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*Loin de la terre bénie de ses ancêtres, à des milliers de kilomètres de Kinshasa, la capitale de la RD. Congo, l’ex-Premier Ministre Samy Badibanga Ntita tient, mordicus, à influer sur la scène politique congolaise. ‘’Je ne pense pas qu’on puisse terminer l’enrôlement et que le fichier électoral soit prêt à fin juillet 2017. Je ne pense pas, non plus, qu’on puisse organiser les élections en RDC sans le Kasaï’’, tranche-t-il, dans un élément sonore posté à l’affiche de l’Hebdomadaire Jeune Afrique. Samy Badibanga Ntita joint ainsi sa voix à celle de tous ceux qui, au pays ou ailleurs, sont d’avis que les élections pour des élections conduiraient à l’érosion du consensus et, donc, au désastre et à la débâcle.

Kasaï, le bastion…

Faudrait-il que la classe politique s’arrête un moment et réfléchisse encore et toujours sur ce qu’il faut faire, pour sauver la patrie et sauvegarder la paix sociale ? Que faire alors ? Va-t-on vers un troisième dialogue, après les deux premiers qui ont été organisés à la Cité de l’Union Africaine à Mont-Ngaliema et au Centre Interdiocésain, sous les auspices des Evêques à la Gombe ? Badibanga ne s’y étend pas. Il soutient, néanmoins, que l’Accord du 18 octobre 2016 permettait d’instituer la transition vers des élections, fin avril 2018. Mais, chemin faisant, ce processus a été interrompu par la signature d’un nouvel Accord, le 31 décembre 2016. S’il faut parler de date des élections, il rappelle que ce dernier Accord fixe, plutôt, l’échéance à fin décembre 2017. Quand bien même, l’on serait mal parti, avec la situation survenue au Kasaï qui constitue, pourtant, le centre du pays et, même, le bastion de l’Opposition.

Opposition de proposition

Or, au-delà de ses quelques mois de bail passés à l’Hôtel du Gouvernement, il se conçoit toujours comme opposant. En des mots précis et clairs, Badibanga y croit, dur comme fer. ‘’Je suis toujours de l’Opposition. Sauf que je ne fais pas de l’Opposition pour m’opposer à tout, envers et contre tout. Je fais de l’opposition de proposition pour aller, justement, vers des élections tant recherchées par tous’’, affirme-t-il. Il dresse, par ailleurs, un bilan positif de son bref passage à la tête du Gouvernement.

Retraite

Il est, certes, en retrait. Mais, pas à la retraite. Il y a un temps pour tout, disait l’Ecclésiaste. C’est sans nul doute, pour se refaire la santé et, surtout, pour requalifier ses stratégies et prendre de nouveaux contacts que Samy Badibanga, nommé Premier Ministre, le 17 novembre 2016 et poussé à la démission, le 7 avril 2017, pour laisser son piédestal à Bruno Tshibala, arrivé aux affaires, lui aussi, le même jour, a fait une éclipse sur l’agora politique.

Très bientôt, à la prochaine saison de septembre 2017, il sera là, dans son hémicycle habituel, à la petite chambre du Parlement, pour poursuivre son combat au service de ses électeurs de Mont-Amba, de son Groupe Parlementaire Udps & Alliés, de l’espace Grand Kasaï et, dans une large mesure, de la RD. Congo.

Appel aux progressistes

Actuellement, il effectue une tournée en Europe et aux Etats-Unis. A Washington, il a notamment, rencontré le sénateur républicain Jim Inhofe, ainsi que Stephanie Sullivan, ex-ambassadrice au Congo-Brazza et qui, au sein du Département d’Etat, est secrétaire adjointe au Bureau des affaires africaines. Il s’apprête, enfin, à lancer un « courant» politique baptisé ‘’Les Progressistes’’ ; une machine destinée à rassembler divers partis et personnalités politiques sous la bannière d’une nouvelle vision pour la conquête du pouvoir aux prochaines élections et la concrétisation de l’alternance démocratique.
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