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La mutuelle de santé des enseignants de l’EPSP (MESP) a tenu, hier jeudi 28 juin au Centre Nganda à Kintambo, son assemblée générale extraordinaire.

Déplorant le déséquilibre dans la répartition des ressources mises à la disposition de cette mutuelle par le Gouvernement, le patron de l’EPSP a invité les membres de l’assemblée de remettre l’enseignant dans ses droits. Ce, avant de les inviter à examiner la possibilité de confier la gestion de la mutuelle aux bénéficiaires que sont les enseignants. Le ministre d’Etat, en charge de de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale, Lambert Matuku a, lors de l’ouverture des travaux, appelé également au respect des équilibres des ressources pour une meilleure gestion de la mutuelle de santé et demande son extension sur l’ensemble du pays.
Après huit ans de fonctionnement de la mutuelle de santé des enseignants du secteur public, il était donc temps de procéder à une évaluation. Qu’est-ce qui a marché ? Quelles sont les faiblesses ? Le tout dans la perspective de répartir sur de nouvelles bases. C’est dans cette optique que le ministre de l’EPSP, qui a la charge des enseignants et qui donne des ressources nécessaires à la mutuelle, a sollicité la tenue de l’assemblée générale extraordinaire.
Gaston Musemena Bongala n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour dénoncer la gestion peu orthodoxe des ressources allouées à la MESP. Car, selon lui presque 70 pourcents des ressources dédiées aux soins de santé sont utilisées de manière floue et globale. « La demande d’arrêt de ce jour, c’est justement pour qu’on améliore la gestion, afin de faire bénéficier à toutes les provinces des soins de santé suivant la vision du chef de l’État ». Ce qui n’a rien à voir avec l’objectif premier de la mutuelle. « J’ai demandé que tout s’arrête pour qu’on étudie la situation clairement ».
Pour éviter des critiques, le numro 1 de l’EPSP souhaite que « la gestion de la MESP soit confiée à des enseignants qui sont représentés par les syndicalistes ». Cette proposition n’est pas tombée du ciel. Le ministre s’appuie sur le rapport de son prédécesseur Maker Mwangu, qui, par ailleurs, est membre de l’assemblée générale.
En huit ans d’existence, la MESP est implantée seulement à Kinshasa, au Katanga et à l’Equateur. « Comment comprendre qu’en huit ans, on soit seulement implanté dans trois provinces. Pour atteindre les 26 entités, il faut attendre combien d’années. Pensez-vous qu’un enseignant qui cotise aujourd’hui sera toujours en vie pour pouvoir bénéficier de cette mutuelle ? », s’interroge Gaston Musemena.
Le ministre d’Etat Matuku a informé les participants que la mutuelle de santé des enseignants de l’EPSP est citée comme modèle de partenariat public-privé réussi en Afrique par l’OMS et le BIT. La qualité de santé est développée comme une assurance maladie pour aider les gens qui n’ont pas la possibilité d’accéder aux soins de santé décents. Comme le ministre de l’EPSP, le ministre d’Etat recommande son extension sur l’ensemble du territoire national et appelle au respect de l’équilibre entre le coût de la prise en charge des agents et la charge du personnel.

37,15 % DES DEPENSES EN 2017
Le rapport d’activités de la MESP exercice 2017 renseigne que les dépenses du régime ne sont que de l’ordre de 37,15% de l’ensemble de dépenses alors que celles de fonctionnement sont de l’ordre de 62,85%. Ce qui est inacceptable pour le ministre de l’EPSP au regard de l’objectif social de la mutuelle qui vise la prise en charge sanitaire des enseignants et leurs dépendants. Son crédo est celui de voir les conditions des enseignants s’améliorer en bannissant des antivaleurs.
Présent à la cérémonie, le ministre de la Formation Professionnelle Métiers et Artisanats, Pierrot Weka s’engage et s’inscrit dans la démarche de son collègue de l’EPSP pour plaider la cause des enseignants et ceux de la MESP au sein du Gouvernement.
Pour le président de la MESP, Guy Mafuta, l’assemblée générale extraordinaire est une occasion d’adapter les statuts actuels de la mutuelle à la loi du 8 février 2017 sur les mutualités en RDC.
Lancée en novembre 2011 par le président de la République Kabila Kabange, la MESP compte actuellement plus de 100 milles affiliés à travers la ville de Kinshasa, le Haut-Katanga et l’Equateur. Elle utilise 207 agents. Dina BUHAKE
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