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Lors de son échange vertical avec la population de Tshangu, un des districts de la ville de Kinshasa samedi 14 novembre 2020, le président du parti Nouvel Élan a donné sa position par rapport aux consultations initiées par le président de la République.

Pour Adolphe Muzito, du fait de sa posture de chef de l'État, Félix Tshisekedi ne peut qu'écouter et décider. 

Cependant, il a affirmé que l'autorité morale de la coalition Cap pour le Changement (CACH) pose mal le problème de la crise. À l'en croire, Félix Tshisekedi, en tant que partie prenante à la crise, est sensée discuter avec LAMUKA autour d'un médiateur neutre. 

"Du fait de sa posture de chef de l’État, monsieur Félix Tshisekedi ne peut qu’écouter et décider. Or, il est partie prenante comme les autres (Dans le cas d’espèce, LAMUKA) avec qui il est censé traiter sur le même pied d’égalité, mais par le biais de sa coalition CACH et cela, autour d’un médiateur neutre. Monsieur Tshisekedi pose mal le problème de la crise qu’il réduit à la divergence de vues entre lui (CACH) et son partenaire Joseph Kabila (FCC) sur l’accord qui les lie. Ainsi, il débouche sur une fausse thérapie qui vise à créer une nouvelle alliance ou une nouvelle majorité appelée Union sacrée en remplacement de la première, qui lui permettrait de mieux gouverner", a déclaré le leader de Nouvel Élan dans un message signé par son porte-parole Steve Kivwata. 

Pour Adolphe Muzito, l'actuelle crise qui sévit en République démocratique du Congo est la conséquence de l'illégalité de l'ordre institutionnel établi par Tshisekedi et Kabila.

"...alors que pour Nouvel Elan/LAMUKA, cette crise n’est que la conséquence d’une crise plus profonde qui les oppose au peuple, qui est celle de l’illégitimité et de l’illégalité de l’ordre institutionnel qu’ils ont mis en place, à savoir un président de la République, sans majorité parlementaire et sans fonctions régaliennes dont la défense et la justice, donc incapables d’assumer son mandat, de réaliser son programme et de donner des résultats socio-économiques au peuple", a-t-il insisté.  

Quant à sa participation aux consultations du président de la République, l'ancien premier ministre de la RDC a dit n'avoir  reçu officiellement l'invitation. Cependant, a-t-il précisé, même s'il l'avait reçue, il ne serait pas parti.

Les consultations initiées par le chef de l'État ont démarré lundi 2 novembre dernier. Elles visent à consulter les acteurs sociopolitiques congolais pour créer une Union sacrée de la nation. Parmi les personnalités politiques qui ont déjà pris part à ces discussions, il y a Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba, membres du présidium de la coalition LAMUKA.

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