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Jean-Pierre Bemba a une fois de plus déclaré son intention de remporter l’élection présidentielle prévue en décembre 2018. Au cours d’une conférence de presse organisée à Bruxelles mardi 24 juillet 2018, l’ancien vice-président a affirmé qu’il a l’expérience dans la gestion de l’Etat et dans le secteur de la sécurité.

Bemba a présenté aux journalistes des documents qui, dit-il, contiennent son programme élaboré à partir de la prison. Il a également déclaré qu’il serait prêt à se désister au profit de celui qui sera choisi dans l’opposition comme candidat unique.

« On n’a pas beaucoup de temps. J’espère rentrer au pays d’ici au 1er août. J’espère rencontrer les opposants. Nous n’avons pas le droit pour ce pays et pour ce peuple de nous diviser », a-t-il dit.

Parlant de lui-même, il estime avoir changé.

“Evidemment que j’ai changé, j’ai 10 ans de plus, j’ai 10 ans d’une expérience différente. Les 10 ans que j’ai passé en prison m’ont fait réfléchir (…). Mon retour au pays est sans idée de rancune ou de vengeance. Je suis tourné vers l’avenir. Je ne regarde plus vers le passé », a-t-il ajouté.

Au sujet de l’éventualité d’un troisième de Joseph Kabila, Bemba a été clair :

« Joseph Kabila ne peut plus se présenter. La constitution est claire et j’ai toujours entendu qu’elle serait respectée. Si ce n’était pas le cas, ce serait un désastre pour le pays », a-t-il déclaré.

55 ans, Jean-Pierre Bemba avait été désigné candidat du Mouvement de Libération du Congo (MLC) à l’issue du troisième congrès du parti qui s’est tenu au Centre Nganda à Kinshasa depuis la veille.

Ancien chef de la rébellion du MLC, Bemba avait été nommé vice-président du gouvernement de transition dans le cadre du processus de paix en juin 2003. Candidat à la présidentielle d’octobre 2006, il s’était hissé au second tour d’un scrutin qui avait vu Joseph Kabila l’emporter.

Incarcéré à la Haye (Pays-Bas) depuis mai 2008 suite à un mandat d’arrêt établi par la Cour pénale internationale (CPI), il a été acquitté en juin 2018, après que sa condamnation en première instance à 18 ans de prison pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » en Centrafrique et annulée en appel devant la Cour pénale internationale.

Aujourd’hui, il est installé provisoirement à Bruxelles attendant d’être fixé sur sa peine dans l’affaire dite de subornation des témoins, toujours à la CPI. Son retour à Kinshasa est annoncé par son parti pour ce mercredi 1er août 2018.
actualite.cd
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