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Plusieurs jeunes, venus de différentes universités, se joignent à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour sensibiliser les électeurs à la machine à voter. Déployés depuis le mois de mai à travers les universités et instituts supérieurs de Kinshasa, ils ont fait preuve de leur efficacité à l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication (IFASIC). Reportage.

Ce vendredi, la cour de l’IFASIC est fort animée. Sous le préau baptisé ‘‘Espace Professeur Malembe’’, quelques agents de la Centrale électorale s’affairent à installer des kits de la machine à voter qu’ils vont utiliser cet après-midi comme outils pédagogiques.
Arrivés sur place l’avant-midi, ils se sont d’abord attelés à déployer des tentes qui feront office d’isoloirs pour les quelques électeurs mobilisés pour cette journée de sensibilisation. Il fallait, par la suite, installer les kits de deux machines à voter qui serviront d’illustration aux votants de circonstance. Et enfin, finaliser la sonorisation de l’espace pour permettre au public de suivre les explications des sensibilisateurs en toute quiétude.

UNE MOBILISATION EFFICACE
Une fois l’équipement en place, il faut mobiliser l’assistance. Et pour ce faire, la Centrale électorale a jugé utile de dépêcher une quinzaine de jeunes, dont l’âge varie entre 20 et 30 ans. Etudiants pour la plupart, ils ont reçu mission d’aller aborder les éventuels électeurs dans la cour de l’IFASIC. Tout comme sur la grand’ route qui mène vers cet établissement d’enseignement supérieur.
L’objectif de la démarche est de convaincre les différents interlocuteurs à venir tester, d’eux-mêmes, ‘‘la fameuse machine à voter’’, tant décriée dans l’opinion publique en RDC. Une manière aussi pour la CENI de combattre les préjugés répandus par les pourfendeurs de cette technologie d’origine coréenne, tant vilipendée par des opposants au régime de Kinshasa qui l’ont même surnommée ‘‘machine à voler’’, ‘‘machine à frauder’’, voire ‘‘machine à tricher’’...

DU CHARME AU RENDEZ-VOUS
Sourire aux lèvres, moulées dans leurs jeans élégants, arborant des tee-shirts blancs sur lesquels sont gravés en lingala le slogan ‘‘Election na maboko na yo’’ – autrement dit ‘‘le pouvoir électoral est entre tes mains’’, NDLR – des jeunes filles, la vingtaine révolue, sillonnent l’IFASIC et ses environs en quête des candidats à l’épreuve de simulation. « Bonjour Monsieur, bonjour Madame, bonjour Mademoiselle ! Avez-vous déjà testé la machine à voter ? », lâchent-elles d’un air poli et séduisant. « Si non, venait tenter l’expérience dans l’enceinte de l’IFASIC », renchérissent-elles.
Si, de prime abord, la tendance du passant est de décliner poliment l’offre, l’insistance de ces demoiselles déployées par la CENI finit généralement par l’emporter et pousser le curieux à se laisser guider vers le site de simulation. « Nous sommes nombreux à être déployés à travers les milieux universitaires de la capitale pour mener cette activité de sensibilisation. La plupart d’entre nous sont encore des étudiants ici dans la ville », nous souffle une de ces mobilisatrices de la Centrale électorale qui nous dirige vers l’IFASIC.

DES JEUNES DYNAMIQUES
« A la CENI, il n’y a pas que ceux qui ont terminé leurs études. C’est mon cas. Je suis encore étudiant en troisième année de graduat à l’Université Pédagogique Nationale. Mais, j’ai été engagé après un test et une interview il y a quelques mois. Et depuis, je fais le travail de terrain, car je suis de ceux qui assurent la sécurité de tout le matériel », nous confie Claude Mulumba.
« Moi, c’est après une formation d’un mois sur le processus électoral que j’ai été retenue. J’ai acquis une certaine expérience avant de venir à la CENI et c’est l’un des critères qui a poussé les chefs à me choisir », rapporte, pour sa part, Lavinia Kavira, diplômée de l’Université protestante de Lubumbashi.
Très dynamiques, ces jeunes employés par la CENI mettent à contribution toute leur énergie pour convaincre les Congolais à s’engager dans le processus électoral, tout en faisant confiance à la machine à voter. Convaincus de l’utilité de cette technologie qui permet à la Centrale électorale de gagner en termes de temps, d’énergie et d’argent, ces jeunes tâchent de donner le meilleur d’eux-mêmes, en dépit d’avalanche de critiques. Prisca LOKALE, Jean-Hilaire SHOTSHA et Yves KALIKAT
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