0





Engagée dans la lutte contre la corruption, l’Assemblée nationale refuse cette pratique qui déshonore les élus du peuple. C’est le credo des députés nationaux présents à la plénière du lundi 9 novembre 2020. Près de 80% ont dénoncé ce fléau qui menace dangereusement l’honneur et la fierté des représentants du souverain primaire à la Chambre législative. 

«Nous comme honorables députés, nous sommes désabusés par un mal qui s’est installé dans notre Chambre. Ici, je voudrais dénoncer la corruption. La semaine passée, beaucoup de nos collègues ont été victimes parce qu’ils ont été appelés par des gens d’un courant politique qui leur ont proposé un montant de 7000 dollars américains en échange d’une signature pour la destitution du bureau de notre Chambre», a révélé le député Didi Manara, président du groupe parlementaire PPRD à l’attention de la plénière. 

Cet élu de la province du Maniema qui a toujours milité pour la stabilité des institutions de la République et spécialement de l’Assemblée nationale, n’a cessé de dénoncer de telles pratiques qui déshonorent les députés nationaux. «Vous savez lorsqu’un courant politique prône l’Etat de droit, mais un Etat de droit passe par quoi? Il y a des qualités à pouvoir revêtir cet Etat de droit, c’est notamment la lutte contre la corruption, le coulage des recettes… Alors faites un petit calcul, nous sommes à 500 députés, lorsqu’un courant politique veut avoir toute l’Assemblée nationale pour se taper une majorité et l’on donne 7000 dollars à chaque député, cela fera 3.500.000 dollars américains déboursés pour corrompre certains collègues», a souligné le président du groupe parlementaire PPRD. 

Et de révéler: «nous avons des preuves et le moment venu, nous allons les brandir. Nous saluons l’avènement de la nouvelle technologie de l’information et de la communication. Nous avons des preuves». Fustigeant la corruption dans un Etat de droit, Didi Manara regrette le fait qu’un courant politique débloque de l’argent tout simplement pour chercher une majorité factice à l’Assemblée nationale pendant que les enseignants, les militaires et les policiers sont mal payés et que la vie des RD-Congolais se dégrade du jour au jour. 

«C’est une solution impossible. Je signale ici avec conviction qu’ils n’auront jamais cette majorité au sein de cette Chambre. Que ceux qui ont des oreilles pour entendre, il faut qu’ils entendent parce que la loyauté est de loi au-dessus de la corruption. Les députés FCC qui ont été victimes de cette imagination, sont revenus», a-t-il révélé.  Et de renchérir: «le moment venu, nous allons le prouver. 

Cette majorité factice qu’ils cherchent n’aura pas lieu. Ils ont perdu leur argent et leur temps. Si un courant politique veut avoir la majorité parlementaire, comme on dit que la majorité puisse basculer c’est-dire quitter le FCC pour un autre courant, il doit attendre les élections. Aujourd’hui, cela est impossible. Parce que c’est le peuple qui choisit et qui donne la majorité à un Parlement. Et le même peuple a déjà choisi une fois pour toute».

LIENS COMMERCIAUX

Post a comment Disqus

[VIDEOS][carouselslide][animated][20]

[Musique][vertical][animated][30]

 
Top