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Le FCC, de son côté, a mal digéré ce coup de boutoir d’un président qu’il a porté au pouvoir au terme d’un scrutin présidentiel aussi surréaliste qu’inique et d’un accord signé entre les deux partis qui aurait dû limiter les appétits de l’ancien opposant. En fin de semaine, à grand renfort de communiqués et dans un chaos certain, les kabilistes, qui conservent une belle majorité à l’Assemblée nationale et au Sénat, ont pris position officiellement, dénonçant les agissements de leur “allié” et expliquant qu’ils “ne se sentiraient pas liés” par les décisions que pourrait prendre à l’avenir la Cour constitutionnelle.

Qu’importe cette dernière sortie. Félix Tshisekedi a pris une longueur d’avance sur son “partenaire” et entend bien la conserver. Vendredi soir, le président s’est ainsi invité sur les antennes de la télévision nationale pour, d’un ton martial, annoncer le lancement de concertations nationales. Il a épinglé au passage tous les différends qui sont apparus entre lui et ses “alliés”. Le constat s’impose donc, impossible de continuer à gérer le pays dans ces conditions, les concertations doivent donc déboucher sur un nouvel équilibre politique… mais comment et avec qui ?

Lors du passage à Bruxelles de Félix Tshisekedi au mois de septembre, certains membres de son immense délégation annonçaient la couleur en prétendant qu’ils pouvaient prendre le contrôle de l’Assemblée nationale. Un défi de taille quand on sait que le FCC de Kabila dispose de 341 sièges sur les 500 de l’hémicycle pour 47 sièges à la plate-forme de Tshisekedi et 112 à l’opposition.
Pour renverser la majorité kabiliste, il faut non seulement accaparer toute l’opposition mais aussi retourner près d’une centaine de voix du FCC.


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