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Dans une conférence de presse portant restitution des travaux du comité préparatoire, les délégués de l’opposition qui ont décidé de se battre en interne ont lancé un appel pathétique à l’endroit de ceux qui hésitent de rejoindre le train du dialogue en vue de barrer la route à tout projet visant le changement de la Constitution. C’était hier, mercredi 31 août 2016, dans la grande salle des conférences du Centre interdiocésain de Kinshasa. La délégation de l’opposition au Comité Préparatoire, soucieuse de sauver la démocratie en RDC, a évité d’aggraver les tensions et de monter les enchères de nature à prolonger l’attente. Pour elle, le Dialogue dont il est question trouve son appui sur la résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 30 mars 2016. Laquelle a pour objectif l’organisation des élections pacifiques, crédibles et conformes à la Constitution.

Ils étaient tous là, à la conférence de presse d’hier, mercredi 31 août 2016. Ils, ce sont les leaders de l’opposition qui ont pris part aux travaux du comité préparatoire. Il s’agit de Jean-Lucien Bussa, Chef de la délégation, Steve Mbikayi, Justin Bitakwira, Azarias Ruberwa, Sylvanus Mushi Bonane, José Makila, Papy Miantezolo, Bruno Mavungu, Pierre Kangudia, pour ne citer que ceux-là.

Des préalables de l’opposition et son combat, J-L Bussa souligne qu’il y a des ressemblances entre les points de vue de la délégation de l’Opposition qui est au comité préparatoire du Dialogue et l’autre camp de l’opposition qui s’y est opposé. A en croire ses propos, dans l’un et l’autre camp, le respect de la Constitution est un mot d’ordre ; dans l’un et l’autre camp, l’alternance démocratique est l’enjeu commun ; si bien que dans l’un et l’autre camp, personne ne pourra supporter la présence de Monsieur Kabila au pouvoir après le 19 décembre 2016.

«C’est pour toutes ces raisons que nous appelons nos frères et sœurs de l’UDPS et du G7 à rejoindre la délégation de l’Opposition au Dialogue afin de barrer pacifiquement la route à Monsieur Kabila et sauver la démocratie en République Démocratique du Congo», a-t-il expliqué.

Steve Mbikayi reste constant…

Egal à lui-même, le Député National, Steve Mbikayi, Coordonnateur de la Nouvelle Classe Politique Sociale est resté constant quant à l’idée d’une transition de trois ans, parce que, soutient-il avec force, il est impossible d’organiser les élections dans le délai constitutionnel. Il y a lieu de rappeler que c’est depuis 2013 que Steve Mbikayi se bat pour la tenue d’un dialogue inclusif qui permettrait de résoudre les problèmes du pays. Dans son plan de sortie de crise, la NCPS avait martelé, noir sur blanc, tout en évitant le bain de sang, la nécessité d’une transition de trois ans qui permettra à l’opposition de prendre la tête de la primature et gérer les choses autrement car la majorité a échoué dans sa mission. Répondant aux accusations faisant allusion à la corruption par la majorité de l’opposition au comité préparatoire, le Patron du Parti Travailliste pense qu’il faut mettre fin à la politique qui vise à déstabiliser les leaders qui ont un avis contraire. «En RDC, si une personne est d’avis contraire, les adversaires se versent dans les injures et des calomnies non fondés. Nous pensons que la politique est une affaire des idées», a-t-il dénoncé. Jusqu’ici, faut-il le reconnaître, ce que Steve Mbikayi dit fini par se réaliser. Et l’élu de la Tshangu pense qu’il y aura bel et bien une transition après le dialogue.

Bitakwira : « faites nous confiance »

Justin Bitakwira, Président National de l’Alliance pour la République et la Conscience Nationale et Porte-parole de l’Opposition a demandé à l’ensemble de la population congolaise de leur faire confiance car, estime-t-il, il est plus important de faire valoir les préalables en interne, plutôt que de crier à l’extérieur. «Faites nous confiance, nous allons au dialogue pour défendre la nation», a-t-il dit.

José Makila : «Chacun a touché 286$ par jour… »

José Makila a profité de l’occasion pour mettre fin aux spéculations sur le per diem qu’aurait reçu chaque participant lors des travaux du comité préparatoire à Béatrice Hôtel. «La question de per diem, parlons-en, contrairement à ce que vous insinuer, chaque leader a touché 286$ par jour, même ceux qui crient à la télé ont touché cette somme, et c’est le taux fixé par les Nations Unies», a-t-il dévoilé.
Kevin Inana



CONFERENCE DE PRESSE DE LA DELEGATION DE L’OPPOSITION AU COMITE PREPARATOIRE DU DIALOGUE

Mesdames et Messieurs de la presse,

Comme vous le savez, le Comité préparatoire du Dialogues convoqué à la suite de la Résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations-Unies a vécu.

Trois séances durant, les parties en présence ont statué sur un projet de feuille de route proposé par le facilitateur, SEM Edem KODJO. Ces travaux se sont déroulés sous l’œil vigilant de la Communauté internationale, qui a décidé d’accompagner le peuple congolais dans le processus de règlement du différent artificiellement crée par la majorité au pouvoir se rapportant à l’organisation de l’élection présidentielle en République Démocratique du Congo. L’Opposition politique a pris part à ce débat de la haute portée politique. Néanmoins, la diversité constitutive de la classe politique n’a pas permis de réunir tout le monde. Pour diverses raisons, que nous comprenons et respectons par ailleurs, certains de nos compatriotes membres de l’Opposition ont décidé de ne pas prendre part audit Comité préparatoire.

En ce qui nous concerne, soucieux de sauver la démocratie dans notre pays , d’éviter d’aggraver les tensions et de monter les enchères de nature à prolonger l’attente, l’Opposition politique par devant vous avait décidé de se présenter à l’Hôtel Béatrice pour prendre part aux travaux du comité préparatoire du Dialogue. Le Dialogue dont il est question trouve appui sur la résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations-Unies du 30 mars 2016, laquelle a pour objectif l’organisation des élections présidentielles et législatives pacifiques, crédibles et conformes à la Constitution. La Résolution 2277 a ceci de particulier : elle exige du Gouvernement de la République démocratique du Congo et à ses partenaires nationaux , en particulier la Commission Electorale Nationale Indépendante, de veiller à la transparence et à la crédibilité du processus électoral, étant donné qu’il leur incombe au premier chef de créer des conditions propices à la tenue des prochaines élections et notamment de faire une priorité des conditions nécessaires à la tenue des élections présidentielles et législatives prévues en novembre 2016, conformément à la Constitution. Cette résolution exhorte par ailleurs, le Gouvernement et toutes les autres parties concernées à créer les conditions nécessaires pour que le processus électoral soit libre, juste, crédible, ouvert, transparent, pacifique et conformes à la Constitution congolaise , pour qu’il s’accompagne d’un débat politique libre et constructif, et pour que soient assurés la liberté d’opinion et d’expression, la liberté de réunion, un accès équitable aux médias, y compris aux médias d’Etat, et la sécurité et la liberté de circulation de tous les candidats, ainsi que des observateurs et témoins , des journalistes, des défenseurs des droits de l’homme et des acteurs de la société civile, notamment des femmes.

Enfin, la Résolution 2277 invite la Commission Electorale Nationale Indépendante à publier un calendrier complet révisé couvrant la totalité du cycle électoral, demande au Gouvernement de la République Démocratique du Congo d’élaborer rapidement un budget et un code de régularité afin que les élections puissent se tenir dans les temps, en particulier la présidentielle et les législatives de novembre 2016 prévues par la constitution, dans le respect de la Charte africaine de la

Démocratie, des élections et de gouvernance, et demande à toutes les parties prenantes d’engager un dialogue politique ouvert et sans exclusive sur la tenue de l’élection présidentielle, conformément à la constitution.

Mesdames et Messieurs de la Presse,

Comme vous pouvez le remarquer, la Résolution 2277, prise dans le cadre du Chapitre VII de la carte des Nations-Unies, c’est-à-dire le recours à la force en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix ou d’acte d’agression, est une approche plus qu’heureuse pour nous permettre de barrer la route et mettre fin à une dictature qui avance masquée et qui pointe désormais à l’horizon.

La feuille de route du Comité préparatoire en dit long. Elle fixe les principes conducteurs du dialogue auxquels toutes les parties signataires ont souscrit : le respect de la constitution et la Résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 30 mars 2016, l’alternance démocratique comme enjeu politique, le climat de confiance, qui implique entre autres la libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion et la restitution à leurs propriétaires des biens injustement saisis ou confisqués. Ce préalable posé par l’Opposition dans sa globalité a été présenté officiellement par la délégation de l’Opposition présente au Comité préparatoire du Dialogue. Et nous attentons une suite concrète. L’agenda arrêté par les parties en présence au comité préparatoire met en garde en avant plan la question prioritaire de l’organisation d’élections conformément aux principes énoncés par la Constitution.

Mesdames et Messieurs de la presse,

De ce point de vue, l’on peut en effet y déceler beaucoup de ressemblances entre la délégation de l’Opposition qui est au comité préparatoire du Dialogue et l’autre partie de l’Opposition qui s’y oppose :

Dans l’un et l’autre camp, la Résolution 2277 et la Constitution fortement notre approche de résolution de la crise politique ;
Dans l’un et l’autre camp, le respect de la Constitution est un mot d’ordre ;
Dans l’un et l’autre camp, l’alternance démocratique est notre enjeu commun ;
Si bien que dans l’un et l’autre camp, personne ne pourra supporter la présence de Monsieur Kabila au pouvoir après le 19 décembre 2016.
C’est pour toutes ces raisons que nous appelons nos frères et sœurs de l’UDPS et du G7 à rejoindre la délégation de l’Opposition au Dialogue afin de barrer pacifiquement la route à Monsieur Kabila et sauver la démocratie en République Démocratique du Congo.

Je vous remercie.

Fait à Kinshasa, le 31 Août 2016

Jean-Lucien BUSSA TONGBA

Porte-parole de la Délégation


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