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Ils veulent que leurs droits soient respectés autant que tous les congolais, entendu que le pays a ratifié la charte des Nations Unies en matière de Droits de l’Homme. Réunis au sein de JEUNIALISSIME, les LGBTIQA (Lesbienne, Gay, Bisexuels, Transgenres et Transsexuels, Instersexueux, Queer ainsi que Asexuels) ont décidé de lever le voile. En effet, dans une mise au point remise à la presse jeudi 24 novembre dernier au siège de cette association située aux Galeries présidentielles dans la commune de la Gombe, ils ont indiqué, qu’ils veulent essayer de changer les mentalités de la population généraliste pour être plus tolérant. Car, ils constatent une stigmatisation très accrue au sein de la société, suite à cette pratique liée à leur vie privée, qui existe pourtant en RDC.

Pourquoi doit-on discriminer quelqu’un pour sa vie privée ? C’est la question que se pose cette association de défense de la minorité. Il s’agit d’une déviation du terme génial. JEUNIALISSIME est une association des jeunes qui a pour but, rassembler diverses communautés, y compris les plus vulnérables pour une tolérance mutuelle. Selon Patou Izay qui l’a présentée, les ‘’LGBTIQA’’ constituent toutes les personnes qui ne relèvent pas des hétérosexuelles ou ne vivent pas selon les principes hétéro-normés. La communication étant IMPORTANTE, à cet effet, il était plus que nécessaire qu’ils se lèvent pour sensibiliser la société quant à la tolérance à l’égard de cette frange de la population qui fait partie intégrante du pays.

Quelques précisions

En des termes clairs, il a apporté quelques précisions au sujet des mots employés selon tel ou tel autre cas. Dans cette exhaustivité, il a présenté le sexe comme étant un dispositif qui permet de différencier le mâle de la femelle. Au-delà de l’aspect génital, il y a les caractères chromosomique, hormonal et gonadique. Pour ce dernier cas, le mâle possède des testicules et la femelle un vagin. En matière d’hormones, la différence se situe au niveau de testostérone et progestérone. Seulement, il existe des êtres qui ont des caractéristiques ambigües. Dans ce cas, ils sont qualifiés d’intersexués. ‘’Souvent, on présente ceux qui ont deux sexes comme étant hermaphrodites. Ce sont des cas rares. Pourtant, ils existent même en RDC’’, signale-t-il.

Parlant du genre, c’est l’ensemble des règles de la société qui déterminent ce qu’un être est censé faire. En réalité, c’est ce qui dicte le comportement de l’être humain, homme ou femme. Mais, toujours est-il qu’il change, selon la conception culturelle d’une société à une autre. L’expression du genre, par ailleurs, consiste au niveau individuel, d’exprimer, entre autres, comment vivre et s’habiller, selon qu’on est femme ou homme. L’identité du genre, quant à elle, est le fait de se reconnaître dans un genre quelconque.

Tandis que le transgenre, est le fait de ne pas se reconnaître dans le genre qui a été attribué dès la naissance. C’est pourquoi, en grandissant, ces êtres ont tendance à se comporter dans le contexte où ils sont plus à l’aise, c’est-à-dire, ‘’ d’un homme à une femme’’ et ‘’ d’une femme à un homme’’.

Aussi, fait-il remarquer, il existe une majeure partie des personnes hétérosexuelles, alors que les autres sont homosexuelles. E ce fait, il y en a qui sont en mesure de tomber amoureux, des femmes que des hommes, appelés, communément ‘’bisexuels’’. Cela, en comptant ceux qui ne tombent jamais amoureux appelés asexuels. Les ‘’Qeer’’ (bizar en anglais) par contre, est un terme politique de la catégorie de ceux qui veulent se faire accepter comme tel, sans qualification quelconque. ‘’Je sous-entends ici, ceux-là qui sont contre les normes hétéro-normatives’’, dit-il. Celui qui fait la transition de sexe est transsexuel.

Regret

De par le tableau de toutes ces catégories de personnes qu’il a peint, ce jeune, très engagé dans la lutte contre la discrimination des minorités, indique que les homosexuels constituent une bonne frange de la population à ne pas négliger. Et ce, malgré qu’aucune statistique n’ait, du moins jusque-là, déterminée leur nombre à travers le pays. Il croit dur comme fer que ce mouvement a existé depuis des siècles, même en Afrique. Mais, l’Occident a devancé en termes de révolte, pour réclamer la liberté. ‘’C’est une question des Droits Humains’’, renchérit-il. Il regrette que la stigmatisation empêche les victimes de jouir de leurs droits les plus légitimes. C’est d’ailleurs pour cette raison que JEUNIALISSIME prône la tolérance, avec comme vision, permettre à chacun d’être ce qu’il désire. Seulement, en RDC, il n’existe pas de loi spécifique condamnant l’acte d’homosexualité. ‘’Si on crée une loi qui criminalise l’homosexualité, n’est-ce pas là une manière de discriminer les différentes sensibilisations notamment, sur le VIH/SIDA au niveau national’’, craint-il.
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