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KINSHASA, PARIS, BRUXELLES.
Il s’en est allé lundi mais il n’y était plus depuis des années. Pourquoi a-t-il attendu trois ans avant d’en faire l’annonce? On le savait loin du PPRD dont il fut un chantre vénéré mais qu’il qualifie désormais de «bourreau cruel du peuple congolais» avant de parcourir plateaux télé et studios radio du monde où il est sans aucun doute le plus féroce. Pourquoi ni son parti ni l’Assemblée nationale n’avait su prendre acte?

Francis Kalombo a plié bagages du… PPRD. Du coup, de la Majorité Présidentielle. Il en a fait l’annonce lundi 7 mai 2018 en Afrique du Sud où il séjourne avec son mentor, le richissime ex-gouverneur du Katanga Moïse Katumbi Chapwe qui s’est déclaré candidat Président de la République.

JAMAIS PU ETRE UN EVENEMENT.
Dans sa déclaration faite «avec émotion et gravité», écrit-il, le député élu de Kinshasa qui perd d’office son mandat de député, selon la Constitution (art. 110 modifié de la Loi n°11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la Constitution selon lequel «le député national (…) qui quitte délibérément son parti politique durant la législature est réputé avoir renoncé à son mandat parlementaire») et qui est l’un des fondateurs du parti présidentiel, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et le Développement, annonce, ce qui était connu depuis son départ, il y a trois ans, et du Parlement et du pays, qu’il rejoignait non seulement le richissime Moïse Katumbi Chapwe aux côtés de qui il se trouvait depuis de longues années mais également, sa lutte ainsi que sa plate-forme électorale Ensemble pour le changement, née le 12 mars 2018 en Afrique du Sud.
Une annonce qui n’aurait jamais pu être un événement mais qui paradoxalement le devient du fait de ses désormais adversaires politiques...
Qui ne savait que Kalombo n’avait plus le cœur au PPRD et à la Majorité Présidentielle et qu’il avait fait allégeance à celui dont il ne cachait plus publiquement son admiration, Moïse Katumbi Chapwe?
Depuis l’étranger, l’ancien président de la ligue des Jeunes du PPRD n’avait de cesse de décocher des flèches empoisonnées contre le PPRD qu’il qualifie désormais de «bourreau cruel du peuple congolais», et contre son initiateur, le Président de la République, Chef de l’Etat, Autorité Morale de la Majorité Présidentielle, Joseph Kabila Kabange.
Parti à l’étranger depuis trois ans sur papier pour des raisons de santé, il s’y est installé et a multiplié des apparitions féroces sur des radios, des télés étrangères, dans les journaux du monde et sur les réseaux sociaux ne cachant plus ses nouvelles amours. Nul ne comprend que le PPRD n’ait pu radier ce membre invoquant une discipline des rangs trahie...
Dans sa déclaration de lundi 7 mai, Kalombo s’explique sur ce départ et sur cette perte tardive de sa qualité de député. «Ce mandat de député du PPRD, je le remets parce que j’ai la conviction qu’il faut en toutes choses se mettre en ordre avec sa conscience et savoir allier la moralité à la politique. Si j’ai choisi de le faire ici en Afrique du Sud, au pays de Nelson Mandela, c’est pour moi un symbole», écrit-il. Il aurait dû pourtant depuis belle lurette n’être plus député. Le même article 110 modifié de la Loi n°11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certains articles de la Constitution, stipule que le mandat de député «prend fin par l’absence non justifiée et non autorisée à plus d’un quart des séances d’une session». Il est impensable que le député ait pu justifier une absence d’autant d’années aux séances parlementaires et ait pu continuer à toucher ses émoluments de député sans siéger. Dans sa déclaration, Kalombo martèle son adhésion à la vision de son mentor.
«En janvier 2015, je me suis opposé avec force à la modification de la loi électorale. A chaque instant, j’ai défendu avec acharnement les plus vulnérables, les veuves et les orphelins. Ce combat, je vais le mener au sein de la plate-forme Ensemble pour le changement. Parce que nous partageons un même socle de valeurs communes, parce que nous avons une même volonté de rupture, parce que nous avons foi dans l’avenir de notre pays. Ce combat, je le poursuivrai aux côtés de mes compagnons qui, comme moi, soutiennent la candidature de Moïse Katumbi afin qu’il devienne notre prochain président de la République».
D. DADEI.

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