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Des activistes des droits de l'homme parlent d'une impuissance du président du Conseil national de suivi de l'Accord de la Saint-Sylvestre, qui aurait avoué des difficultés pour remplir la mission confiée à sa structure, notamment la libération des prisonniers.

Dans un communiqué du 14 février sur des contacts entamés par le Conseil national de suivi de l’Accord (CNSA) du 31 décembre 2016 avec les partis politiques dédoublés, le Collectif des ONG de défense des droits de l’homme en RDC estime que, dans sa configuration actuelle, le CNSA n’a pas assez de poids pour remplir la mission qui lui a été confiée dans le cadre de la décrispation politique.

Ces ONG rappellent, en effet, l’aveu d’impuissance du président du CNSA, Joseph Olengankoy, qui avait lui-même déclaré qu’il était devant des difficultés pour remplir sa tâche. « Si le CNSA n’est pas capable de libérer tous les prisonniers politiques, de la société civile et des mouvements citoyens bénéficiaires de la loi d’amnistie, comment peut-il résoudre le problème du dédoublement des partis politiques, puisque tous ces partis issus du dédoublement sont des alliés de la majorité présidentielle au pouvoir ? », se demandent ces organisations.

Libération des amnistiés

Ce collectif a, par ailleurs, salué certaines avancées opérées avec la libération des ex-militaires et policiers du Mouvement de Libération du Congo (MLC) arrêtés en 2008. Faisant savoir que tous ont été libérés, après dix ans de détention illégale et sans être jugés, le collectif a rappelé que ceux arrêtés en 201, pourtant bénéficiaires de la loi d’amnistie, restent encore en prison.

Aussi ces ONG ont-t-elles évoqué « tous les autres qui figurent sur la liste des amnistiés de 2014 ». Il s’agit, selon elles, notamment de Me Firmin Yangambi, Eric Kikunda, du colonel Kazamba, les présumés mercenaires de l’ex-gouverneur Moïse Katumbi, les adeptes du Bundia dia Mayala, les manifestants des 19, 20 et 21 septembre 2O16 et décembre 2016 ainsi que des prisonniers emblématiques tels Jean Claude Muyambo, Franck Diongo, Eugène Diomi Ndongala, Norbert Luyeye et les trois membres de son parti, etc.

Soutenir des partis politiques très affaiblis

Les défenseurs des droits de l'homme ont profité de cette occasion pour exhorter les décideurs politiques congolais, les membres de la société civile, précisément les églises et les ONG de défense des droits humains nationales et internationales, l’Union africaine, l’ONU à intervenir et défendre les acquis des partis politiques très affaiblis, parce que victimes du dédoublement.

Ces organisations pensent aux partis comme le MSR, à l’ARC, l’UDPS, l’Uferi, l’Unadef, le PDS, etc. « En cas de résistance de la part des auteurs du plagiat ou des doublons des partis précités, le Collectif des ONGDH demande au CNSA, à l’UA, à l’ONU et à l’OIF de ne pas reconnaître leur existence ni de travailler avec eux, conformément à l’Accord du 31 décembre 2016. », ont proposé ces organisations.

Non à la machine à voter de la Céni

A la Centrale électorale, le collectif des ONG de défese des droits de l'homme demande de sursoir son projet des machines à voter. « 98% de Congolais rejettent cette proposition, voire la communauté internationale n’y est pas favorable », a-t-il noté. Dans un pays où il y a beaucoup des problèmes dans le domaine sécuritaire, ont conseillé ces ONG, des fraudes massives pouvant résulter des contestations et violences aveugles, et donc les pertes en vie humaine, doivent être évitées.

Lucien Dianzenza
Adiac-Congo
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