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Les autorités congolaises restent optimistes sur la signature d’un programme d’appui avec le Fonds monétaire international (FMI). Cette semaine, le FMI a terminé sa revue d’un programme signé entre novembre et mai, qui devait permettre de faire un diagnostique de la gouvernance au Congo mais aussi de remettre le pays sur les rails de la bonne gestion financière. Finalement, le bilan reste en demi-teinte et le fonds pose donc un certain nombre de préalables. Des préalables qui peuvent paraître simples sur le papier, mais qui pourraient s’avérer difficile à mettre en œuvre.

Avant même d’accepter l’ouverture de négociations, le FMI exige un budget 2021 réaliste. Ce qui n’était pas le cas l’an dernier. 11 milliards de dollars, un budget historiquement haut qui prévoyait que les recettes de la RDC allaient doubler sans véritable réforme, c’est le scénario à éviter.


Le problème, c’est qu’aujourd’hui, l’État utilise près de 100 % de ses recettes en dépenses de consommation. La masse salariale a explosé et représente, à elle seule, plus de 70 %, en raison de la mesure de gratuité de l’enseignement primaire. Impossible politiquement de revenir sur cette mesure emblématique du président Tshisekedi et l’État doit encore prendre en charge sur le budget 2021 des dizaines de milliers d’enseignants. Quant à un éventuel remaniement du gouvernement et de la présidence, tous deux pléthoriques, les discussions sont sans cesse repoussés par les deux partenaires au pouvoir.

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