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Du surplace, le terme convient pour résumer les consultations entamées par Félix Tshisekedi, voilà presqu’un mois. Le président congolais qui rêvait bien consolider son pouvoir (toujours contesté par Martin Fayulu) en s’octroyant à coup de billets verts, une majorité à l’assemblée nationale à défaut de dissoudre celle-ci, s’est malheureusement heurté aux contraintes légales et à la pression tant interne qu’externe.


Après les joyeusetés qui ont accompagné son discours du 24 octobre, le fils du sphinx réalise que les choses ne sont pas si faciles qu’il le pensait.

Selon l’agence Belga qui cite une source dans l’entourage présidentiel, “le président ne peut ni dissoudre l’Assemblée, ni se constituer une majorité à l’Assemblée, ni demander la démission du gouvernement”.

Légalement, Félix Tshisekedi qui s’est fait chantre de l’État de droit est pris dans son propre piège. Aucun miracle n’est possible, sauf en cas de forcing, soupire un diplomate africain, qui trouve que le chef de l’État est effectivement coincé.

Au palais de la nation, ça chauffe. Les experts du président qui ne s’avouent pas vaincus tentent de sauver la situation. C’est comme ça que Félix Tshisekedi a dû prolonger ses consultations en attendant de trouver quoi dire au peuple dans sa prochaine adresse à la nation.

“Le seul recours possible ou la solution à la crise, c’est un dialogue sincère et courageux avec Kabila”, insiste le diplomate.

D’ailleurs, ces dernières semaines, plusieurs émissaires de la communauté internationale ont rencontré les deux protagonistes. Tous, y compris la délégation de l’église catholique insistent sur la nécessité de préserver les acquis de l’alternance.
Les médiateurs officieux ont réussi à convaincre les pro Kabila de rencontrer Tshisekedi, ce qui sera fait ce mercredi.

Les deux parties vont aplanir les divergences et préparer une rencontre Kabila – Tshisekedi, confie une source e généralement bien introduite dans la politique congolaise.

Selon nos informations, Joseph Kabila hésiterait à rencontrer Fatshi qu’il accuse de vouloir torpiller l’accord de Kingakati. Mais dans ce bras de fer, les deux personnalités essaient de se neutraliser même si Kabila semble gagner la partie. Le pouvoir entrant qui a tenté de déstabiliser la présidente de l’assemblée nationale a été débouté par la justice. Dieu seul sait jusqu’où ira cette confrontation.

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