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Presque tous les acteurs qui ont contribué à émietter l’UDPS et qui prétendent détenir un bout du parti avec eux, fonctionneraient sans statut légal dument obtenu du ministère de l’Intérieur. Le constat est du député national Lusanga Ngiele qui appelle à resserrer les liens autour du Collège des fondateurs dont il est le porte-parole. Selon Lusanga Ngiele, seul le Collège fondateur peut engager valablement l’UDPS.

Devant les hommes des médias, qu’il a réunis le 20 mars à Kinshasa, le porte-parole du Collège des Fondateurs de l’UDPS a tenu à rappeler certaines vérités historiques de la fille aînée de l’opposition congolaise. "L’UDPS, parti politique, devenu à un moment donné de son histoire une force concurrente du puissant MPR/ Parti Etat, a ses Fondateurs dont certains sont encore bel et bien en vie. A la date du 27 avril 1990 le nombre total de l’ensemble des Fondateurs était 34", a-t-il indiqué. L’article 21 des Statuts du Parti, signés par les fondateurs dans leur grande majorité dit clairement qui sont les Fondateurs de l’UDPS. Il s’agit du Groupe des 13 parlementaires, les personnalités politiques ayant signé l’acte de fondation de l’UDPS le 15 février 1982, les épouses dés Fondateurs ayant lutté à leur côté, les personnalités coptées pour respecter la géopolitique. Cette cooptation avait pris fin le 24 avril 1990, date de la reconnaissance officielle de l’UDPS".
Dans la même déclaration, le Collège des Fondateurs de l’UDPS précise que cette disposition statutaire n’avait jamais été changée malgré la réadaptation des statuts au sortir du Conclave de Bondeko, le 24 juillet 1994. Il en est de même de la suprématie du Collège des Fondateurs après le Congrès. Toutes les décisions du Collège l’étaient à la majorité absolue des Fondateurs. On explique que c’est pour cette raison que la décision d’exclusion de la majorité des Fondateurs (27) par leur collègue Etienne Tshisekedi, qui avait rejoint la direction politique de l’UDPS en date du 27 avril 1990 à la suite du vide créé par le départ du Fondateur Ngalula, était considérée comme une violation manifeste des statuts.
Selon le député national, Lusanga Ngiele, cette exclusion illégale des Fondateurs du 22 mars par Etienne Tshisekedi consacra la première fissure au sein de l’UDPS. Désormais pour la majorité des Fondateurs (27) restés sous la présidence de Fréderic Kibasssa, tous les actes de Tshisekedi et consorts l’étaient en violation des statuts du parti.
"Aujourd’hui encore faisant le tour d’horizon, les fondateur de l’UDPS, parti qu’ils avaient créé le 15 février 1984 au prix d’énormes sacrifices connus de tout congolais, constatent avec amertume que ce parti fait toujours l’objet de division par des gens sans qualité, hors statuts et en marge de toute considération légale", regrettent-ils. D’où l’appel de Lusanga Ngiele à resserer les liens autour des Fondateurs : "Tous ceux qui sont pour l’UDPS peuvent venir volontiers rejoindre les Fondateurs qui les attendent à bras ouverts", lance Lusanga Ngiele.
En même temps, les fondateurs de l’UDPS mettent en garde les principaux acteurs de ce "cafouillage nommé UDPS/ Kibassa, UDPS/ Tshisekedi, UDPS/ Tshibala." Le porte-parole des fondateurs préfère l’UDPS/Kibassa, du vivant qu’il présente comme étant "la vraie UDPS" à celle dirigée par son fils, qu’il accuse de "falsification des statuts". Pour Lusanga Ngiele, le fils avait par ce fait rompu avec la vraie UDPS que présidait son défunt père.
Lusanga Ngiele n’est pas non plus tendre à l’égard de l’UDPS/Tshisekedi, dont il dit "doublement fictive" Il n’y aurait "aucun arrêté ministériel le reconnaissant" et continuerait à "fonctionner par défi."
Concernant l’UDPS dite Tshibala, Lusanga Ngiele est formel : "il ne peut pas exister un parti du nom UDPS/Tshibala..." Il reconnait Bruno Tshibala comme étant co-fondateur mais lui dénie "la qualité d’engager ni de parler de l’UDPS". Les co-fondateurs, les pionniers et les avant-gardistes sont les catégories des membres de l’UDPS mais, ces derniers ne constituent non plus les organes du parti".
D’après le collège des Fondateurs de l’UDPS, aucune erreur ne peut être tolérée. Le secrétariat général aux Relations avec les partis politiques ne doit pas induire en erreur le ministère pour favoriser différentes démarches menées par ls fondateurs et les requêtes introduits doivent être considérées afin que l’UDPS redevienne une...
Alfred LUKAMBIL
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