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«Comprenez mon émotion», lâchait difficilement Mobutu, un certain 24 avril 1990. Sous pressions tant internes qu’externes, Mobutu n’avait pas d’autre choix que d’ouvrir la porte du grand Zaïre au multipartisme. Pour lui, ce fut l’atterrissage de ses 32 ans de règne sans partage au Pouvoir, à en croire certaines opinions recueillies dans la sphère politique rd. congolaise. Depuis, cette date resta historique pour la République Démocratique du Congo, qui, chaque année, ne passe pas inaperçue au pays de Lumumba, de par la portée de l’ère démocratique.

Cette fois-ci, le Congo totalisera 28 ans, jour pour jour, depuis l’officialisation dudit multipartisme. Cependant, quel regard critique peut-on porter sur le processus de démocratisation en RD. Congo en marge de cette date commémorative? A ce sujet, certains observateurs approchés par des fins limiers de La Prospérité ce vendredi 20 avril 2018, ont laissé entendre que le Congo serait encore loin de la démocratie au vrai sens du terme. Sans ambages, ils soutiennent que les politiques du pays n’ont pas encore intériorisé les principes fondamentaux de la démocratie, dont celui de l’alternance au pouvoir en organisant des élections dans le délai prévu par la Constitution.

En effet, le 24 avril 1990, le Maréchal Mobutu, bien que contre sa propre volonté, prononçait à N’sele, un discours qualifié d’événementiel, qui mettait fin au parti unique et ouvrait la voie au multipartisme en République Démocratique du Congo, jusque-là, le Zaïre, devant les Forces vives et les Corps constitués.

Pour ceux qui furent avec lui, ce fut un événement historique. Il suffit de souvenir de cette phrase que prononça Mobutu : ‘’Comprenez mon émotion’’. Le roi du zaïre, malgré lui, s’était senti obligé après plus de trois décennies au pouvoir, d’ouvrir pour la toute première fois, le pays au multipartisme, au pluralisme syndical et à la liberté de presse et celle d’expression.

Cependant, vingt huit ans après, il semblerait que la démocratie titille encore. Les politiques congolais, que ce soient ceux qui se sont succédé au pouvoir que ceux qui sont dans l’Opposition, ils seraient encore loin de la culture démocratique, ont soutenu ces observateurs.

Dépassionnés de toutes tendances politiques, ils ont laissé entendre que l’homme congolais n’aurait pas encore atteint la maturité politique à la hauteur. Ce qui, d’après ces derniers, reste un frein de grande taille à l’évolution de la démocratie en République Démocratique du Congo. Ils citent, à titre purement illustratif, la restriction des libertés pour affirmer que le Congo vivrait encore comme sous l’époque d’avant 24 avril 1990, même si l’on peut noter quelques avancées.

Pour ce faire, ces observateurs prônent le changement des mentalités dans la promotion des valeurs fondamentales de la démocratie en RD. Congo. ‘’Il est encore possible de redémarrer et consolider ce processus démocratique dont l’élan a été déclenché depuis le 24 avril 90’’, ont-ils affirmé.    
Laelle Mabiza
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