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L’après marche de l’Opposition est, selon lui, un nouveau tournant dans l’histoire de la RDC. L’on retiendra que la marche pacifique a été étouffée et les libertés d’expression et de mouvement confisquées, explique Batumona. Président du Mouvement de Solidarité pour le Changement, Président de la plateforme Front du peuple et membre du Comité des sages du Rassemblement, cet homme politique a salué la maturité du peuple congolais qui s’est rangé derrière ce méga-plateforme, en suivant le mot d’ordre de la marche du jeudi 30 novembre dernier. Le peuple a bravé la peur, en répondant à l’appel à des manifestations sur l’ensemble de l’étendue du territoire national, a-t-il lancé sur les ondes de la radio onusienne. Le but, a-t-il rappelé, était de dire non au régime actuel dont le sursis d’une année accordé par l’Accord de la Saint Sylvestre expire le 31 décembre 2017. La même manifestation était une expression de rejet de la loi électorale, insiste-t-il, malgré le dispositif policier qui a été déployé pour étouffer la marche. Il pointe du doigt accusateur le régime en place de bloquer le consensus politique obtenu grâce à l’Accord du Centre Interdiocésain de Kinshasa. Hier, jeudi 30 novembre 2017, le Rassemblement a appelé à des manifestations sur l’ensemble du territoire national. Peu avant cette marche, le Président Batumona a expliqué les péripéties qui ont conduit à ce que le Rassop décide de la marche pacifique. Il a rappelé les réunions qui ont été tenues avant d’aboutir à la résolution d’organiser la marche pacifique. Il a expliqué les raisons du report de la date du 28 novembre à celle du 30 novembre. C’était, indique Diatabawu, pour éviter l’affrontement recherché par la MP. Donnant le bilan de cette marche, il souligne que la marche a été une totale réussite pour deux raisons. La première est de dire à Joseph Kabila, Président de la République, que son mandat s’arrête le 31 décembre 2017 et qu’il ne peut pas diriger la transition. ‘’Aussi longtemps qu’il est là, il ne peut pas organiser les élections dans ce pays. Nous pensons qu’il doit laisser la place pour que les élections puissent bien se dérouler’’, a déclaré Laurent Batumona au cours d’une émission dans une radio périphérique. Une autre raison est celle qui concerne la loi électorale. Pour le Sage du Rassop et Député national, la loi électorale actuelle a été modifiée en 2015 et, il s’est posé la question de savoir quelle est cette tare que contient cette loi pour qu’elle puisse subir une modification aujourd’hui. Pour lui, la démarche du pouvoir est de restreindre la liberté d’expression et de mouvement des citoyens congolais. Il a rappelé, en outre, qu’il y a dans ce pays des élus qui ont été de la société civile. A ce effet, demander la caution de 500.000 FC et exiger un seuil de 3% de représentativité, c’est une façon d’écarter une catégorie de congolais aux élections. ‘’Cette manifestation, quel que soit le nombre de militaires qui ont envahi les rues de la capitale, a été une réussite’’, déclare Laurent Batumona, qui plus est, se dit non surpris de la volonté du régime d’étouffer la marche pacifique. ‘’Nous pensons que c’est un début et il y aura d’autres manifestations pacifiques’’, conclut-il.
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