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Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres devrait se rendre au mois de juillet prochain avec le président de la Commission africaine Moussa Faki Mahamat, pour des discussions avec le président Joseph Kabila. Ce, autour des élections présidentielle et législatives prévues le 23 décembre.

Cependant, aux dernières prises de positions de Guterres, on a comme l’impression que le décor de cette visite en République démocratique du Congo est déjà planté. Ce, partant d’abord, du rapport vers fin avril et ensuite, du complément du rapport publié lundi 7 mai dernier. On croirait que la décision des Nations Unies qui ont associé dans leur démarche l’Union africaine (UA), était déjà prise avant même de rencontrer les autorités congolaises.

Pour rappel, dans le dernier complément de rapport publié lundi 7 mai dernier, le patron de Nations Unies a invité Kinshasa, à lever l’interdiction des manifestations publiques avant d’indiquer : " Des divergences persistantes parmi les représentants politiques sur le processus électoral et un espace politique trop fermé continuent d’être une menace pour tenir des élections crédibles et inclusives ".
En conséquence, Antonio Guterres " appelle le gouvernement à prendre les mesures nécessaires pour mettre de la confiance dans le processus électoral et ouvrir la voie à un transfert démocratique du pouvoir ".
Il demande aussi au " parti majoritaire et à l’opposition de dépasser les intérêts partisans et travailler pour la consolidation des pratiques démocratiques en République démocratique du Congo ".
Antonio Guterres encourage enfin le gouvernement à favoriser les candidatures de femmes et lui demande de libérer des fonds pour la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

Mais déjà dans un rapport remis fin avril au Conseil sécurité des Nations Unies, il avait noté que les divergences qui subsistent entre les différents acteurs politiques concernant le processus électoral et l’absence d’espace politique continuent de menacer la tenue d’élections crédibles et ouvertes à tous.
Il appelle alors Kinshasa à " lever l’interdiction des manifestations publiques ", en place depuis septembre 2016, ce qui " aiderait grandement à ouvrir l’espace politique, en permettant au peuple congolais d’exercer librement ses droits politiques et civils ".
En signe d’apaisement, le gouvernement congolais avait autorisé des manifestations de l’opposition ces dernières semaines. En témoigne le meeting de l’UDPS le 24 avril dernier place Sainte Thérèse à N’Djili.

L’UDPS à Uvira
Quoi qu’il en soit l’UDPS a tenu son meeting dimanche 6 mai dernier à Uvira bravant ainsi l’interdiction de la réunion par les autorités locales et provinciales. Elections et restitution des résolutions issues du dernier congrès de l’UDPS ont l’essentiel de l’adresse du secrétaire général de l’UDPS Jean-Marc Kabund. " La tentative d’empêcher ce meeting démontre comment le Pouvoir se contredit et marche à reculons en ce qui concerne la décrispation politique convenue dans l’accord de la Cenco".
Entretemps, le gouverneur du Sud-Kivu Claude Nyamugabo, s’est justifie en ces termes : " La situation sécuritaire dans la région ne permet pas qu’on puisse autoriser la tenue des meetings ". En dépit de la confiscation du podium qui devait être utilisé pour la manifestation, le meeting a eu lieu dans l’enclos de la permanence du parti. Les éléments de la police dépêchés sur les lieux pour disperser la foule n’ont pu que constater le bon déroulement de la réunion.
Emma Muntu
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