènes et même des armes blanches, étouffant ainsi sa tenue», explique le collectif « Tshopo Telema ».

Bilan d’un mardi musclé

D’après ce mouvement des jeunes leaders, le bilan de cette journée se présente comme suit:

  • 5 militants arrêtés arbitrairement ( Elie MUNGANGA MEYA, SALUANI TWAENI Patrick, ILENGI NDEMBE orsini, WEMA WASANGA Ruphin, BELAFEKAKA BASILA Henry) , ramenant à 6 le nombre total d’arrestations;
  • Plusieurs tentatives d’enlèvement des militants et journalistes par des personnes sans qualité, majoritairement des praticiens des arts martiaux.
  • Plusieurs militants et journalistes traqués, brutalisés et molestés, pendant que d’autres sont poussés à la clandestinité ;
  • Un journaliste de la chaîne RFMTV asphyxié par des Gaz lacrymogènes ayant perdu connaissance ;
  • Violation du siège et tentative de scellage de l’Assemblée provinciale, point de chute de la marche par le Commissaire provincial ad-intérim de la Police Nationale Congolaise.

Au regard de tout ce qui précède, le collectif “Tshopo Telema” prend la communauté tant nationale qu’internationale à témoin de toutes ces « pratiques
tyranniques » imposées « par un gouverneur déchu et qui a juré de gérer par défi.»

Le collectif, conclut la déclaration, exige en conséquence:

  • La libération sans condition de 6 de ses militants arbitrairement arrêtés, simplement
    parce qu’ils voulaient exercer la liberté de manifester leur garantie par l’article 26 de la Constitution.
  • Le départ sans condition du gouverneur déchu qui est « en train de saboter l’État de droit prôné par Son Excellence Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, chef de l’État et qui constitue désormais, selon Tshopo Telema, « un danger permanent pour la population par son schéma d’embrasement de la province, en opposant toutes les couches sociales par la résurgence de la xénophobie et du tribalisme (députés tant nationaux que provinciaux, sénateurs, avocats, personnels soignants, notables, jeunes, communautés,…).

« Le Collectif Tshopo Telema profite par la même occasion pour demander au chef de l’État de s’impliquer personnellement pour débarrasser la province de la Tshopo d’un gouverneur déchu qui a totalement perdu la confiance de la majorité de députés provinciaux, en particulier et de la population Tshopolaise, en général, le temps de la gestion par défi
étant révolu. Il appelle la population de ne pas céder aux dérives dictatoriales d’un gouverneur déchu, en perte de vitesse, en vue de répondre massivement aux actions de grande envergure qui seront projetées incessamment.»

Notons qu’après la journée « agitée » du mardi 28 juillet, les autorités provinciales moins encore la police ne se sont pas encore exprimées. Dans le camp des proches et pro Walle Lufungula, c’est l’appel, sur fond de collaboration et dialogue, au soutien des institutions provinciales « au bord d’une crise » afin de promouvoir la paix, gage du développement.

Serge Sindani / POLITICO.CD

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