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*Pour le premier vice-président de l’UNAFEC, parti cher à Gabriel Kyungu wa Kumwanza, la famille politique du président Joseph Kabila n’a aucun rôle dans la validation des candidatures. C’est le travail de la Centrale électorale qui n’a d’ailleurs pas encore reçu la liste des postulants.


Des bonzes de la Majorité présidentielle (MP) n’ont pas loupé Moïse Katumbi, leur ancien compagnon de lutte passé à l’opposition, lors de leurs différentes sorties le samedi 24 mars. Emmanuel Ramazani Shadary d’abord, dans un meeting à Maluku, André-Alain Atundu ensuite, au cours d’une conférence de presse à Procoki, ont tous les deux mis en exergue la double nationalité du président de la plateforme « Ensemble pour le changement » telle que révélée par Jeune Afrique. Selon l’enquête du magazine panafricain, le chairman Katumbi aurait acquis la nationalité italienne de 2000 à 2017. Aux yeux du Secrétaire permanent du PPRD, le parti présidentiel, et du porte-parole de la MP, l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga ne peut plus, sur pied de l’article 10 de la Constitution, prétendre briguer la magistrature suprême.

Ces tirs groupés sur Moïse Katumbi, de la part des cadres de la Majorité présidentielle, n’ont pas échappé au premier vice-président de l’UNAFEC, Bertin Kanunu. Dimanche 25 mars, au cours d’une séance de restitution à la base des travaux de Johannesburg qui ont abouti à la création de la plateforme « Ensemble », Kanunu a dénoncé l’immixtion de la MP dans un dossier qui relève de la seule compétence de la CENI. « Atundu n’est pas la CENI, il est le porte-parole de la MP et non de la Commission électorale nationale indépendante. Cette dernière n’a pas encore reçu de candidatures, elle ne peut pas se prononcer maintenant », a fait remarquer le premier vice-président du parti à l’éléphant, cher à Antoine-Gabriel Kyungu wa Kumwanza. Pour Bertin Kanunu, la communication de Shadary et d’Atundu « montre les accointances entre la MP et la CENI. Si cela s’avérait réelle, nous remettrons en cause cette CENI qui est aux ordres », a-t-il prévenu. « Atundu et la MP n’ont aucun rôle dans l’investiture des candidatures et des candidats pour l’élection présidentielle à venir... » a-t-il affirmé.
Le premier vice-président de l’UNAFEC exhorte le président Joseph Kabila à « ramener la RD Congo dans le juron des pays civilisés, où l’on est poursuivi non pas à cause de la couleur de sa peau, ni la forme de son nez, mais parce qu’on a commis un forfait. Ce n’est pas parce que quelqu’un se présente candidat président de la République que même des organes non habilités à déclasser une candidature peuvent se le permettre. »
En définitive, l’UNAFEC estime que le débat sur la nationalité est un faux débat. Pour les soutiens de Katumbi, leur candidat est bien congolais. A preuve, le courrier adressé par le Procureur général de la République au premier président de la Cour Suprême de justice pour fixer le dossier sur les mercenaires.
Ce chapitre clos, Bertin Kanunu a annoncé la bonne nouvelle à la base, à savoir le retour de l’éléphant à la maison, « le parti a retrouvé son intégrité d’antan ». Tonnerre d’applaudissements et cris de joie ont accueilli cette nouvelle. « L’Unafec ne peut pas être reconnu pour la deuxième fois. C’est un parti normal qui a été enregistré en 2001 et depuis lors l’Unafec était reconnue par les autorités de la place. Le parti a subi la division voulue par ceux qui envisageaient l’enterrer. C’est tout à fait normal que tous les combattants se réjouissent d’avoir eu raison, d’avoir résisté jusqu’au dernier moment pour voir leur parti revenir auprès du baobab Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza », a expliqué le premier vice-président de l’Unafec. Mais leur joie est partielle, car le parti compte des biens non encore restitués, au nombre desquels l’emblématique siège de l’Unafec à la Kenya à Lubumbashi.
Parlant du MSR de Pierre Lumbi, à qui l’on a demandé de créer un autre parti, Bertin Kanunu conseille aux autorités du pays de le laisser fonctionner, décrispation oblige. « Il y a un temps pour se chamailler, il y a un temps pour faire la paix... », a-t-il plaidé.
Didier KEBONGO
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