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A l’heure de la redistribution des cartes, on s’interroge sur les ressorts de ce faisceau d’accusations sans fondement.

Un tour dans les couloirs de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), nous a permis d’apprendre hier qu’un membre de l’Assemblée plénière a mis sur la place publique, des problèmes liés au fonctionnement de cette institution d’appui à la démocratie. Dans ses allégations, ledit membre déclare, à qui veut l’entendre, que la planification et les budgets des opérations dans les zones opérationnelles 1 et 2 n’auraient pas été examinés et validés par la plénière. Pas seulement. Il évoque, en outre, des difficultés et faiblesses que les agents de la Ceni éprouveraient présentement dans les opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs. Comme si cela ne suffisait pas, ce membre de l’Assemblée plénière parle également de l’absence de monitoring personnel des activités de la Centrale électorale.

Sur base de ces déclarations, ça se chuchote dans les travées de la Ceni. Tout le monde, la main sur le cœur, déplore la manière d’agir de ce membre, alors qu’il existe au sein de la Ceni des structures appropriées permettant à chaque membre de l’Assemblée plénière d’exprimer, en toute liberté, ses préoccupations. Principalement des observations liées au fonctionnement de l’institution. Et donc, il appartient auxdites structures d’examiner la pertinence du problème posé et au besoin, d’y envisager des solutions nécessaires. En d’autres termes, il revient à ces organes, et non pas aux individus, de statuer sur n’importe quel problème qui surgirait sur le déroulé même des activités de la Ceni. Malheureusement. Au lieu de se soumettre à cette discipline de la structure, ce membre de l’Assemblée plénière, tel un électron libre, a préféré prendre une tout autre voie : la place publique !

ATTITUDE RESPONSABLE DU PRESIDENT NANGAA
Problème, sa démarche est tout aussi irrégulière que maladroite. Mais aussi et surtout, les prétendus problèmes posés ne résistent pas à l’analyse des faits. Bien plus, son argumentaire repose sur des prémisses hypothétiques du genre " Il semble que…". Des spécialistes en logique formelle savent pertinemment la conclusion que peut donner ce genre de syllogisme. Plus grave, ces prémisses bancales débouchent curieusement sur des inférences péremptoires. Tantôt, il parle de l’Assemblée plénière qui n’aurait pas examiné et validé la planification et les budgets dans les zones opérationnelles 1 et 2. Tantôt, il évoque le manque de restitution de l’évolution des opérations à ladite Assemblée.
Dans les couloirs de la Ceni, on ne cesse de louer l’attitude responsable du président de cette institution, Corneille Nangaa Yobeluo qui, au lieu de suivre son collègue sur ce terrain peu recommandable, a plutôt préféré prendre de la hauteur. Toujours dans ces mêmes couloirs de la Centrale électorale, nous y avons appris que depuis qu’il a été désigné à la tête de cette institution, Corneille Nangaa règle tous les différends internes au sein des structures habilitées.

QUAND L’ABSENTEISME CONDUIT AUX SUPPUTATIONS
Le membre de l’Assemblé plénière, auteur des accusations, a-t-il les preuves de ses allégations ? En tout cas à la Ceni, les différentes réactions convergent. La perfection étant le domaine de Dieu, nulle organisation ne peut échapper aux failles liées à son fonctionnement. C’est naturel. A ce titre, il ne serait pas malveillant pour n’importe quel membre du groupe, de faire des observations nécessaires de manière à permettre audit organe d’atteindre ses objectifs. Encore faudrait-il que celui qui critique, suive le plus régulièrement possible la vie de l’organisation dont il fait partie. Ce qui, malheureusement, ne semble pas être le cas du membre de l’Assemblée plénière de la Ceni dont le nom est constamment revenu hier, sur toutes les lèvres des cadres et agents de la Centrale électorale. A l’unanimité, le personnel de la Ceni, jusqu’au dernier agent, témoigne que l’homme est rarement présent dans l’enclos de la Ceni. " C’est un grand absentéiste ", a-t-on appris hier sur place.
Ce constat amène à se poser des questions de fond. Comment peut-on prétendre relever des failles fonctionnelles d’une organisation, dès lors qu’on est soi-même absent ? Par quelle alchimie, cet homme qui brille par son absence, serait-il au fait de problèmes qui se posent à la Ceni, si lui-même n’est jamais régulier ? De quelle manière serait-il mis au courant de l’évaluation mi-parcours des opérations actuelles d’identification et d’enrôlement des électeurs en provinces, lui qui participe rarement aux différentes réunions de la Plénière de la Ceni ? Ceci explique donc cela.
En ce qui concerne par exemple, la prétendue " opacité " évoquée dans la planification et les budgets des opérations dans les zones opérationnelles 1 et 2, les infos glanées hier dans les couloirs de la Ceni renseignent que les deux opérations avaient été préalablement examinées et validées par la plénière. Alors que dans ses accusations, ce membre de l’Assemblée plénière prétend soutenir le contraire. Pas seulement. L’homme s’en est allé jusqu’à mettre en exergue des difficultés de terrain. En tout cas, c’est le contraire qui aurait étonné. Dans un pays-continent comme la RD Congo, aux infrastructures de base déficitaires, la Ceni pourrait-elle prétendre mener toutes les opérations préélectorales avec toutes les facilités du monde ? Quel Congolais irait donc jusqu’à ignorer le problème des infrastructures routières qui se pose avec acuité dans l’arrière-pays ? A partir du moment que les voies de communication sont défectueuses, il est donc naturel que la disponibilité de liquidités pour la paie des agents de la Ceni en province, en subisse également le coup. 


Là où le bât blesse, c’est que toutes ces difficultés et fameuses " faiblesses rencontrées sur le terrain ", sont régulièrement portées à la connaissance de l’Assemblée plénière. Qui mieux est, au cours de ces différentes séances de restitution, les membres de cet organe ainsi que le Secrétaire exécutif national, débattent et dégagent des pistes d’issues. Ce, soit après leur retour de terrain, soit sur base des rapports journaliers des membres. De là, à ameuter l’opinion, il y a donc de quoi se poser mille et une questions.
Toujours sur ce point précis, faut-il, à bras raccourcis, jeter de l’opprobre sur l’actuelle Ceni, comme si les difficultés évoquées étaient son lot ? Sinon, quelle est la magie utilisée par la Commission électorale indépendante (CEI) en 2006 et la Ceni, version Ngoy Mulunda en 2011, pour échapper à ces différents écueils ? Autant dire que les réalités de terrain auxquelles la CENI est confrontée actuellement, sont l’héritage naturel du passé. Les mêmes causes produisant les mêmes effets.

QUAND LA GUERRE DES POSTES PLACE LA CENI DANS L’ŒIL DU CYCLONE
Au-delà de la maladresse de la démarche et de la vacuité de l’argumentaire, il y a de quoi se poser des questions substantielles. La plus importante serait de se demander si ce membre de l’Assemblée plénière a agi de son seul gré. Possible. Mais on peut aussi en douter quand on sait que maintenant, à l’heure de la redistribution des cartes, la Ceni se trouve aussi malheureusement dans l’œil du cyclone. Beaucoup d’acteurs politiques en mal de positionnement, n’ont d’yeux que pour cette stratégique institution d’appui à la démocratie. C’est un secret de polichinelle.
Dans cette boulimie du pouvoir, les Congolais ont encore fraiche dans leur mémoire collective, la très récente campagne contre le président de la Ceni. Une attaque qui a fait flop. Dans leur " carquois ", les auteurs de ladite campagne avaient plusieurs flèches, toutes empoisonnées. Objectif : avoir la peau de Corneille Nangaa. Raison avancée : l’actuel bureau de la Ceni n’inspirait plus confiance !
Un saut dans le passé, renseigne que la campagne contre la Ceni avait annoncé ses couleurs dans le second semestre de l’année 2016. Le tout se déclinait en termes de politisation rampante autour de cette institution ayant la charge d’organiser les élections libres, démocratiques et transparentes. L’année ayant été réputée électorale, les acteurs politiques avaient trouvé l’occasion de tout demander à la Ceni. Dans la foulée, une frange de l’Opposition, par exemple, s’en était allée jusqu’à exiger une refonte totale du bureau actuel de la Centrale électorale. Dans leur argumentaire, les auteurs de cette requête reprochaient à l’équipe actuelle de Corneille Nangaa le fait de n’avoir pas respecté les différentes échéances du processus électoral en cours.
Par ailleurs, au mois d’août 2016, la même opposition avait sommé la CENI de convoquer le corps électoral au plus tard le 19 septembre dernier. Quelques mois auparavant, soit en 2015, c’est encore la même Ceni qui a été la cible des flèches empoisonnées des acteurs politiques qui lui demandaient de présenter un calendrier électoral global ! Tout s’est passé et se passe encore comme si l’actuelle Ceni avait hérité d’un passif élogieux. Tout se dit comme si les impairs reprochés à la CENI, version Ngoy Mulunda, avaient déjà été corrigés. Pourtant.
Depuis, des manœuvres politiciennes visant la déstabilisation de l’actuel bureau de la CENI se multiplient. Simple métonymie. Plus que le bureau, c’est la personne du président de la Ceni, Corneille Nangaa qui est visée. Ses bourreaux lui reprochent de n’avoir pas organisé les élections dans les délais constitutionnels prévus. Vu des observateurs indépendants, cet argument est perçu comme ce fameux arbre qui cache la forêt. Et donc, ne tient pas la route.

12 MILLIONS D’ELECTEURS DEJA ENROLES !
Que les politiciens se livrent à des batailles de partage du pouvoir, c’est de bonne guerre. Cependant, la Ceni qui est une structure technique, devrait être à l’abri de toutes les querelles politiciennes de ces deniers temps. Au moment où les politiciens se battent pour le partage du pouvoir, la Centrale électorale quant à elle avance. Echos favorable, jusqu’hier jeudi, la Ceni a atteint 12 millions d’électeurs enrôlés. Et donc, rein qu’à considérer les conditions dans lesquelles elle travaille, la Ceni mérite plutôt des fleurs. Et aussi, au moment où tout se mijote, Corneille Nangaa lui-même affronte les dures réalités de ce pays aux dimensions continentales pour superviser personnellement les opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs. Après Kisangani, il se trouvait hier au Maniema où la Ceni a franchi plus de 50 % de ses prévisions. Dans tous les cas, le travail qu’abat ce fin technicien est apprécié à sa juste valeur par ses mandants. 


Le poste de président de la Ceni revenant à la Société civile, plus particulièrement aux Confessions religieuses, depuis l’époque de la CEI, les chefs des confessions religieuses n’ont de cesse renouveler leur confiance au président de la Ceni.
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