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* Tel est le constat fait hier par Jean-Pierre Kambila au cours d’une conférence-débat. 17 mai 2018, la République démocratique du Congo commémore la date historique de la libération du pays de la dictature mobutienne. Bien que célébrée dans la méditation sur l’ensemble du territoire national, les compagnons de lutte de Mzee Laurent Désiré Kabila ont voulu faire de cette date, une journée de réflexion, d’analyse, de remise en cause, bref une journée de questionnement. Au cours d’une conférence-débat co-animée hier à Kinshasa, par le Dircaba du chef de l’Etat, Jean-Pierre Kambila, le vice-Premier ministre des Affaires étrangères Shé Okitundu et le professeur Justin Omolela, tous compagnons de lutte de Mzee, les acquis de la révolution du 17 mai 1997 ont été évoqués en vue de valoriser non seulement cette date importante de l’histoire politique du Congo, mais aussi la personne de Mzee Laurent Désiré Kabila, qui l’incarne à travers ces idées-forces, transformées à ce jour en une véritable idéologie ou philosophie. Ces idées-forces de Mzee, ont indiqué les conférenciers, se résument à l’autoprise en charge par le travail ; le patriotisme, à travers la célèbre phrase "ne jamais trahir le Congo " ; la paix et la démocratie, car Kabila père était un homme de paix et voulait que chacun puisse contribuer à l’éclosion de la démocratie. Et enfin le bien-être social, à travers le Service national, les comités du pouvoir populaire, l’instauration de cantines populaires, etc. 17 MAI, ETAPE DECISIVE DE LA SOUVERAINETE A en croire les conférenciers, la révolution du 17 mai 1997 visait trois objectifs, à savoir, mettre fin à la dictature, démocratiser et reconstruire le pays. Bref asseoir la souveraineté du pays. Ces trois objectifs demeurent encore d’actualité. Mais " pourquoi jusqu’à ce jour, notre pays doit-il encore se battre pour affirmer son existence, sa liberté et sa souveraineté ? ", s’interroge Jean-Pierre Kambila. Dans son exposé, le Dircaba du chef de l’Etat soutient que ces questions paraissent anachroniques, insensées puisque chacun sait que " nous avons acquis notre indépendance le 30 juin 1960, que nous disposons d’un drapeau, d’un hymne national et d’un gouvernement (…) Pour être souverain, ces éléments certes essentiels de la manifestation de l’existence d’un Etat, ne sont pas suffisants. " Tout simplement, argumente-t-il, depuis la nuit des temps, les puissances les mieux organisées, les plus riches, cherchent à dominer les faibles. " L’histoire humaine regorge d’exemples des Etats dont les élites étaient distraites et inconscientes. Ces Etats ont été dominés, écrasés, éliminés du concert des Nations par le fait de l’impérialisme de ceux qui étaient plus forts. Ils ont usé de ruse et utilisé leur supériorité dans la violence pour diviser, éliminer ou incorporer les moins préparés." La RDC d’aujourd’hui est dans ce combat décisif, a-t-il ajouté. JOSEPH KABILA S’INVESTIT DANS L’UNITE ET LA SOUVERAINETE DU PAYS L’enjeu pour la RDC actuellement, fait remarquer le conseiller politique et diplomatique du chef de l’Etat, n’est pas la maîtrise ou le partage d’un quelconque pouvoir ou seulement une banale lutte politique pour le contrôle, par quelques-uns, de quelques richesses. " L’enjeu en ce moment, c’est l’existence même de notre pays, son unité et sa souveraineté ", a-t-il dit. Car, poursuit-il, la situation géographique de la RDC, sa diversité écologique, sa biodiversité, sa forêt, l’immense quantité de ses eaux, le potentiel agricole qu’il représente, la richesse de son sol et de son sous-sol ne laisse indifférente aucune puissance voisine ou lointaine. " Voilà pourquoi les évolutions politiques de notre pays sont suivies avec une attention intéressée et la plus aigüe par tous les dirigeants du monde. Chacun s’estimant disposé d’un droit quelconque dans la gouvernance de notre pays, de notre avenir. " Pour lui, ces puissances du mal ne cherchent pas le bien-être des Congolais. Mais plutôt à contrôler ceux-ci, à les dominer afin de les affaiblir, de les diviser pour s’emparer aisément de ce dont Dieu les a dotés. " Il est donc légitime, c’est même la condition de dignité, de résister à ce complot. Bref, il s’agit de ne jamais se rendre ", a-t-il martelé. Pour y parvenir, souligne Kambila Kankwende wa Mpunga, il y a d’abord la prise de conscience, qui doit se transformer en une volonté politique clairement exprimée. A ces ingrédients de base, poursuit-il, il faut ajouter une organisation politique forte, assise sur une doctrine ou une idéologie appropriée. Il faudra donc adjoindre une farouche détermination à se donner une structuration étatique efficiente, capable de canaliser les énergies et les efforts de chacun vers des objectifs qui privilégient l’essentiel. Et l’essentiel pour Kambila, " c’est d’abord l’affirmation de la souveraineté de notre pays dans un monde qui, en se globalisant, tend à vouloir incorporer tous les pays dans un système de pouvoir dont le centre nous échappe. C’est aussi de nous doter de structures et d’une pensée suffisamment efficiente pour nous permettre de sortir rapidement de la pauvreté et du sous-développement. " C’est dans ce sens, conclut-il, qu’il faut comprendre l’héritage que doit assumer et que porte, " non sans bravoure, Joseph Kabila dans la démarche souverainiste et développementaliste qui est la sienne. Cet homme nous a suffisamment montré sa détermination à ne pas sortir de ce binôme. Voilà pourquoi, aujourd’hui plus qu’hier, le peuple congolais, conscient de ce moment historique particulier, s’attache au maintien du président Kabila à la haute et lourde direction de la destinée de notre pays. " Les conférenciers ont présenté Laurent Désiré Kabila comme un repère important que le pays doit valoriser à travers la date du 17 mai. Car les réalisations et les acquis de la révolution menée par Mzee continuent à éclairer la République jusqu’à ce jour. Le 17 mai 1997, il y a eu fin de la dictature et le pays s’est engagé sur la voie de la démocratie. La flamme de l’auto-prise en charge et de l’éveil patriotique s’est allumée depuis. Mais, le pays demeure convoité et son existence dépend de la conscience nationale, en vue de barrer la route au complot de la balkanisation. " Ne jamais trahir le Congo ".
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