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Ça ne pouvait pas aller jusqu’à ce stade. D’abord, lors de la prestation de serment de quatre hauts magistrats de la Cour de cassation et Conseil d’Etat, à la Cité de l’OUA, où ce sont les gardes
républicaines qui menaçaient le ministre d’Etat en charge des questions parlementaires, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, répondant ici à une invitation officielle, à la cérémonie, présidée par le président sortant Joseph Kabila. Ce n’était pas fini à la Cité de l’OUA. Les menaces se sont poursuivies, à la grande surprise de tout le monde, le jeudi 19 juillet dernier, dans l’enceinte du palais du peuple. En effet, tout le monde a vu comment le ministre Lisanga a été pris à partie par les tambourinaires et courtisans de Kabila. Ces derniers criaient derrière Lisanga : «yo nani, oboya Kabila… yo nani, oboya Kabila… Oko signer (Entendu, Lisanga, qui es tu pour s’opposer à Kabila. Tu vas signer la Charte du FCC)». Des attaques à bouts partant et sans ménagement à l’endroit d’un membre du gouvernement, seulement parce que celui-ci a pris le courage de refuser d’adhérer à une plateforme à dormir débout, dénommée : «Front commun pour le Congo, FCC». Un véritable fourre tour et vrai moziki 100 kilos, dont tous les membres sont, tous ces Congolais, qui ont levé l’option de soutenir Kabila, pour garder des intérêts et avantages liés au pouvoir. Mais ce qui étonne ici, pourquoi faut-il pousser Lisanga à tout prix à adhérer dans un truc, qu’il ne porte pas? Il risquerait d’y adhérer pas par conviction, mais suite aux pressions et menaces. Il le fera malgré lui. Et ça sera une adhésion pas crédible. Adhésion forcée. Lisanga est donc libre de ses positions. Ce que Kabila ignore, beaucoup de ceux qui ont signé cette Charte, sont des hypocrites. La plu part d’entre eux ont signé, par peur de perdre des postes et avantages. Lisanga lui a été peut-être honnête, en affichant ses positions au grand jour et aux yeux et vues de tout le monde. Et même à haute voix, d’ailleurs. Voyez-vous comment, il n'a pas eu peur, d'exhiber ses photos avec Herman Cohen, tout en étant dans le gouvernement de Kabila. Certains auraient cachés des images, et refuser même d'en prendre. Lisanga reste un dur à cuire. Cette attitude a impressionné C-NEWS. Quoi de plus normal, pour notre rédaction de suivre ce dossier de près. Lisanga est ce genre des personnes pas prête à lâcher prise. C-NEWS se souvient ici d’un autre dur à cuire, Vital Kamerhe, qui refusa de démissionner suites aux pressions, venant des tambourinaires de Kabila. VK décida à l'époque de démissionner devant les députés, pendant l'ouverture de la session. Lisanga n'est donc pas de nature Bahati Lukwebo, qui a renoncé comme un petit enfant à ses ambitions, pour la magistrature suprême, à cause des intimidations d'un bonhomme comme Kokonyangi -un poids mouche de la défunte majorité.

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