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Le Groupe d’étude sur le Congo (GEC), projet de recherche basé au Centre de coopération internationale de l’Université de New York, a critiqué l’attitude de la communauté internationale représentée par les diplomates basées à Kinshasa dans son approche de la crise congolaise. « Dans la sphère diplomatique, on a la dangereuse tendance à minimiser la gravité de la crise et à sous-évaluer sa propre capacité à provoquer des changements. À la question de savoir s’il considérait comme un succès le fait que Kabila quitte ses fonctions même après avoir truqué les élections en faveur de son successeur, un diplomate de haut rang a répondu : « Oui, compte tenu des options actuelles ». Lors de différentes interviews, plusieurs autres diplomates chevronnés ont partagé ce point de vue, non pas parce qu’ils pensaient que ce serait un résultat idéal, mais parce qu’ils croyaient que c’était probablement le plus réaliste », dit le rapport du GEC, publié ce 1er mars. Pour le GEC, dirigé par Jason Stearns, les conflits au Congo sont liés à la gouvernance. Pour les résoudre, il faudra, selon ces chercheurs, avoir des bonnes élections. « Cela révèle des ambitions trop timides qui sous-estiment à quel point la crise politique à Kinshasa est liée aux conflits qui agitent le reste du pays. La persistance de conflits au Congo dépend fortement d’une crise de gouvernance politique qui ne sera résolue à long terme que par une plus grande responsabilisation des dirigeants politiques et militaires du pays. Et des élections représentent la meilleure et la plus légitime des façons d’encourager cette responsabilisation », expliquent ces chercheurs. Ils ajoutent remarquent que la communauté internationale ne fait bloc quand il s’agit de traiter la crise congolaise. « Même si ces enjeux économiques font rarement l’objet de discussions claires, leur importance est évidente. Entre 2012 et 2017, des entreprises chinoises ont dépensé plus de 10 milliards de dollars pour acheter des sociétés minières au Congo ou investir dans celles-ci, soit près du tiers du PIB du pays », explique le GEC. Dans conclusion, le GEC nuance en soulignant également la part des congolais : « ces dynamiques dépendront beaucoup plus des Congolais eux-mêmes et des enjeux géopolitiques régionaux et internationaux ».
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