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Joseph Kabila a promulgué ce mardi 8 mai 2018 l’annexe à la loi électorale portant sur la répartition des sièges pour les élections législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales. La dernière version de ce texte avait été adoptée par les deux chambres du parlement le 5 mai 2018 dernier. Elle entrera en vigueur dès sa publication au journal officiel.

La répartition des sièges qui dépend de loi électorale se fait sur base notamment des circonscriptions électorales qui s’élèvent au total à 181 pour la députation nationale, dont le quotient électoral sera de 80.742,878.

Pour la députation provinciale, le pays est subdivisé en 201 circonscriptions électorales. Le nombre des sièges pour ce faire est de 780, dont 715 élus et 65 coptés pour l’ensemble du territoire national.

Pour les élections urbaines, municipales et locales, la RDC compte 311 communes, 470 secteurs et 364 chefferies, 6.095 groupements parmi lesquels 189 ont été incorporés dans les nouvelles communes et villes devenues chefs-lieux de provinces.

Fichier électoral critiqué

Cette annexe à la loi est confectionnée sur base du fichier électoral qui est contesté par une partie de la société civile et de l’opposition.

La plateforme Agir pour les Élections Transparentes et Apaisées (AETA) affirme avoir noté « un flou » qui caractérise les chiffres présentés, le 6 avril 2018, par la CENI sur le fichier électoral. Dans un communiqué publié le vendredi dernier, la structure dit constater des incohérences entre les Statistiques brutes des électeurs inscrits (46.057.894), les électeurs centralisés (46.542.289), les électeurs radiés après nettoyage (6.254.902), les mineurs doublons (29.151) et les électeurs valides (40.287.387).

L’organisation dit constater que plus de la moitié des provinces ont réalisé un score d’enrôlés « de loin » au-delà aussi bien des prévisions initiales faites par la CENI que de l’intervalle reconnue par les standards internationaux, soit entre 40 à 44%. Pour l’AETA, cela soulève autant d’interrogations, surtout concernant les provinces en proie à l’insécurité endémique et dont les populations sont en perpétuel déplacement interne.

Pour leur part, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), le Mouvement de Libération du Congo (MLC), l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), Congo Na Biso (CNB) et la plateforme Ensemble pour le changement contestent également ces chiffres et exigent des mesures correctives « pour garantir la crédibilité des résultats des prochaines élections ».
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