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Depuis quelque temps, on remarque un incessant ballet diplomatique à l’intérieur de la RDC tout comme à l’extérieur. Le motif, c’est d’obtenir, coûte que coûte la tenue des élections générales en RDC comme prévu au 23 décembre 2018, dans quelque six mois seulement. Sans faute. C’est la raison d’être des pressions de toutes parts sur le Pouvoir congolais.

Le dernier ballet en date est le déplacement de Léonard She Okindu, ministre des Affaires étrangères à l’UA à Addis-Abeba et à l’ONU, à New York, porteur d’un message spécial du Président congolais Joseph Kabila au Président de la Commission de l’UA, le Tchadien Mahmat Faki et au secrétaire général de l’ONU, le Portugais Antonio Guterres. Ces deux personnalités étaient attendues en RDC pour ce mois de juin, pour, ce n’est pas un secret, des entretiens avec Joseph Kabila pour des assurances sur la tenue effective des élections au 23 décembre 2018.
Selon des informations publiées par les agences de presse de New York, Joseph Kabila a donné des garanties au secrétaire général de l’ONU et au Président de la Commission de l’UA que les élections se tiendront bel et bien au 23 décembre 2018 comme prévu. Il est donc possible que la visite d’Antonio Guterres et de Mahamat Faki en RDC soit annulée si tel est qu’ils sont apaisés par le message de Joseph Kabila porté par She Okitundu.
Une autre pression sur la bonne tenue des élections en RDC vient de l’Angolais Joao Lourenço, dans l’axe Paris-Luanda-Kigali véhément critiqué par les autorités congolaises qui parlent d’immixtion dans les affaires intérieures. Cependant, il y a deux lors de sa visite d’Etat en Belgique, pays colonisateur de la RDC, le Président angolais Joao Lourenço s’est défendu et rejette toute idée d’une quelconque ingérence en RDC.
Pour lui, les 2.500 Km de frontière qu’il, partage avec la RDC font qu’il ne peut du tout rester inactif par rapport à ce qui se passe aujourd’hui en RDC. Car, toute déstabilisation de la RDC a des conséquences fâcheuses sur l’Angola et aussi sur les huit autres voisins. L’Angola rappelle qu’il a toujours reçu un flot débordant des réfugiés congolais chaque fois que la RDC est en crise.
Lourenço estime qu’il vaudrait mieux prévenir que guérir. C’est à cela qu’il est en train de s’employer à ce jour. Selon certaines sources, l’Angola encouragerait une transition sans Joseph Kabila au cas où les élections ne se tiendraient pas réellement au 23 décembre 2018, ce qui est aussi l’option levée par l’Opposition radicale (Rassemblement et Ensemble pour le changement).
Toujours est-il que la question est de savoir sur quelle base juridique pareil schéma reposerait. A moins que les pro Transition sans Kabila violent ou à tout le moins mettent entre paranthèses la Constitution.
Peut-on par là subodorer en filigrane l’initiative du Président de l’UA Paul Kagame porté à bout de bras par l’Angola dont avait parlé le Président français Emmanuel Macron qui la soutient fermement ? Rien n’est moins sûr. En RDC même, il y a une ombre qui plane sur le calendrier électoral. Il s’agit de l’enrôlement des Congolais de l’étranger estimé à 8 millions, prévu pour début juin 2018.
On est déjà au 6 juin 2018 sans que la CENI n’ait commencé cette opération préélectorale. Alors que la convocation du corps électoral est fixée au 23 juin pour la députation provinciale, c’est-à-dire le dépôt des candidatures des députés provinciaux. La CENI est techniquement et financièrement dans l’impossible de réaliser ce pari de l’enrôlement des Congolais de la diaspora.
C’est la raison d’être de la proposition de loi du député MP Henri-Thomas Lokondo Yoka, élu de Mbandaka, pour modifier la loi sur l’Enrôlement des électeurs en renvoyant celui des Congolais de l’étranger au prochain cycle électoral. Ce qui écarte le risque certain d’un glissement du calendrier électoral au 23 décembre 2018. Mais cette initiative pour contourner enrôlement des Congolais de l’étranger soulève des doutes et des suspicions dans la Communauté internationale tout comme dans l’Opposition. Ici on s’interroge pour savoir si le gouvernement congolais est incapable de mobiliser des moyens techniques et financiers pour l’enrôlement des Congolais de l’étranger, où les trouverait-il pour que les élections se tiennent effectivement au 23 décembre, dans les six mois. La question reste entière. KANDOLO M.
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