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Où va la RD. Congo ? Finalement, que veut-on faire de ce pays ? Telles sont des questions qui taraudent les esprits, depuis que des initiatives prises par le Comité Laïc de Coordination ont tendance à tout chambouler. Si, pour obtenir l’alternance démocratique, la voie royale et démocratique est et reste celle des élections, l’on peut dire raisonnablement qu’aujourd’hui plus qu’hier, les balises sont posées.

La loi électorale, celle-là même qui, en janvier 2015, avait fait couler du sang à cause d’une des dispositions jugée problématique, a été, cette fois-ci, adoptée et promulguée. Même si l’on sait, par ailleurs, qu’un groupe de Députés et Sénateurs, l’auraient attaquée devant la Cour Constitutionnelle, il appartiendra à cette dernière de statuer et de trancher. Mais, quoi qu’il en soit, le calendrier électoral est là. Les échéances électorales sont fixées au 23 décembre 2018. Il reste, cependant, qu’au mois de mars, lors de la tenue de la prochaine session ordinaire du Parlement, que la loi portant répartition des sièges soit examinée de fond en comble, pour permettre à l’arsenal juridique nécessaire à la tenue des élections de se constituer. Parallèlement, le fichier électoral subit, dans l’entretemps, un dernier toilettage pour chasser les doublons et garantir sa fiabilité pour la matérialisation du processus électoral.

Obstacles ?

En ce moment-là, les entraves ou écueils étant levés, il ira de soi que les élections soient organisées, dès lors que l’épineuse question corollaire, celle des moyens sera réglée progressivement par les autorités congolaises ainsi que par tous les autres bailleurs engagés au processus électoral.

En juin 2018, la CENI qui, aujourd’hui, bat campagne pour faire accepter la machine à voter que le Centre, une des plateformes politiques, voudrait, à juste titre, rebaptiser ‘’machine électorale’’, après qu’il ait été au parfum de ses atouts et des facilités qu’elle procure à la réalisation en un temps record, du décompte des résultats. Ainsi donc, le 23 juin, la CENI convoquera le corps électoral. Les congolais de l’étranger seront, à leur tour, enrôlés en juillet prochain.

Rendez-vous aux urnes…

Puis, vers fin septembre et octobre, l’on en aura fini avec les listes provisoires et définitives des élections. En novembre, le go sera donné pour la campagne, avant de passer, évidemment, au sprint final, le 23 décembre 2018. A grands traits, le processus électoral est engagé, comme le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, l’avait, lui-même, dit lors de son dernier discours à la nation, fin décembre 2017, dans une phase irréversible. Avec la vitesse qu’il pourrait prendre, comment établir une adéquation entre la tenue des élections et l’organisation des marches dites pacifiques ? Pourquoi encore agiter la rue, alors qu’il fallait, en bons démocrates, que les gens se préparent aux élections ? Il y a lieu de se triturer réellement les occiputs lorsqu’on constate, malheureusement, que le décor planté pour ce dimanche fait remonter dans les narines, l’odeur d’une poudrière.

On n’en dira pas plus, au regard des préparatifs. Le CLC annonce la marche. Les jeunes du Pprd, nouvellement formés aux techniques de combat à mains nues, promettent, eux aussi, de marcher. Là où l’Udps mobilise, le PPRD ne temporise pas. Globalement, tous ces stratagèmes riment à quoi ? Décidément, c’est la démocratie qui est sur le grill…Et, pourtant, il n’est jamais trop tard, pour se raviser. Majorité et Opposition qui jouent au ping-pong, ont tout intérêt à changer leur fusil d’épaules. L’Accord de la Saint Sylvestre a déjà tracé la voie, en préconisant la conquête du pouvoir par des méthodes pacifiques et républicaines. ‘’L’heure a sonné d’emboucher les trompettes pour se préparer aux élections’’, hurlent tous ceux qui en appellent à la paix. Rendez-vous aux urnes, le 23 décembre 2018 !


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