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Amnesty International réclame la justice pour les deux experts de l’ONU tués en mars 2017 alors qu’ils enquêtaient sur des violations des droits humains pendant les combats entre l’armée et la milice Kamwina Nsapu dans la région du Kasaï. La directrice du programme Afrique de l’Est à Amnesty International, Joan Nyanyuki accuse les autorités congolaises de n’avoir pas mené les investigations “crédibles” sur la mort de Michael Sharp et Zaïda Catalan. “Justice aurait dû leur être rendue depuis longtemps, mais les autorités congolaises n’ont pas mené d’investigations crédibles sur cet homicide ni sur les graves atteintes aux droits humains perpétrées au Kasaï. Il ne faut pas que Michael et Zaida soient oubliés ni qu’ils soient morts pour rien”, a déclaré dans un communiqué jeudi, Joan Nyanyuki, directrice du programme Afrique de l’Est à Amnesty International. Samedi 24 mars, les forces de sécurité congolaises avaient annoncé l’arrestation de Vincent Manga, chef du groupe des miliciens Kamwina Nsapu et son complice policier soupçonnés d’avoir enlevé et tué les agents de l’ONU. Le procès ouvert par la justice militaire à Kananga est toujours suspendue. “Il faut que la communauté internationale veille à ce que justice soit rendue pour l’homicide de deux experts des Nations unies qui ont été assassinés alors qu’ils tentaient d’obtenir justice pour les familles de milliers de personnes tuées par des milices et les forces de sécurité”, insiste Amnesty International. Zaida Catalan, de nationalités suédoise, et Michael Sharp, un ressortissant américain, ont été retrouvés le 27 mars 2017, soit deux semaines après leur disparition. Selon les estimations des Nations unies, la crise au Kasaï, déclenchée par l’assassinat du chef local Kamwina Nsapu en août 2016, a fait plus de 1,3 million de déplacés.
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