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Le glas sonne-t-il déjà pour la coalition FCC-CACH au pouvoir en RD Congo ? Sous réserve des conclusions des consultations qui commencent ce lundi 2 novembre, tout semble donc aller dans ce sens. Sauf si les différents «conseillers conjugaux» en disposent autrement pour préserver ce «mariage» dont les deux conjoints ne regardent plus dans la même direction et font chambre à part depuis plusieurs mois.

Initialement attendues la semaine dernière, comme annoncé par le Président Félix Tshisekedi, dans son message du 23 octobre dernier, les Consultations des leaders des forces politiques et sociales les plus représentatives en RD Congo, commencent ce lundi au Palais de la Nation. Sont attendus en cette première journée, des acteurs de la Société civile, a déclaré à Top Congo, Paul Diakiese, directeur adjoint de la communication présidentielle, qui a précisé que la liste des invités attendus ce lundi n’est pas du tout fermée. Autrement dit, d’autres invités pourraient s’ajouter à ceux de la très plurielle Société civile, atomisée depuis plusieurs décennies.

A en croire des sources proches du comité préparatoire des consultations mis en place par Félix Tshisekedi, les invites ont déjà été lancées à tous les acteurs sociopolitiques les plus représentatifs. Outre la Société civile,

Félix Tshisekedi reçoit ce lundi les organisations d’appui à la démocratie, en l’occurrence la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ainsi que des ONG locales spécialisées dans des questions électorales. A savoir la Synergie des missions d’observation citoyenne des élections (SYMOCEL), Agir pour les élections transparentes et apaisées (AETA), auxquelles s’ajoutent certaines confessions religieuses, notamment l’Eglise du Christ au Congo (ECC).

On apprend cependant que la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), préfère être reçue plus tard, son président Mgr Marcel Utembi étant absent de la capitale. Selon des sources qualifiées de la Présidence de la république, Félix Tshisekedi et ses hôtes devront échanger, au cours de cette première journée des Consultations, sur le thème de la «la gouvernance électorale». La récurrente et sempiternelle question liée à la réforme de la CENI et la désignation de ses animateurs, sera également abordée ce lundi.

L’opinion se rappellera qu’au mois de juin dernier, l’entérinement par l’Assemblée nationale, de la candidature de Ronsard Malonda, comme délégué des confessions religieuses à la présidence de la Centrale électorale, avait provoqué un tollé au sein d’une frange de la classe politique et des deux confessions religieuses majeures, à savoir l’Eglise catholique romaine et l’ECC, qui avaient officiellement dénoncé la démarche empruntée par les six chefs des églises de réveil, électeurs de Ronsard Malonda. Dans ce contxte de tension empreinte de suspicions, le parti présidentiel, UDPS et la plateforme «Lamuka», avaient pour une toute première fois, enterré momentanément leur hache de guerre pour faire front commun et réclamer le rejet pur et simple du choix de Ronsard Malonda pour succéder à Corneille Nangaa. Face à cette pression des anti-Malonda, Félix Tshisekedi avait usé de son droit de veto. Depuis, plus rien.

A la suite des consultations qui commencent ce lundi, nombre d’observateurs estiment que l’on devra évacuer cette hypothèque moyennant un consensus des parties concernées. En plus de la désignation des animateurs de la CENI, la réforme de la Centrale électorale pourrait également figurer dans l’agenda desdites consultations, quand on sait que certaines forces politiques et sociales significatives exigent la réforme de la Centrale électorale comme préalable à l’entérinement de ses animateurs. Une proposition de loi portant réforme de la CENI, a même été inscrite au calendrier de la session ordinaire en cours à l’Assemblée nationale.

LA FIN DE LA COALITION ?

Sans doute, il y aura un avant et un après-consultations, s’il faut considérer le ton utilisé par Félix Tshisekedi, lorsqu’il annonçait la tenue imminente de ces séries de rencontres.

Dès lors, les consultations qui ouvrent leurs portes ce matin, sauf changement de dernière minute, ont lieu dans un contexte de crise, sur fond de méfiance mutuelle entre les deux plateformes qui forment la coalition au pouvoir. A savoir, le Front Commun pour le Congo (FCC), dirigé per le président honoraire Joseph Kabila et Cap pour le Changement de son successeur Félix Tshisekedi. Les plénipotentiaires de la méga plateforme nationaliste-kabiliste, accusent Félix Tshisekedi de tentative de débauchage, afin de réaliser son dessein de la reconfiguration de la classe politique, avec à la clef, une nouvelle majorité parlementaire acquise à sa cause.

Ainsi, après le message de Félix Tshisekedi adressé le 23 octobre dernier à la Nation, rien ne va plus entre les deux forces politiques coalisées. Au cours d’une matinée politique, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), principale formation politique membre du FCC, avait déclaré rejeter ces consultations, version Fatshi. Depuis, l’opinion assiste à une passe d’armes entre Tshisekedistes et Kabilistes. » La majorité parlementaire est aujourd’hui convoitée et courtisée. Mais elle n’est pas à vendre « avait déclaré Néhémie Mwilanya, coordonnateur du FCC.

Comme il fallait s’y attendre, la réplique du Haut représentant du chef de l’Etat n’avait pas tardé.» La première des vertus est le dévouement à la patrie et non à un deal. Ni surplace ni recul, nous allons de l’avant. L’indifférence est le meilleur des mépris «, avait posté Kitenge Yezu sur son compte Tweeter, en guise de réponse à tous ceux qui accusent Félix Tshisekedi de vouloir cracher sur l’accord politique signé avec son prédécesseur, avant son accession au pouvoir en janvier 2019. Grevisse KABREL & Eric WEMBA

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