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* Candidat à la présidentielle, le leader de « Les Progressistes » a présenté hier son programme de gouvernement qu’il chiffre entre 80 et 100 milliards USD avec, à la clé, la création de 10 à 15 millions d’emplois.

Le candidat de Les Progressistes à la présidentielle du 23 décembre prochain, Samy Badibanga Ntita, a présenté hier mercredi 22 août à Kinshasa, son programme de gouvernement sur 5 ans dénommé "Le changement pour tous : réformes de politiques publiques". C’est un projet refondateur au service de l’homme rd-congolais.

Le projet Samy se décline en vision, constat et réformes autour de 3 grandes priorités que sont la sécurité des personnes et des biens, les emplois et entreprises pour la jeunesse, et enfin l’aide financière aux familles. Le "Changement pour tous" que le candidat professe est un paquet de réformes majeures des politiques publiques qu’il envisage mettre en œuvre, une fois élu. Ce projet, placé sous le slogan "changement pour tous", est aussi un acte de foi en la République et un engagement ferme du candidat à le réaliser durant son premier quinquennat.
Ainsi, il prévoit de créer 10 à 15 millions d’emplois, 1 milliard USD de fonds communautaires jeunesse et entreprises, 80 à 100 milliards USD de budget annuel, 400 à 500 milliards USD de produit national brut, 50 milliards USD de réserves dans le Fonds de développement durable de la RDC.
D’après le porte-étendard de Les Progressistes, son programme de gouvernement repose sur 3 blocs de réformes et innovations de politiques publiques à savoir : le changement qui, pour Samy Badibanga parait très optimiste, affirmant au terme de 5 ans, le peuple congolais aura gagné avec lui "plusieurs batailles décisives contre la pauvreté, la corruption et les inégalités."

250 DOLLARS USD DE SALAIRES POUR TOUS
Dans ce nouveau pacte social, l’ex-Premier ministre promet un salaire minimum de 250 $ pour tous les agents de l’État. Cela concerne la santé, l’éducation, la police et toutes les administrations. Pour Samy Badibanga, c’est une mesure de justice sociale et de redistribution des richesses. C’est aussi, affirme-t-il, une mesure de lutte contre la corruption et les tracasseries policières et fiscales qui gangrènent notre économie et le quotidien des Congolais. Le Premier ministre honoraire confie qu’avec 40 ou 80 dollars de salaire, la corruption, les détournements et les tracasseries deviennent le gagne-pain des agents de l’Etat.
Dans son plan de création de richesses, le candidat affirme qu’il prendra "des mesures radicales et innovantes pour simplifier la fiscalité, la parafiscalité ainsi que les droits de douane. Parce que, fait valoir l’ancien chef du Gouvernement, les finances publiques sont le "nerf de la guerre contre la pauvreté et les inégalités."
Et donc, pour assurer la mobilisation accrue des recettes, le Premier ministre honoraire va recourir à la "Flat Tax" : un taux unique d’imposition à 10 %. Samy Badibanga explique que "trop d’impôt tue l’impôt". Et de préciser :"nous avons besoin d’une fiscalité lisible, simple, facile à payer et à collecter, et surtout d’éliminer la corruption et les tracasseries. Ce n’est pas une taxe, mais un taux unique de taxation à 10%. Le but est d’élargir l’assiette fiscale, aujourd’hui très réduite, pour augmenter les recettes", explique Samy Badibanga.
Selon l’ancien chef du Gouvernement congolais, "la "Flat taxe" nous permettra d’arriver en 3 ans, à un budget annuel de 25 à 40 milliards de dollars et de 80 à 100 milliards USD en 5 ans."
"Ce n’est pas une promesse, mais un engagement fondé sur des réformes précises et urgentes", a conclu Samy Badibanga, en prenant soins de préciser que son "programme électoral reste ouvert aux critiques constructives pour le bien du peuple congolais." Didier KEBONGO

Le changement pour tous
Réformes de politiques publiques
2019-2024 - Les progressistes RDC

Si je me suis engagé en politique il y a 10 ans, c’est pour mener Ia guerre à la pauvreté et aux inégalités. La corruption et les violences qui en sont les résultats, bloquent le développement de notre pays.

Si j’ai organisé la campagne d’Etienne Tshisekedi en 2011, c’est parce que je sais qu’il est possible de construire un Congo nouveau. Et que pour y arriver, nous devons restaurer la confiance des Congolais dans la collectivité nationale et les autorités publiques.

Si nous avons créé le mouvement des progressistes, c’est pour arriver à un big bang politique, pour tout changer en RDC.
Tout changer signifie tourner la page d’un système politique qui tourne en rond et ne produit que pauvreté, corruption, concussion, inégalités et insécurité. Tout changer au Congo., c’est construire notre indépendance, notre sécurité, notre prospérité et notre solidarité. C’est surtout changer pour toujours le regard d’un père et d’une mère sur ses enfants le matin.
Si je suis candidat à l’élection présidentielle, c’est parce que je sais comment changer ce regard, par des réformes majeures des politiques publiques que nous avons préparées.
La RDC est aujourd’hui un pays malade. Malade de la pauvreté, de l’insécurité. Malade de la corruption. La corruption, qui crée de la pauvreté, et qui prive l’État des moyens de donner à la population, l’accès à l’éducation, à ta santé publique, à la formation professionnelle, à l’eau, à l’électricité, à un logement décent, aux moyens de transports, au crédit et aux finances nécessaires pour créer de la richesse et des emplois.
Notre objectif, c’est tout changer pour tous. C’est radical et c’est plus simple que ça en a l’air. Il s’agit de mettre en œuvre un programme de réformes avec professionnalisme. Pas de grand discours, pas de grand-messe, mais des actes.
Notre programme de réformes a 3 grandes priorités :
- La première : la sécurité des personnes et des biens, ainsi que la transparence absolue des affaires publiques, parce que la corruption tue nos concitoyens, et détruit les finances publiques et notre économie
- La deuxième : les emplois et entreprises pour la jeunesse, parce qu’elle est le quotidien et l’avenir de notre Nation
- La troisième : l’aide financière aux familles, parce que l’alimentation, la santé et l’éducation de tous sont les conditions de notre développement durable
Les 5 grands chiffres de notre programme de réformes de changement pour tous sont les objectifs suivants à 5 ans :
- 10 à 15 millions d’emplois crées
- 1 milliard de dollars américains de fonds communautaires jeunesse et entreprise
- 80 à 100 milliards de dollars américains de budget annuel
- 400 à 500 milliards de dollars américains de Produit National Brut
- 50 milliards de dollars américains de réserves dans le Fonds de Développement Durable de la RDC
II repose sur 3 blocs de réformes et innovations de politiques publiques :
- Le changement pour tous
- Le financement du changement pour tous
- Les fondations du changement pour tous

01. LE CHANGEMENT POUR TOUS : LE NOUVEAU CONTRAT SOCIAL
Pour une croissance durable, créatrice d’emploi, il faut que les richesses soient redistribuées aux plus pauvres. Cela n’a jamais été fait au Congo, et le résultat est une pauvreté massive qui frappe plus de 80% de nos compatriotes. C’est inacceptable et nous allons tout changer pour toutes et tous.
Pour y arriver, il faut d’une part financer la redistribution par le redressement des finances publiques, grâce notamment à la mise en place d’un impôt unique, la flat tax, et à la modernisation en profondeur de notre infrastructure de finances publiques.
Il faut d’autre part mettre en place des mécanismes de redistribution et d’allocations sociales directes. Il faut aussi augmenter les salaires progressivement à un niveau compatible pour tous en 3 ans.
Les innovations de ce nouveau pacte social sont notamment les suivantes :
1.1. Sunga Libota : 100$/mois aux Familles
Grâce à la multiplication des recettes budgétaires, nous allons mettre en place une allocation directe aux mamans, de 100 dollars par mois, pour l’alimentation et l’éducation des enfants. Cette allocation, Sunga Libota, ira d’abord aux plus pauvres, pour éradiquer l’extrême pauvreté et attaquer les inégalités sociales qui détruisent notre société. Sunga Libota sera mise en place sur le modèle de Boisa Familia au Brésil, et à l’exemple du Nigeria. Nous commencerons par les villes et les provinces frappées par la crise humanitaire et les violences.
1.2. Santé et Éducation
Nous devons assurer fa maternité gratuite pour les femmes les plus pauvres et les enfants de moins de 5 ans. Nous assurerons la santé maternelle et infantile gratuite et l’éducation gratuite. La santé publique et l’école sont des droits des citoyens. C’est dans les écoles que se construisent les capacités et mentalités qui font l’avenir de notre société et de notre souveraineté nationale.
C’est aussi par les mutuelles de santé, que l’Etat doit promouvoir et appuyer financièrement, que nous assurerons la santé publique. C’est ce que nous ferons grâce au redressement des finances publiques et à la transparence des affaires publiques.
Le changement pour tous, c’est aussi la protection sociale. Nous réformerons la sécurité sociale pour assurer notamment des pensions de retraite décente aux honorables travailleurs. Ce sont nos réformes des finances publiques et de contrôle des richesses nationales qui permettront de financer les allocations et prestations sociales pour tous.
1.3. Énergie, Eau, Salubrité et Logement Social
L’accès de tous à l’eau potable et à l’énergie font partie du contrat social. On paie ses impôts parce que l’Etat assure la fourniture des services publics.
Nous procéderons en partenariat public-privé, par concession et délégation de service public pour les déchets et leur valorisation, notamment transformation en électricité des déchets (incinération, pyrogazéification et biomasse).
Enfin, un programme de construction de logements sociaux sera développé en zone urbaine, en partenariat avec des entreprises privées, avec cofinancement privés, publics, nationaux et internationaux, pour fournir un logement décent et abordable aux familles.
1.4. Allocation Etudiant : Jusqu’à 150$/mois
Nous devons investir dans l’intelligence de la jeunesse. Il faut développer la formation professionnelle et fournir aux entreprises le capital humain dont elles ont besoin. Pour y arriver, nous allons restaurer les bourses d’études par une allocation aux étudiants de 100 dollars par mois, et 150 dollars par mois dans les filières de formation essentielles au développement économique tel que les services financiers, la logistique, l’informatique, la production et distribution agroalimentaire, la transformation des ressources minières, et l’économie verte et les énergies renouvelables.
1.5. 250 dollars de salaires pour tous
En 5 ans, nous arriverons à un salaire minimum de 250 dollars pour tous les agents de l’Etat. Cela concerne la santé, l’éducation, la police et toutes les administrations. C’est une mesure de justice sociale et de redistribution des richesses. C’est aussi une mesure de lutte contre la corruption et les tracasseries policières et fiscales qui gangrènent notre économie et le quotidien des congolais. Car avec 40 ou 80 dollars de salaire, corruption, détournements et tracasseries deviennent le gagne pain des agents de l’Etat.

02. FINANCEMENT DU CHANGEMENT POUR TOUS
L’objectif et l’impératif est ici de mobiliser nos ressources nationales, pour investir dans notre développement économique et dans la redistribution des richesses.
C’est le redressement des finances publiques qui permettra de financer le changement pour tous. Nous allons rebâtir notre infrastructure de finances publiques. D’une part, par des réformes profondes et innovantes de notre fiscalité et des douanes. D’autre part par des mesures de transparence qui ont fait leur preuve dans la lutte anti-corruption.
Sur cette base, nous pourrons prendre des mesures d’accélération de la diversification de l’activité économique. Des actions fortes seront prises pour développer et accélérer le décollage de l’agriculture et l’agro-alimentaire, et les projets d’entreprises de la jeunesse. Le paiement de la dette intérieure sera également à l’ordre du jour pour renforcer la trésorerie des entreprises.
La dynamique de réformes inédites que nous allons mettre en place, conjuguée aux mesures de transparence des affaires publiques, créeront un nouveau climat d’investissement pour attirer les capitaux privés nationaux et étrangers. Nous allons ainsi libérer le potentiel de notre économie, aujourd’hui étranglée par un système anachronique et inadapté.
La création des capacités accrues de financement du changement pour tous, passeront notamment par des actions, mesures et réformes suivantes :
2.1. Fiscalité, Douanes et Infrastructures de Finances Publiques
Les finances publiques sont le nerf de la guerre contre la pauvreté et les inégalités. Pour assurer la mobilisation accrue des ressources, nous prendrons des mesures radicales et innovantes pour simplifier la fiscalité, la parafiscalité, ainsi que les droits de douane.
2.1.1. Flat Tax : Un Taux Unique d’imposition à 10%
Trop d’impôt tue l’impôt. Des impôts trop compliqué détruisent les finances publiques et les emplois. Nous avons besoin d’une fiscalité lisible, simple, facile à payer et à collecter, et surtout d’éliminer la corruption et les tracasseries. Ce n’est pas une taxe unique, mais un taux unique de taxation à 10%. Le but est d’élargir l’assiette fiscale, aujourd’hui très réduite, pour augmenter les recettes.
La flat tax nous permettra d’arriver en 3 ans, à un budget annuel de 25 à 40 milliards de dollars et de 80 à 100 milliards en 5 ans.
Grâce à cette fiscalité simple, nous allons réduire le secteur informel de 50%, chasser la fraude et la corruption et multiplier les moyens de l’Etat, réduite, pour augmenter les recettes.
L’ile Maurice, le Ghana, le Togo, la Russie ont augmenté leurs recettes fiscales de 80 à 150% grâce à la flat tax. Il y a des années, l’Angleterre, a multiplié par sept (7) ses recettes fiscales grâce à ce système.
En démontrant notre capacité à mobiliser nos ressources nationales, nous retrouverons aussi une capacité d’emprunt sur les marchés internationaux.
Nous allons convaincre la population de payer l’impôt parce que nous mettrons en place un système de redistribution des richesses à la population, par des allocations que nous avons cité plus tôt. Nous allons aussi convaincre les entreprises de payer l’impôt parce que nous allons investir dans le capital humain et les infrastructures dont elles ont besoin, faciliter leur accès aux finances, et développer le marché congolais.
Pour faciliter le recouvrement et augmenter les recettes, la collecte et le paiement électronique de l’impôt seront organisés par la mise en place de l’e-administration généralisée.
Par ailleurs, nous réintroduirons le franc fiscal avec la parité d’un franc fiscal pour un dollar américain au taux du jour, afin de garantir le terme réel des droits et taxes dus à l’Etat.
2.1.2. La réforme des Douanes : Le Commerce pour Tous
La douane doit être modernisée pour accélérer le commerce, l’économie et les créations d’entreprises et d’emplois, il s’agit de faire baisser les prix sur le marché, de permettre aux entreprises d’importer les produits et marchandises qu’elles vont transformer. Nous devons développer le commerce, les emplois, des chaines de valeurs créatrice d’emplois.
Il nous faut une douane rapide et abordable pour tous, petites et grandes entreprises. Aujourd’hui, parce que la douane est trop chère et corrompue, l’essentiel du commerce est fait en contrebande.
La douane sera donc reformée, pour être simplifiée, moins coûteuse, accessible à tous, pour réduire la contrebande et faciliter le commerce.
Onze (11) mesures de réformes et simplification seront appliquées à la douane pour que ce service public soit abordable et performant. Le résultat sera que les commerçants, grands ou petits, les industriels, les exploitations agricoles, et les industries et services agroalimentaires pourront développer leurs activités.
En allégeant et simplifiant les procédures et les taxes à la douane, nous allons augmenter le trafic commercial, et du coup multiplier les recettes fiscales de l’Etat. Pour rappel, la DGDA sera fusionnée avec les autres régies financières pour être mieux contrôlée et pilotée, et de cette façon participer au financement du changement pour tous.

2.1.3. Modernisation-de l’infrastructure des Finances Publiques :
C’est l’infrastructure des finances publiques que l’on doit construire pour la rendre efficace, transparente, prévisible et incitative à l’investissement privé.
Pour la collecte des recettes, les régies financières de l’Etat seront fusionnées en une Autorité des revenus de l’Etat, y inclut la DGI, la DGRAD, la DGDA. Cela permettra d’assurer une meilleure gestion et un meilleur contrôle des recettes publiques à travers une comptabilité unique du Trésor public. En conséquence de la mise en place de la flat tax, taux unique d’imposition, le calcul de l’impôt sera simplifié. L’essentiel du travail sera donc de vérifier la crédibilité et la véracité du revenu des entreprises, Le taux de 10% et le paiement par voie Electronique mettront fin aux arrangements, tracasseries et détournements.
Pour les dépenses publiques, nous allons réformer la Direction du Trésor pour l’élever en Direction Générale et en faire une institution financière à part entière, implantée dans toutes les provinces de la République. Ceci permettra de mieux canaliser les recettes et de beaucoup mieux contrôler et tracer les dépenses publiques. Le rôle de caissier de l’Etat sera donc retiré à la Banque Centrale qui devra se concentrer sur ses missions régaliennes de banque des banques.
L’Etat pourra ainsi compter sur sa Banque centrale, son Trésor Public et les autres institutions financières pour financer le développement du pays.
Avec rigueur et discipline, responsabilité et transparence, nous conduirons une politique budgétaire de relance, par le recours responsable au déficit budgétaire, par l’emprunt national et international, pour financer les grands projets d’investissement de l’Etat et des mesures de redistribution, qui permettront d’accélérer la croissance économique et alimenter les finances publiques.
Pour renforcer le contrôle des dépenses et paiements, nous introduirons la technologie Blockchain dans l’administration dés finances publiques, qui permet la traçabilité totale de tous les fonds publics.
Les infrastructures de base pour la relance de l’économie sont totalement sous-développées. Pour financer ces infrastructures et autres investissements d’intérêt général, nous allons mettre en place un Fonds de Développement Durable.
Ce fonds sera financé notamment par une partie des revenus de l’exploitation des ressources naturelles minières, ainsi que par la mobilisation des financements internationaux contre le changement climatique. En effet la RDC, avec 45 millions d’hectares de forêt, est le deuxième poumon de la planète après l’Amazonie. Le pays doit valoriser ce patrimoine forestier à travers l’émergence d’une économie verte.
L’introduction des plateformes obligatoires de transactions de minerais contribuera aussi à la capitalisation du Fonds.
Ce Fonds de Développement Durable sera cogérée par l’Etat et des partenaires institutionnels internationaux privés et publics et la régularité de ses opérations sera soumis au contrôle parlementaire et à la surveillance étroite de la Haute Autorité de Transparence des Affaires Publiques.
En plaçant ces revenus sur les marchés internationaux, en investissant dans notre économie et nos entreprises, et en faisant appel aux investisseurs internationaux, nous visons une capitalisation de 50 milliards en 5 ans.

2.2. La Diversification de l’Économie et la Création d’Emplois
Le développement économique et social recherché passe nécessairement par la diversification de l’économie, aujourd’hui très vulnérable et dépendante du secteur minier. Nous devons créer des richesses qui à leur tour vont créer des emplois et des recettes publiques à redistribuer.
C’est la logique DMR, qui veut que la diversification de l’économie permette la mobilisation des ressources nationales, qui permet, à son tour, la redistribution des richesses à la population.
L’objectif du changement pour tous est la création de 10 à 15 millions d’emplois en 5 ans, selon la vitesse et l’impact des réformes.
Cette diversification, par l’appui à l’initiative privée, visera d’abord l’agriculture, l’agro-industrie et les services connexes à l’agroalimentaire, puis les projets d’entreprise de la jeunesse, ainsi que sur l’exploitation et la transformation de nos ressources minières.

2.2.1. L’agriculture et l’agroalimentaire
C’est le secteur qui créera le plus d’emplois, avec la production, la transformation et tous les services dont ce secteur a besoin, notamment la logistique, l’énergie et la distribution.
Il y a là un enjeu social important, car plus de 60% de notre population vit en zones rurales. Il y a aussi un enjeu de souveraineté nationale qui tient à l’autosuffisance et à la sécurité alimentaire.
Les actions suivantes seront menées :
- Une Caisse de Crédit Agricole sera créée pour prêter, à très bas taux, aux exploitations familiales et coopératives agricoles. Cela leur permettra de s’équiper en énergie et en moyens mécanique. Dans un premier temps, 250 millions de dollars de fonds publics seront affectés à cette caisse de crédit agricole.
- Les rénovations et créations d’infrastructures de transports seront faites avec des financements publics-privés. C’est essentiel pour la production et la distribution des produits agricoles à travers le pays. Ces investissements porteront sur la construction et la rénovation des routes nationales, des voies de dessertes locales les fleuves et rivières, les ports et les aéroports. Ces infrastructures seront mis en concession, pour le financement des investissements et l’exploitation par des entreprises privées. Ces partenariats publics-privés permettront d’économiser les fonds publics qui seront concentrés sur les infrastructures essentielles que les entreprises ne peuvent pas prendre en concession,
- L’armée et les financements d’aide internationale seront mis à profit pour la rénovation des voies de dessertes locales, pour créer des emplois et permettre aux récoltes agricoles et marchandises de circuler dans les provinces et dans le pays.
- Vingt six (26) incubateurs, c’est-à-dire des pépinières ou centres de création et appui aux petites entreprises agricoles et agroalimentaires seront crées. Ces incubateurs seront crées et gérées par le secteur privé, les associations et coopératives locales, les universités. Les projets d’entreprises de notre jeunesse, et des moins jeunes, seront appuyés, accompagnés ainsi que financés par le Fonds Communautaire jeunesse Entreprise, et par des fonds publics et privés nationaux et internationaux. C’est de cette façon que la jeunesse et les entrepreneurs pourront développer des entreprises de services essentiels à la production agricole et à l’industrie agroalimentaire.

2.2.2. Un fonds Communautaire Jeunesse Entreprise
Notre priorité en matière économique est la jeunesse. Un fonds communautaire entreprise jeunesse sera donc crée et dotée de 250 millions de dollars. Des prêts d’honneur seront attribués aux projets d’entreprises portés par les jeunes, d’un montant de 5000 à 50.000 dollars. Un délai de grâce de 6 mois sera accordé avant remboursement des échéances. Les investisseurs publics et privés nationaux et internationaux seront appelés à contribuer pour atteindre une capacité financière de 1 milliard de dollars.
Ces prêts seront attribués aux projets sélectionnés avec le secteur privé, les entreprises et réseaux de dirigeants de petites et moyennes entreprises locales.
Aucune restriction de domaine d’activité n’est prévue. Le petit commerce, les services aux personnes, les transports de personnes et de marchandises, l’énergie, la construction, l’agriculture et l’agroalimentaire, la construction, le tourisme, la culture et le spectacle, le marketing et la distribution, les services financiers, l’éducation, la santé, les services par internet seront éligibles.

2.2.3. Les Ressources Minières
Pour éradiquer la fraude et la contrebande, une plateforme électronique de déclaration des transactions sera mise en place, pour contrôler la production et l’exportation de minerais et prélever les recettes légitimes de l’Etat en vue de financer la santé publique, l’éducation, la sécurité, le logement social, et la justice.
La création d’activité de transformation des matières premières sera encouragée et appuyée par un meilleur accès au crédit, notamment pour les mines et raffineries d’or, de cuivre et de transformation du coltan et du cobalt, pour augmenter la part de valeur ajoutée congolaise, et créer des emplois pour la jeunesse. Nous visons dans les 5 ans la fabrication de téléphones portables et batteries de voitures électriques au Congo, pour les marchés africains et mondiaux, avec les investisseurs internationaux.
Bien entendu, les entreprises du secteur minier, artisanal ou sous-traitant, devront jouer le jeu républicain du changement pour tous :
Les ressources minières seront exploitées sous la surveillance étroite des autorités indépendantes de transparence des affaires publiques. Il s’agit d’assurer la protection de nos richesses nationales qui doivent contribuer à la création d’emplois à valeur ajouté pour la jeunesse et au financement du changement pour tous.
Un fonds d’intervention publique sera mis en place de 100 millions USD. Cela permettra, aux entreprises minières et de services au secteur minier, d’emprunter à bas taux pour financer les équipements, et matériel utiles au développement de leur activité.
Toute destruction de l’environnement, de nos forêts, la pollution des rivières, les dommages à la santé publique causés aux communautés locales seront poursuivis et sanctionnés sévèrement.

03. FONDATIONS DU CHANGEMENT POUR TOUS
Le changement pour tous est un nouveau contrat social. Le principe de ce contrat est simple : " je paie des impôts parce que l’Etat protège ma sécurité et me fournit des services publics ".
Ou autrement dit, " je participe à la société et au développement de la collectivité, parce que j’en tire un bénéfice quotidien ".
La première fondation du Changement pour tous est (A) la Sécurité et Souveraineté. Sans cela il n’y a pas de confiance ni de légitimité des autorités publiques.
La deuxième c’est l’état de droit et des Institutions inclusives et transparentes (B), dans lesquelles personne n’est au-dessus de la loi, et personne ne peut détourner des fonds publics et des richesses nationales sans être rapidement sanctionné.

3.1. Sécurité et Souveraineté
La sécurité est le premier des droits humains, et le 1er devoir de l’Etat. Elle se résume en la sécurité du territoire, des personnes et des biens.
Le rôle de l’armée et des forces de sécurité est de protéger la population et nos richesses nationales. Si ce rôle n’est pas assuré, c’est la souveraineté nationale qui est en danger de mort.
Il faut donc réformer l’armée, la police, et les services de sécurité, et leur donner les moyens d’assurer la protection du territoire, de la population et des richesses nationales, notamment nos ressources naturelles et notre environnement.
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3.2. Des Institutions Inclusives
L’objectif est de renforcer la transparence et les contre-pouvoirs. Il s’agit d’une part de rétablir la confiance des congolais dans les institutions et l’État de Droit et leur permettre de participer activement aux affaires publiques et à l’économie du pays. Il s’agit d’autre part, de restaurer la crédibilité internationale de l’Etat pour renouer les partenariats nécessaires avec les institutions financières internationales et redonner confiance aux investisseurs congolais et internationaux.
3.2.1. Une Haute Autorité Indépendante de la Transparence des Affaires Publiques, sera mise en place, avec un parquet financier de magistrat indépendant du pouvoir exécutif, chargés de poursuivre les affaires de corruption et détournements de fonds publics, et de récupérer par la coopération policière judiciaire internationale l’argent public détourné et cachés à l’étranger. La Convention des Nations Unies contre la corruption sera mise en œuvre, avec la formation des juges et l’assistance technique nécessaire.
3.2.2. D’autre part, nous devons accélérer la mise en application de la Loi portant organisation, compétence et fonctionnement des juridictions de l’ordre administratif afin que tout citoyen puisse demander l’annulation d’une décision illégale des autorités publiques devant les tribunaux administratifs et cour d’appels administratives qui seront effectivement mis en place dans toutes les provinces.
3.2.3. Les citoyens seront appelés à participer aux choix de dépenses publiques, par la mise en place de budgets participatifs au niveau local, municipal et provincial. Financer un bâtiment administratif de dizaines de millions de dollars alors que la population est frappée par la faim, le chômage, les violences ou le choléra ne correspond pas aux priorités de la population. Financer des caméras de surveillance alors qu’il n’y a ni transport public ni école gratuite ne correspond pas non plus aux besoins de la population.
En démocratie, et pour construire la confiance envers les autorités, la population doit donc être consultée et participer aux choix de dépenses publiques, au moins au niveau local. Ce sera fait avec l’introduction des budgets participatifs.
3.2.4. Le contrôle parlementaire sur la CENI sera renforcée, et permanent sur sa gestion financière et étendue à la régularité et performance de ses opérations. Trop d’indépendance et l’absence de contrôle ont établi la défiance envers elle, indépendance pourtant voulu par la Constitution comme une garantie de la démocratie et de la crédibilité des élections.
Voilà pour l’essentiel le programme de réforme qui amènera le changement pour tous au Congo.
En 5 ans, en mettant en place cet ensemble de réformes, nous auront gagné plusieurs batailles décisives contre la pauvreté, la corruption et les inégalités. La démocratisation, la croissance inclusive, la transparence des affaires publiques seront installés durablement.
Le quotidien de chacune et chacun, le regard de la jeunesse et celui des parents sur leurs enfants aura changé durablement.
Ce n’est pas une promesse, mais un engagement fondé sur réformes précises et urgentes.
Le changement pour tous, c’est l’expression de la solidarité nationale par la redistribution à tous, et surtout aux plus pauvres.
C’est possible et réalisable avec une démocratisation durable et un développement économique solide, accéléré par des mécanismes institutionnels anti-corruption pour la transparence et l’égalité des chances pour tous.
C’est le défi du Changement pour tous que nous alIons réussir ensemble.
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