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*Pendant que le Rassemblement multiplie des déclarations pour récuser Edem Kodjo à la facilitation du dialogue en République Démocratique du Congo, Steve Mbikayi, lui, contredit cette démarche d’une frange de l’opposition qui, à en croire ses propos, risque de créer un éternel recommencement. Pour lui, ce sont les mêmes qui avaient exigé la présence d’une facilitation internationale alors que la NCPS voulait une facilitation nationale. Dans une déclaration politique parvenue à La Prospérité hier, jeudi 4 août 2016, Steve Mbikayi, porte-parole de la Nouvelle Classe Politique et Sociale, dénonce le fait que certains opposants montent les enchères pour mettre la République en danger. Aussi, explique-t-il, il n’y a plus de temps pour songer à changer de Facilitateur surtout que l’heure n’est plus au recul. Expliquant les raison de son soutien au Facilitateur Edem Kodjo et sa contradiction avec le Rassemblement, plateforme politique dirigée par Tshisekedi, le Député National, Steve Mbikayi s’est exprimé en ces termes : «Peu après la désignation de Monsieur Kodjo, nous avons dénoncé, le fait pour lui de donner le pouvoir à un seul parti politique de désigner d’autorité, les 12 délégués de l’opposition au comité préparatoire. Pour nous, c’était une partialité de la part d’un facilitateur. Le parti privilégié avait soutenu le facilitateur dans ses positions. Deux mois plus tard, ce sont ceux qui avaient exigé un facilitateur international qui le récuse, demandant à l’UA d’en désigner un autre». Soutenant son argumentaire, le porte-parole de la NCPS pense que cette façon de changer des positions à tout moment, discrédite la classe politique congolaise. « Nous estimons qu’après avoir exigé et obtenu l’implication de plusieurs organisations internationales, demander le remplacement d’un facilitateur étranger par un autre étranger discrédite la classe politique congolaise. Pour cette raison, et tenant compte du temps qui nous reste pour entrer dans la zone de turbulence, la Nouvelle Classe Politique et Sociale s’oppose à la récusation du Facilitateur Edem Kodjo pour ne pas retarder le processus », a-t-il éclairé la lanterne de l’opinion tant nationale qu’internationale. Fort de ces arguments, la NCPS réitère son soutien de voir le comité préparatoire démarrer les travaux avec les forces politiques et sociales disponibles quitte à continuer à négocier avec ceux qui trainent encore les pas. Ci-dessous, l’intégralité de la déclaration de la NCPS !



NOUVELLE CLASSE POLITIQUE ET SOCIALE

OPPOSITION PRODIALOGUE

Chers amis de la presse,

L’actualité politique est actuellement dominée par l’impasse dans laquelle semble se trouver le processus devant nous conduire à un dialogue politique inclusif sensé balisé le chemin pour un processus électoral apaisé. Ne devront pas rester indifférent, nous nous sommes senti obligé de donner la position de notre plateforme, la Nouvelle Classe Politique et Sociale. Pour rappel, nous soulignons que sur cette question du dialogue nous avions déjà tout dit et prédit. Depuis plusieurs mois, nous avons objectivement analysé cette problématique et prédit tout se qui pointe à l’horizon dans un futur proche.

De la divergence sur la nécessité d’un dialogue politique
Comme vous le savez tous, nous avons commencé à soutenir la tenue d’un dialogue politique en 2013, au lendemain de l’adoption de la résolution 2098 par le Conseil de Sécurité de l’ONU.

Quand au lieu de convoquer le dialogue politique, le pouvoir avait convoqué les concertations nationales, entièrement organisées et contrôlées par lui, nous avions refusé d’y participer et avions créé, avec d’autres partis politiques de l’opposition, la Coalition pour un Vrai Dialogue « CVD ». Il s’était créé deux camps. Le notre, celui de ceux qui rejetait tout dialogue avec le pouvoir. Avec ce temps, tous les opposants qui revendiquait le dialogue, avait rejoint le camp des anti-dialogues !

Le camp de ceux qui soutenait une rencontre technique dite « la tripartite opposition-majorité-CENI ». Nous étions restés pratiquement seul à réclamer le dialogue au point que, pour cette seule raison, certains nous avaient collés plusieurs qualificatifs, les opposants pro-pouvoirs, les Kabiliste…

Large consensus sur l’opportunité d’un dialogue politique
Au fil du temps, tous les opposants ont fini par comprendre la nécessité du dialogue pendant plusieurs mois, nous avons sensibilisé l’opinion nationale sur le danger qui guette notre pays au vu du blocage du processus électoral. Plusieurs institutions internationales et gouvernements étrangers ont continué à soutenir la tenue du dialogue. Malgré tous, plusieurs collègues étaient restés de marbre. Connaissant bien notre classe politique, nous avions prévenus que tous les collègues anti-dialogue viendraient au dialogue malgré leur refus, apparemment catégorique. Aujourd’hui, nous sommes heureux de constater que la tripartite opposition-majorité-CENI est morte de sa belle mort. Après plusieurs et pressions de certaines institutions internationales et de certaines puissances étrangères, tous les acteurs politiques sont dorénavant pour le dialogue malgré les muances sur la nature du dialogue. Nous osons croire qu’ils ne sont pas devenus Kabilistes, faux opposants, opposants pro-pouvoir !

Dialogue résolution 2277 et le dialogue convoqué par l’ordonnance présidentielle
Tout en félicitant tous les collègues d’avoir accepté le dialogue, nous exhortons d’aller tout droit au but et de cesser de continuer à monter les enchères sans tenir compte du danger qui pointe à l’horizon. Il ne peut exister une différence entre le dialogue résolution 2277 et le dialogue ordonnance. Nous n’avons pas besoin d’une expertise quelconque pour comprendre que quand le conseil de sécurité vote une résolution concernant un pays qui n’est pas sous tutelle, son exécution nécessite des mesures d’applications nationales. Ces mesures sont contenues dans l’ordonnance présidentielle. L’ONU et les Etats ayant adopté cette résolution ont plusieurs fois affirmé que le dialogue convoqué par l’ordonnance présidentielle et bel et bien celui qui est prévu par les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU. Pour l’amour de la patrie, nous demandons à ceux des acteurs politiques qui bloquent sciemment le dialogue par plusieurs prétextes de revenir à la raison ; d’arrêter de créer artificiellement plusieurs obstacles ; et d’aller des préalables en préalables.

De la récusation du Facilitateur Kodjo
Bien avant la convocation du dialogue par l’ordonnance présidentielle nous avions exigé que le processus de ce dialogue soit co-facilité par deux congolais ; l’un désigné par l’opposition et l’autre désigné par la majorité. Certains d’entre nous, avaient rejeté notre proposition au motif que les congolais ne sont pas dignes de confiance ! Ils avaient soutenu que s un facilitateur international serait neutre et crédible. Peu après la désignation de Monsieur Kodjo, nous avons dénoncé, le fait pour lui de donner le pouvoir à un seul parti politique de désigner d’autorité, les 12 délégués de l’opposition au comité préparatoire. Pour nous, c’était une partialité de la part d’un facilitateur. Le parti privilégié avait soutenu le facilitateur dans ses positions. Deux mois plus tard, ce sont ceux qui avaient exigé un facilitateur international qui le récuse, demandant à l’OUA d’en désigner un autre. Nous estimons qu’après avoir exigé et obtenu l’implication de plusieurs organisations internationales, demander le remplacement d’un facilitateur étranger par un autre étranger discrédite la classe politique congolaise. Pour cette raison, et tenant compte du temps qui nous reste pour entrer dans la zone de turbulence, la Nouvelle Classe Politique et Sociale s’oppose à la récusation du Facilitateur Edem Kodjo pour ne pas retarder le processus. La NCPS réitère son soutien de voir ce comité préparatoire démarrer les travaux avec les forces politiques et sociales disponibles quitte à continuer à négocier avec ceux qui trainent encore les pas. Nous estimons aussi que l’exigence de la libération des prisonniers politiques est une préoccupation de toute l’opposition. Nous pensons que cette question devra être résolue pendant les travaux du comité préparatoire. Nous insistons pour que les travaux commencent avec ceux qui sont prêts. S’il est vrai que dans un pays, il y a des personnes plus importantes que d’autres, il est aussi vrai que dans la vie d’une nation personne n’est indispensable. Plaçons l’intérêt de la nation au dessous des intérêts personnels.

Le porte-parole

Steve Mbikayi

Président National du Parti Travailliste
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