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Jacques Ndjoli, député national et cadre du parti Mouvement pour la Libération du Congo (MLC) est parmi les députés qui ont signé la pétition contre le bureau de l’assemblée nationale déposée ce samedi au palais du peuple auprès d’un huissier de justice. Pour lui, la gouvernance du parlement est une gouvernance du blocage, d’où il faut changer des acteurs pour « donner de la chance au pays ».


« Nous sommes venus déposer la pétition initiée par un groupe des députés que nous sommes, pour changer la gouvernance parlementaire, de manière à ce qu’on donne une chance à ce pays, par son parlement. Au-delà de ce qu’il y a, nous sommes dans une situation de crise, consécutive à une mauvaise lecture du régime politique qui est institué. Notre pays est sous une gouvernance de confrontation instituée par le joute politique, qui devrait promouvoir la concertation, l’harmonie au niveau le plus haut des institutions du pays. Or, il se fait qu’actuellement, la gouvernance parlementaire c’est une gouvernance d’obstruction, de blocage, qui nous amène à des conflits au niveau des bureaux, dans un pays qui est aussi fragile que le nôtre. Pour que nous puissions donner chance à ce pays, il faut une nouvelle majorité », a déclaré Jack Ndjoli

M. Ndjoli estime que le fait de fermer les bureaux de l’Assemblée nationale pour ne pas recevoir la pétition, est une obstruction au travail parlementaire.

« Ces méthodes non démocratiques de travail sont justement à la base de notre démarche. Une obstruction non seulement au niveau du travail parlementaire, mais une obstruction publique ; Je ne comprends pas pourquoi ceux qui estiment avoir la majorité peuvent refuser de recevoir un document en bonne et due forme, et de faire le débat et de passer au vote. Donc ça c’est une démarche non conventionnelle, tout simplement l’expression de cette gouvernance de blocage » a-t-il ajouté.

Contexte

Jeanine Mabunda et l’ensemble du bureau de l’Assemblée nationale sont visés par plusieurs pétitions réclamant leur départ. Parmi les pétitionnaires, il y a les députés du FCC, ceux du CACH et même ceux de l’opposition. Ils disent être plus de 250 à avoir apposé leurs signatures. Du côté du FCC, on écrit à la corruption. Le Conseil des sages de l'Assemblée nationale a été officiellement saisi par le bureau de Jeanine Mabunda. Des auditions et des confrontations seront organisées entre les prétendus corrompus et corrupteurs. Par cette action, le FCC espère que les députés corrompus seront sanctionnés. Certains pourront même perdre leurs sièges, disent les caciques de la plateforme de Joseph Kabila.




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