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Dans les rangs de l’opposition, l’initiative de Tshisekedi est accueillie avec prudence. “On va voir ce qu’il met sur la table”, disent en substance les principaux opposants. Mais tous affirment aussi leurs doutes et surtout leur méfiance. Tous se souviennent qu’ils étaient “avec Tshisekedi” jusqu’au 12 novembre 2018. Ils rappellent ainsi qu’en réunion à Genève, la veille, l’opposition (y compris Tshisekedi) avait adoubé Martin Fayulu comme candidat unique de l’opposition. Le lendemain, dans une interview radio (filmée et largement diffusée sur les réseaux sociaux) “Tshisekedi a mangé sa signature pour s’allier à Vital Kamerhe et se lancer de son côté dans la campagne présidentielle”, explique un homme politique présent à Genève. “Et Kamerhe a pris 20 ans de prison pour détournements de fonds… sans que son allié ne lève le petit doigt”, ajoute-t-il.

Un autre précise encore, “aujourd’hui, c’est Kabila qui pourrait devenir le cocu magnifique de Tshisekedi. À condition que la classe politique dans sa grande majorité ait la mémoire courte ou le ventre vide pour accepter de se lancer dans une nouvelle aventure sans garantie avec Tshisekedi”.


La concertation qui doit débuter ce lundi vise donc à trouver de nouveaux équilibres qui permettraient d’en finir avec la mainmise de Kabila sur le pouvoir congolais. Certains opposants rêvent d’un scrutin présidentiel anticipé. Mais pour l’organiser, une nouvelle Commission électorale nationale indépendante (Ceni) doit être mise sur pied. Kabila et Tshisekedi se déchirent aussi sur le futur président de cette Ceni, véritable moteur de l’organisation du scrutin. En 2018, Kabila disposait de la Ceni et de la Cour constitutionnelle… Aujourd’hui, Tshisekedi a le contrôle de la Cour constitutionnelle…


Et tant qu’une nouvelle Ceni n’est pas mise sur pied, parler de la dissolution de l’Assemblée nationale relève de l’utopie.







 

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