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Echauffourées hier, mardi 12 décembre 2017, à l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication. Comme dans plusieurs universités et instituts supérieurs déjà, l’Ifasic a décidé de se soulever lui aussi suite à une banale incompréhension, par le biais de quelques étudiants des classes du deuxième cycle, en créant un véritable tollé pour protester contre l’exagération des frais académiques. Cette situation qui prend visiblement les allures des mouvements populaires, tracasse énormément les autorités publiques, en particulier le Ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire qui, d’ailleurs, est appelé à prendre des décisions sérieuses sur cette affaire.

Après un vive moment de tension hier dans l’après-midi, le Recteur et le Personnel administratif de l’Ifasic ont tenté d’apaiser les nerfs incontrôlables des étudiants, qui ne demandent pas plus que l’exonération du montant des frais académiques fixés cette année à 550.000 francs congolais pour les novices du premier graduat, et 480.000 francs congolais pour les classes montantes. Pour plusieurs étudiants, le gouvernement et leur Institut ne parlent pas le même langage. L’autorité a ordonné des montants à payer autre que ce qu’elle a précédemment promis aux étudiants. Et la direction de l’Ifasic, pauvre exécuteur des décisions hiérarchiques, ne peut que se soumettre.

Le lundi dernier, un groupe de quelques étudiants associés à la coordination estudiantine se sont arrogés, lors d’une petite réunion de fixation, pour effectuer une descente le jour suivant auprès du Ministre de l’ESU, M. Steve Mbikayi afin de lui faire part de la situation fort embarrassante qui torture les poches et le moral des apprenants, mais aussi de leurs tuteurs en ces temps de crise qui frappe sans retenue la RD. Congo. c’est, en effet, ce qu’ils ont tenté de faire lorsque quelques membres des forces de l’ordre sont apparus au sein de l’institut pour mettre aux arrêts le chef de promotion de la faculté de la communication des organisations en deuxième licence alors qu’il passait un communiqué dans l’auditoire de première année journalisme. En tentant de résister aux éléments de la Police, plusieurs universitaires sont sortis de leurs salles pour venir au secours de cet étudiant. Quelques étudiants présents affirment que c’est le secrétaire général académique qui a ordonné cette instruction, sous les commandes du recteur. C’est ce qui a donc créé un gros soulèvement qui a poussé le recteur de l’Ifasic, Rigobert Munkeni, à stopper les cours dans toutes les classes et faire évacuer les étudiants fortement en colère. Ce dernier a également signalé, au cours d’une petite communication, que s’ils arrivaient à réduire le montant des frais, il n’est pas sûr que les professeurs et le corps académique iront jusqu’au bout de leur engagement, faute des moyens financiers. Hormis le gouvernement qui est sous le poids d’une prise immédiate des décisions, pour l’instant, la balle est dans le camp des étudiants.

La Pros.
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