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La présidente de l'assemblée nationale a, dans son discours à l'occasion de l'ouverture solennelle de la session ordinaire de septembre mardi 15 septembre 2020, fustigé tout comportement ou attitude à caractère tribal.

Jeanine Mabunda a appelé l'ensemble de la classe politique de la République Démocratique du Congo à lutter contre ce "dangereux" phénomène.

"Je lance aussi un appel solennel à la classe politique entière à rejeter et condamner avec la plus grande fermeté cette dangereuse résurgence du repli identitaire sur la tribu, ce quant à soi pernicieux qui semble se banaliser dans notre vécu quotidien du fait des intérêts politiques des uns et des autres", a déclaré Jeanine Mabunda. 

Pour la présidente de la chambre basse du Parlement, il est impérieux que ce "poison" distillé dans les réseaux sociaux et qui la plupart du temps met en péril le vivre-ensemble congolais, soit définitivement éradiqué. 

"Je suis Mbuza de Bumba mais je me sens à l’aise comme chez moi à Kisantu dans le Kongo Central, à Bunia dans l’Ituri, à Likasi dans le Haut-Katanga ou encore à Mbuji-Mayi dans ma belle-famille. Comme le dit si bien notre charte fondamentale en son article premier, la République Démocratique du Congo est un Etat uni et indivisible, il est crucial que dans notre agir politique et nos décisions nous privilégions la Nation avec sa diversité et non pas la tribu ou la province", a-t-elle renchéri. 

Dans la foulée, Jeanine Mabunda a estime qu'il faut que les Congolais s'unissent sur "les précieux fondamentaux" édictés dans l'article premier que sont l’indépendance, la souveraineté et la laïcité de l’Etat, l’unité de la Nation et la primauté au bien du peuple congolais.

Pour rappel, l'Association Africaine de Défense des Droits de l'Homme (ASADHO) a traduit le député national Félix Kabange Numbi en justice pour "incitation à la haine tribale et à la xénophobie". 

Cette organisation de défense des droits humains a déposé sa plainte mardi dernier auprès du procureur général près la Cour de Cassation. 

Dans sa plainte,  l'ASADHO accuse ce membre du Front Commun pour le Congo (FCC) d'avoir fait des déclarations à "connotation tribale et xénophobe, susceptibles d'engendrer des atteintes massives et graves aux droits de l'homme et la commission des crimes internationaux".

Lors de son passage à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, le 08 septembre dernier, Félix Kabange Numbi avait mis en garde ceux qui insultent l'ancien président de la République, Joseph Kabila. 

"Chacun a un chez soi, ici dans l'espace du Katanga, c'est chez Joseph Kabila Kabange, nous ne tolérerons plus que quelqu'un vienne, allez faire vos histoires où vous voulez. quand vous venez respecter les gens que vous avez trouvés... C'est un message que nous donnons et nous disons que nous avons averti", avait déclaré l'ex-ministre de la santé. 

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