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À travers un message parvenu à 7SUR7.CD ce lundi 11 janvier 2021, le Réseau panafricain de lutte contre la corruption Unis-RDC affirme que la libération du directeur général de la Société Congolaise de Construction (SOCOC) et de l'ex-directeur général de l'Office des Voiries et Drainage (OVD), à la suite de la grâce présidentielle, est une énième entorse à la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo.

"La libération du DG de SOCOC et de l'OVD est une énième entorse à la lutte contre la corruption dans notre pays. Cette violation de l'article 5 de l'ordonnance des mesures de grâce consacre l'impunité et renvoi un message fort au peuple congolais qu'ils ne doivent rien espérer des dirigeants actuels", peut-on lire dans ce message signé par Jimmy Kande, coordonnateur Unis-RDC.

Pour cette organisation de la société civile, tous ces faits semblent se dérouler dans l'indifférence totale du président de la République. Elle rappelle aussi que cette libération intervient quelques semaines après la saga de l'Agence de prévention et de lutte contre la corruption, dont les animateurs impliqués dans des faits "gravissimes sont pour certains en vadrouillent et d’autres continuent d'exercer librement leurs fonctions". 

Par conséquent, Unis-RDC appelle à l'implication du président de la République pour que ces condamnés pour des faits de corruption retournent en prison.

"Il est plus que temps que le président de la République s’implique et que les auteurs impliqués dans cette affaire de libération des deux condamnés pour détournements des deniers publics et des faits reprochés à l'APLC soient hors circuit. Des faits reprochés à l’APLC et une telle mesure de grâce, au moment où l’on crie à l’État de droit, jette le discrédit sur le président", souligne le même document.   

Pour rappel, Benjamin Wenga et Modeste Makabuza, respectivement ex-DG de l'OVD et DG de la SOCO, condamnés pour détournement des fonds alloués au programme 100 jours du chef de l'État, ont été libérés le vendredi dernier. Ils ont bénéficié de la grâce présidentielle. 

Cependant, leur libération a suscité une vague d'indignation dans le pays. Saisi de ce dossier, l'avocat de Benjamin Wenga, maître Willy Wenga, a indiqué que "rien n'a été fait au hasard". "Juger frauduleux l'arrêté du ministre de la justice, c'est de l'offense au chef de l'État", avait-il déclaré devant la presse, le week-end dernier.

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