L’ancien président de la République démocratique du Congo, le sénateur à vie Joseph Kabila a défendu son travail de fin d'études à l’Université de Johannesburg le vendredi 22 octobre 2021. Il obtient dans la foulée le diplôme de Master en sciences politiques et relations internationales à l’issue des études qui ont duré cinq ans.Comme un symbole, c’est une université située au cœur du quartier historique de Soweto en Afrique du sud, qui a été choisie par Joseph Kabila. Cette banlieue pauvre de Johannesburg fût à la base des émeutes ayant conduit au mouvement de lutte anti-Apartheid menée par l’icône mondiale Nelson Mandela. L’Université de Johannesburg a été fondée en 2005 à la suite de la fusion entre la Rand Afrikaans University (RAU, fondée en 1966) et l’ancienne Technikon Witwatersrand (TWR, fondée en 1903), après l’incorporation précédente des anciens campus East Rand et Soweto de l’ancienne Vista University dans la RAU en 2004.


Au milieu de la journée, le vendredi 22 octobre, Joseph Kabila est tiré à quatre épingles lorsqu’il descend d’une berline noire et s’engouffre dans les bâtiments de la l’African Diplomacy and Foreign Policy « NRF SARChI », un centre de recherche de la Faculté des sciences humaines de l’Université de Johannesburg, situés à Auckland Park. Débute aussitôt la cérémonie qui finit par couronner l’ancien président congolais. Il décroche y un diplôme de Master en sciences politiques et relations internationales. « Ce diplôme couronne cinq ans d’études à distance au cours d’une cérémonie tenue au campus de cette université sous la direction du Professeur Chris Landsberg du Centre Africain pour la Diplomatie et le Leadership », révèle Adam Chalwe, Secrétaire national du PPRD, parti de Joseph Kabila.

POLITICO.CD s’est procuré une copie du travail de fin d’études de Joseph Kabila intitulé : « Du Désespoir à la Stabilité vers la Renaissance de la République Démocratique du Congo. Un narratif Auto-biographique et une Analyse Auto-ethnographique ». Il est structuré en six chapitres, y compris l’introduction et les remarques finales.

La première partie traite de l’Indépendance au coup d’État militaire de 1965, la seconde allant de 1965 à 1997, lorsque les forces de libération ont renversé le régime Mobutu. La période de transition est suivie par la Troisième République avec la promulgation de la nouvelle constitution en février 2006, adoptée plus tard par référendum populaire. Le chapitre suivant aborde la question du fonctionnement des institutions au cours de la première et de la deuxième législatures (2006-2011et 2011-2018) avec une note particulière sur les institutions d’appui à la démocratie.

Selon Joseph Kabila, il a fallu un “leadership fort” pour impliquer tout le monde dans ce qu’on appelle désormais la formule “1+4” convenue lors du dialogue de Sun City avec un président et 4 vice-présidents des anciens groupes rebelles, de l’opposition politique non armée et de la société civile. « Durant cette période, ce leadership a dû initier le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants dans la société (programme DDRR) pour assurer une paix durable dans le pays », explique-t-il dans son œuvre.

Sur le plan des relations internationales, le travail s’est appesanti sur les relations avec les Nations-Unies qui ont déployé une mission de maintien de la paix de près de 20 000 hommes, les relations avec les organisations multilatérales, les pays membres du Conseil de sécurité, le continent africain en particulier la SADC et les sous-régions d’Afrique centrale ainsi que les organisations influentes comme l’Union européenne et les pays de l’ASEAN.

En guise de conclusion, l’ancien président fait remarquer tout d’abord que des efforts collectifs sous son leadership ont réussi à réunir le pays qui était au bord de la désintégration totale en 2001, avec six armées étrangères, quatre rébellions majeures et plus d’une centaine de groupes rebelles. « Deuxièmement, avec la mise en place d’une Constitution et d’un arsenal des structures étatiques tant aux niveaux national que provincial, il a pu être lancé des programmes de développement économique qui ont mis la RDC sur la voie d’une amélioration sensible des conditions de vie (PIB per capita en 2001 à 158 USD et 487 USD en 2018) notamment en remboursant et effaçant la dette de 14 milliards de USD laissée par le régime de la deuxième République, le pays est passé d’un taux de croissance négatif en 2001 à un taux de croissance à deux chiffres notamment avec l’appui des institutions de Bretton Woods et d’autres organisations financières internationales notamment africaines et en identifiant les 5 grands domaines prioritaires (Les 5 Chantiers de la République) : éducation, infrastructures, création d’emplois, santé, eau et électricité », commente-t-il ensuite .

Selon Joseph Kabila, les élections générales de 2018 ont permis de “boucler la boucle” d’un leadership innovant avec l’organisation sur fonds propres d’une élection avec pour la première fois dans l’histoire du pays depuis 1960, un transfert pacifique des pouvoirs présidentiels honorant la Constitution établie en 2006.

Le Professeur Costa Georghiou, qui a dirigé ce travail, a plaidé auprès du récipiendaire d’accepter de prolonger son approche scientifique par un doctorat (PHD) dont le diplôme reçu ce jour lui ouvre scientifiquement les portes car équivalent à un Diplôme d’Études Approfondies (DEA) en système congolais.

politico.cd
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