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* Cette structure rattachée à l’Eglise catholique dit percevoir des signes avant-coureurs.

Le Comité laïc de coordination (CLC) en RD Congo s’inscrit en faux contre un troisième mandat consécutif du Président Joseph Kabila, à l’horizon 23 décembre 2018, date officielle prévue pour la tenue effective de l’élection présidentielle, couplées aux législatives nationales et provinciales. Dans son message signé le dimanche 8 juillet relayé hier lundi par certains médias locaux, cette structure rattachée à l’archidiocèse de l’Eglise catholique Kinshasa égrène ce qu’elle considère comme des signes avant-coureurs de l’intention du Président Joseph Kabila, de briguer un nouveau mandat au sommet de l’Etat congolais.

Parmi ces faits, le CLC cite l’avènement du Front commun pour le Congo, nouvelle plateforme politique et électorale initiée par le Raïs depuis sa ferme de Kingakati, le refus de ce dernier à rencontrer de hautes personnalités, la prise de la direction du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) par l’actuel Chef de l’Etat.
De son propre décryptage de la situation politique actuelle en RD Congo, le CLC dit constater des préparatifs actifs du Président Joseph Kabila pour déposer sa candidature aux fins d’un troisième mandat. Ce à quoi les sociétaires du CLC s’opposent de la manière la plus farouche, sans la moindre concession. Pas tout. Le Comité laïc de coordination interprète mal ce qu’il qualifie de silence du Président Joseph Kabila face aux différentes déclarations et affiches des lieutenants de la Majorité présidentielle, coalition au pouvoir en RD Congo depuis les élections de 2006 et 2011.
A en croire le message en notre possession, si effectivement le Président Joseph Kabila venait à déposer effectivement sa candidature à l’élection présidentielle du 23 décembre prochain, il aura ainsi " violé et trahi publiquement son serment constitutionnel ". Moralité, déduit le CLC, " à dater du jour où le Chef de l’Etat déposera sa candidature, il sera dans l’obligation d’inviter le peuple congolais à ne plus le reconnaitre comme Président de la République légitime et à la Communauté internationale de ne plus le considérer comme le Chef de l’Etat légal et légitime de ses intérêts ".
Toujours dans cette même hypothèse où Joseph Kabila postulerait, le CLC promet alors de décréter le mois d’août prochain, " mois d’actions combinées de marches pacifiques, de sit-in, de villes mortes, de grèves généralisées et d’actions de désobéissance civile… sur toute l’étendue de la RD Congo ". Aussi, le CLC demande-t-il au peuple congolais de demeurer vigilant, mobilisé et solidaire. " Pour sauver la nation en péril : prêtres, pasteurs et imams, travailleurs, fonctionnaires, commerçants, étudiants chômeurs, chauffeurs de taxi ou de bus…plus que jamais, prenons notre destin en mains pour créer des conditions de paix véritable dans notre pays et libérer l’avenir pour le bonheur de tous ", conclue le Comité laïc de coordination, de plus en plus actif depuis fin décembre 2017.
A tous égards, des observateurs avisés pensent que les pendules doivent être remis au 25 juillet en cours, date officielle du dépôt de candidatures pour la présidentielle et les législatives nationales. Le président Kabila postulera, postulera pas, la polémique actuelle autour de cette question sera donc vidée de toute sa substance à la date sus-évoquée. Donc, dans exactement 15 jours calendrier. Ci-dessous, le texte intégral du message du CLC. Laurel KANKOLE
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