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Si l’on devrait se fier aux comptes, il fera dans quelques jours, très exactement 58 ans, depuis que la vieille RDC s’est officiellement défaite de ses chaines coloniales. A ce jour, alors qu’elle a mûri telle une mangue sur le point de tomber de son manguier, la génitrice de la belle Kinshasa et ses récentes vingt-cinq provinces sœurs restantes, se perd encore dans le jeu de questionnement sur des sujets qui remettent en cause sa souveraineté, à ses propres yeux et à ceux du reste du monde.

30 juin 1960-30 juin 2018, 58 ans d’âge et symbole de maturité accrue. Si seulement l’opinion pouvait le percevoir dans le sens de «l’homme quittera ses parents et s’attachera à sa femme… ». Les analyses faites semblent révéler quelques doutes sur la lourde appellation que porte le Grand Congo comme Etat démocratique. Si la démocratie a pour définition, le régime politique dans lequel l’ensemble du peuple dispose du pouvoir souverain, ou encore comme un Etat organisé selon des principes démocratiques, l’on devra se demander alors de quel pendentif embellir cette République au passé lourd ? Remontant le temps, l’observation indique que nombreuses fois le peuple a été dépourvu de son pouvoir de choisir librement et apaisement son guide suprême.

Puis qu’il est tenu d’en parler à quelques 9 jours de l’indépendance, il serait d’un abord réfléchi par les autorités du pays de marquer l’histoire d’une manière très positive et surprenante.

La petite histoire renseigne que l’année dernière fut catastrophique pour les paisibles congolais dans les provinces. Les 57 ans de l’indépendance du pays trouvaient ce dernier dans un contexte de tuerie dans le Grand Kasaï, œuvre des milices Kamuina Nsapu, de l’insécurité persistante à l’Est du pays, de la course entre la monnaie nationale et le roi dollar pour ne citer que cela.

Actuellement, cette fête nationale essaie tant bien que mal de se frayer une place entre la suite de la convocation du corps électoral et l’ouverture officielle des BRTC, la mise en garde du CLC à cette commission, à Joseph Kabila et tant d’autres annonces qui n’augurent rien de plaisant. Utile de se demander si fête il y en aura, d’autant plus que le décor est de mieux en mieux déplorable.

Le Chef surprendra-t-il l’opinion comme il en a toujours eu l’habitude ? Difficile à dire en tout cas. Car, c’est souvent pendant les fêtes que le pire arrive. Mais, serait-il juste envers la nation de lui faire méditer le jour où elle se commémore ses dures labeurs, ses ancêtres et toutes les douleurs endurées ? Ardu à dire.

Dans tous les cas possibles les autorités ont intérêts à mettre leurs égaux de côté pour offrir un bon 30 juin aux citoyens congolais de partout et au-delà leur faire des surprises très agréables.

Marco Mongolu
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