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A l’occasion de la fin du projet pilote « Bongo te, Tika», projet d’art social consistant à sensibiliser les populations de Kinshasa sur les violences faites aux femmes et aux filles, M. Nicolas Simard, Ambassadeur du Canada en République Démocratique du Congo, a invité les Congolais à s’approprier les résultats obtenus à travers ce projet d’art social, afin de continuer à lutter efficacement contre les violences faites aux femmes et aux filles à travers toute la République.

Le diplomate a remercié tous les membres du comité de pilotage mis en place regroupant des responsables et des leaders d’opinion contribuant à la promotion du projet et à la mobilisation de tous les acteurs.

Le projet « Bongo te, Tika» est donc arrivé à son terme comme phase pilote qui a permis de mettre en place un outil de travail devant être utilisé dans d’autres projets pour continuer le travail de sensibilisation et de mobilisation à travers tout le pays contre les violences faites aux femmes et aux jeunes filles.

Les résultats obtenus démontrent que des milliers des personnes estimées à plus de 32000 dans différents milieux ont été sensibilisées sur cette problématique. Ces personnes sont appelées à leur tour à continuer la sensibilisation.

Visées du projet

Le projet Bongoté,Tika! (« Pas comme ça, laisse!» en lingala) a été financé par le gouvernement du Canada (Affaires Mondiales Canada) et sa mise en œuvre a été assurée par OXFAM en collaboration avec le Réseau des Femmes Chrétiennes du Congo(RFCC) et le partenaire canadien Théâtre des Petites Lanternes. Ce projet s’inscrivait dans le cadre du Programme ACCES Innovation d’Oxfam visant à accroître les capacités pour une croissance économique et sociale par l’innovation.

Le processus, appelé la Grande Cueillette des Mots, a permis de réaliser 32 ateliers d’écritures au cours desquels 600 femmes et 210 hommes ont écrit avec courage leurs histoires, leurs émotions sur la question des violences faites aux femmes et aux filles.

La synthèse des carnets de paroles a fait l’objet d’une pièce de théâtre écrite par deux co-auteures Marie-Louise Bibish Mumbu et Angèle Séguin. Elle est interprétée par des comédiens congolais qui ont fait leur préparation artistique au Canada.

Le lancement officiel Pour marquer avec enthousiasme le début d’une vaste campagne de diffusion et de sensibilisation dans les communes de Kinshasa, le lancement officiel de la pièce de théâtre dénommée Bongo te, Tika» a eu lieu en février 2018 à la Halle de la Gombe à Kinshasa.

Cette pièce de théâtre vise la sensibilisation de la population aux enjeux liés aux violences faites aux femmes et aux filles. Pour amorcer un dialogue avec la communauté concernée afin de favoriser de meilleures prises de conscience et de décisions pour éradiquer ces violences, l’équipe était accompagnée d’une animatrice juriste et d’une deuxième spéciale dans le suivi psychosocial.

La particularité du projet Bongo té, Tika se situe dans sa méthodologie notamment dans l’approche co-constructive consistant de donner la parole aux populations pour ensuite concevoir de leurs témoignages une pièce de théâtre qui leurs est destinée. Cette méthodologie dite La « Grande Cueillette des Mots » représentait un espace rassembleur pour les citoyennes et citoyens, qui y étaient invités.

Il convient de signaler que 6 comités de pilotages, regroupant notamment l’ambassadeur du Canada, la ministre provinciale du genre de Kinshasa, des personnes de haut niveau de la police nationale, de l’UNESCO, de l’ONU Femmes, du FNUAP, du CAFCO, de l’église catholique, de certaines organisation de la société civile, d’Oxfam et du Théâtre des Petites Lanternes (TPL), sous la gouverne du partenaire local le Réseau des femmes Chrétiennes du Congo (RFCC), ont travaillé dur pour que ce projet qui a duré deux ans arrive à sa phase pilote.

Par Thony Kambila
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