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Pour une énième fois, la situation sécuritaire dans l’Est de la RD Cogo, s’est invitée au sommet régional des chefs d’Etat et de Gouvernement, tenu le mardi 14 août à Luanda. Consacrée " sur la concertation politique pour l’unité en action ", cette rencontre présidée par le Chef de l’Etat angolais, Joao Lourenço, a connu la participation des Présidents Denis Sasou Nguesso du Congo-Brazzaville et Ali Bongo du Gabon, respectivement président en exercice de la Conférence internationale sur la Région des Grands lacs (CIRGL) et président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEAC). Les Présidents Joseph Kabila, Paul Kagame et Yoweri Museveni y ayant été représentés par leurs ministres des Affaires étrangères.

De la situation politique et sécuritaire actuelle dans les régions d’Afrique australe ainsi que dans la Région des Grands lacs, à l’engagement des parties en conflit au Soudan du Sud, à assurer la paix et la réconciliation nationales, rien n’a été laissé de côté.
En ce qui concerne particulièrement la situation sécuritaire dans l’Est de la RD Congo, le sommet d’Angola s’est dit, pour une énième fois, inquiet de la présence des Forces négatives. " Les chefs d’Etatont noté avec préoccupation la présence continue des Forces négatives de l’ADF et des FDLR à l’Est de la RD Congo où elles continuent de faire des victimes civiles et déstabiliser les pays voisins. Les Chefs d’Etat lancent par conséquent, un appel pour une action régionale contre ces Forces négatives comme il a été souligné auparavant dans plusieurs communiqués de différents sommets ", peut-on lire dans le communiqué final sanctionnant cette rencontre de Luanda.
Dès lors, il parait clairement que ce n’est pas la première fois que les différents sommets des chefs d’Etat puissent se pencher sur la question ADF et Interahamwe des FDLR dans la partie Est de la RD Congo. Ce n’est pas non plus la première fois qu’ils prennent l’engagement de mener des actions communes pour venir à bout de ces rebelles, considérés comme la principale cause de l’insécurité entre la RD Congo et ses voisins.
Tout le problème, cependant, c’est que tous ces engagements antérieurs n’ont jamais donné des résultats positifs concrets. A preuve, les ADF et les FDLR continuent à opérer sur le sol congolais depuis près de deux décennies. Si l’image de l’Est de la RDC, considérée comme le ventre mou du pays, est à comparer avec la situation d’un malade agonisant, alors, les Chefs d’Etat des organisations sous-régionales en Afrique auront joué le rôle des médecins spécialistes qui se contentent de poser le diagnostic et de prescrire les produits, sans se soucier de la suite. Mieux, de l’évolution de l’état de santé du malade.
Vu sous cet angle, l’appel à une action régionale contre les Adf et les Fdlr dans l’Est de la RD Congo, lancé le mardi dernier à Luanda, aura été un engagement de trop. A défaut, une simple déclaration de bonnes intentions qui ne soit suivie d’aucun acte concret. A moins que cette fois-ci soit la bonne.

UN OBJECTIF NOBLE
Qu’il soit pris à Luanda, l’engagement véritable de neutraliser les Forces négatives opérant dans l’Est de la RD Congo, personne ne s’en plaindrait. Bien au contraire. Car, il s’agit-là, d’un objectif noble, gage de la stabilité des pays victimes des exactions de ces rebelles. Et dire aussi que ces deux forces négatives sont ciblées et condamnées, presque toujours avec la même ardeur, par les différentes Résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, en rapport avec le mandat de la MONUSCO.
L’opinion se rappelle à ce sujet qu’il a même été créé à l’intérieur de cette force internationale déployée en RDC, une Brigade d’intervention chargée de traquer les ADF/NALU et les FDLR.Depuis, les FDLR ont déjà été démantelées par la puissance des feux des forces loyalistes. Toutes proportions gardées, les ADF restent, à ce jour, les seules à semer mort et désolation dans le territoire de Beni au Nord-Kivu.
A partir du moment où ces mêmes ADF continuent à résister sur le champ de bataille à la Brigade d’intervention de la MONUSCO composée de commandos tanzaniens et sud-Africains, l’appel de Luanda demeure alors un défi à relever. Car, en dépit de sa logistique et ses effectifs opérationnels, la Brigade de la Monusco n’a de cesse d’être la cible des attaques systématiques de ces hors-la-loi ougandais opérant sur le sol rd congolais. C’est donc là, le hic.
De l’avis de certains analystes, la sempiternelle problématique de la neutralisation des Forces négatives dans l’Est de la RD Congo ne se pose pas en termes d’incompétence des cadres militaires de l’ONU. Plutôt de fonctionnement même de la Brigade d’intervention de la Monusco. On se rappelle à ce sujet, la thèse de dysfonctionnent, autrefois soulignée par la mission du Russe Dimitri, dépêchée par Antonio Guterrès, pour enquêter sur l’embuscade,à l’arme lourde, des ADF contre un convoi motorisé et sécurisé sur la route Beni-Kamango. Le bilan de cette attaque faisait état de 15 morts et de deux personnes kidnappées dans les rangs des commandos tanzaniens de la Brigade d’intervention de la MONUSCO.
Tout bien considéré, plus d’un observateur estime que la solution à l’équation ADF, repose essentiellement sur une technique de combat adaptée à la guerre asymétrique que mènent ces dernières. Car, n’ayant pas de position fixe d’où on pourrait les anéantir très facilement, par un engagement aérien ou terrestre.
Laurel KANKOLE et KANDOLO M.
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