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La plateforme “Ensemble” va entamer des manifestations publiques dans les jours à venir au pays. Elle a fait l’annonce jeudi 12 avril 2018 à l’issue de la première réunion du bureau politique tenue à Kinshasa. Ce regroupement politique autour de la candidature de Moïse Katumbi à la présidentielle n’a cependant pas donné clairement les raisons des actions projetées.

Parmi les revendications de cette plateforme, l’on sait qu’il y a notamment le retrait de la machine à voter su système de vote, la mise en oeuvre intégrale des mesures de décrispation politique avec le retour de Moise Katumbi au pays pour participer aux élections.

“Ensemble” dit attendre des autorités le même traitement que le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) qui, en toute liberté organise des réunions et manifestations publiques ces derniers jours.

“Constatant le traitement discriminatoire des congolais par le gouvernement qui reconnaît à la Majorité présidentielle seule la liberté d’organiser ses manifestations dans les lieux publics et l’interdit en même temps à l’opposition, Ensemble exige la levée de toutes les entraves à l’exercice des libertés publiques notamment à l’organisation des manifestations et réunions publiques pacifiques par les formations politiques, les associations de la société civile et les mouvements citoyens au même titre que PPRD et alliés. Quoiqu’il en soit, Ensemble avertit qu’il entend faire usage de sa liberté constitutionnelle de manifester dans les prochains jours à travers la RDC”, souligne la déclaration qui a sanctionné la réunion.

Le ministre provincial de l’Intérieur de la ville de Kinshasa, Emmanuel Akweti avait affirmé le 3 avril dernier sur ACTUALITE.CD, que la mesure prise par les autorités provinciales d’interdire les manifestations publiques “n’a jamais été levée”, mais les demandes à manifester sont analysées de manière approfondie “au cas par cas” avec notamment les services de sécurité.

“Le conseil des ministres avait à l’époque apprécié qu’il n’était pas possible qu’on continue à donner aveuglément des autorisations à toute personne qui voulait rassembler des gens sur la voie publique. Parce que les précédentes autorisations avaient occasionné beaucoup de pertes en vies humaines, ce que nous regrettons. Et le conseil a décidé à l’époque de suspendre toutes les autorisations. Cette mesure n’est pas encore levée”, avait déclaré le ministre provincial de l’intérieur, Emmanuel Akweti.

Une déclaration qui contredit la position de la ministre des droits humains, Marie-Ange Mushobekwa qui annonçait en marge de la réunion au Conseil des droits de l’homme le 20 mars dernier, la levée de la suspension des manifestations publiques.

Stanys Bujakera Tshiamala
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